France, Hard rock (Autoproduction, 2023)
Formé en 2018 à la suite de la rencontre entre la chanteuse Roxane Sigre et le guitariste Rémi Bottriaux, Red Cloud ne stabilise son line-up qu’en 2021 avec l’arrivée, dans le désordre, du bassiste Maxime Mestre, du batteur Mano Cornet Maltet et de l’organiste Laura Luiz. Ce qui est une évidence dès The battlefield, le premier morceau – même avant, il suffit de se pencher sur le livret pour avoir quelques indicateurs – le groupe puise son influence au cœur du rock quelque peu psyché des années 70. Bien sûr, l’orgue évoque immanquablement Jon Lord et Deep Purple (qui a dit « redondance »?), les guitares cherchent du côté bluesy de Led zep ou plus heavy chez le Sab’, mais il y a bien plus. On ne s’encombrait guère d’étiquettes restrictives en ces temps immémoriaux où tout était prétexte à explorer de nouvelles sonorités. Il y a ici des clins d’œil à Janis Joplin ou, plus encore, Patti Smith dans le phrasé vocal, la gentille folie allumée du Greatful Dead, la marque pure rock d’AC/DC. Et on a de quoi rire en lisant le dossier de presse qui évoque des « influences plus modernes (DeWolff, Monster Truck ou Rival Sons) ». Si eux ne sont pas typés 70’s… Rien de surprenant, donc, et Red Cloud perpétue ce revival 70’s avec plus que brio. Le chant anglais est parfaitement maitrisé, la production est au top permettant à chacun des membres du groupe de s’exprimer librement. Les fulgurances guitaristiques sont mise en concurrence par des claviers hypnotiques et une voix chaleureuse. Avec ce premier album éponyme, Red Cloud a tout pour frapper un grand coup et séduire bien plus que les fans de 70’s. Quand la musique est bonne… C’est une de mes premières grosses claques de ce début d’année.





Rock, France (M&O, 2023)
France, Rock (Autoproduction, 2023)
Sticker made in USA: « Parental advisory »: Si vous avez assisté à la dernière prestation hellfestive des dingos de Steel Panther, vous l’avez vue les accompagner. Et vous avez compris que Lucie Sue n’a pas sa langue dans sa bouche… mais plutôt dans celle des autres, voire ailleurs. Qu’est ce qu’elle en avait à dire comme cochonneries! Mais elle nous a bien fait marrer. Alors l’écoute de son album To sing in French débute avec cette question: aussi chaude que l’été dernier? Avec un premier morceau intitulé Lick your teeth, c’est clair. Sa langue, elle la veut ailleurs. Et Lucie Sue l’enrobe d’un groove entrainant, funky et rock, tout au long des 9 titres de ce premier album. Très bien produit, chanté dans un anglais plus que maitrisé, ce disque mélange de nombreuses influences, alliant l’esprit pop de Ghost à des BO de westerns modernes, du blues et du funk, agrémentant l’ensemble de rythmes dansants et sexy. Une variété qui va jusqu’à ce plus que séduisant Freedom, reprise moderne de George Michael ou un esprit hispano orientalo poppy sur Shine on Avalon. Ok, ce n’est pas metal, mais c’est bigrement bien fait et l’ensemble se révèle très efficace. Au point de se demander comment diable Lucie Sue a-t-elle pu se retrouver sur cette mainstage 2 en juin dernier à tenir des propos interdits aux moins de 18 ans! To sing in French (chanté en anglais, évidemment, on n’en est pas à un oxymore près) est une belle et langoureuse réussite qui donne envie d’en écouter plus encore et voir en live.
France, Rock (M&O, 2023)
France, Rock/Stoner (2023, Autoproduction)
France, euh… ben, « Brutal pop », c’est écrit dessus… (autoproduction, 2022)
France, Rock (Autoproduction, 2022)
Finlande, rock (Playground, 2022)