GARY HOEY – Dust & bones

GARY HOEY 2016Blues rock, USA (Provogue, 2016)

Bientôt 60 ans et le guitariste de Boston nous offre son 20ème album. Taillé dans le hard rock bluesy aux forts relents sudistes, ce Dust & bones s’écoute sans lassitude aucune. Si par instants on croirait entendre le charmeur Bryan Adams, c’est surtout ZZ Top qu’on imagine habiter l’esprit de Gary Hoey. A plus d’une reprise les Texans semblent venir hanter ce CD qui transpire cependant d’une honnêteté et d’une personnalité uniques. Les Boxcar blues, Who’s your daddy, back up agaist the wall, ou Blindfaith contiennent tout ce qu’un bon album de blues rock doit offrir: des riffs entraînants, une voix chaleureuse, une soif de vivre… L’homme n’oublie pas d’où il vient et rend un bel hommage à Johnny Winter (Steamroller) et s’offre, avec la ballade Coming home, un duo avec Lita Ford, dont il avait produit Living like a runaway. Bref, si les dernières années l’ont vu discret – ou, plutôt, ont forcé une certaine discrétion – Gary Hoey, avec Dust & bones, revient avec un superbe album qui prend aux tripes et donne irrésistiblement envie de bouger. Une réussite que tout amoureux de belles mélodies et de blues, rock, hard, sudiste… se doit d’honorer comme il se doit.

Note: 9/10

Titre que je retiens: Born to love you

BUDDERSIDE

budderside 2016USA, Rock (UDR, 2016)

Après s’être fait le domaine/refuge des légendes en accueillant en son sein des formations telles que Motörhead, Saxon, Girlschool, Annihilator… UDR se fait découvreur de talents. Après le superbe Buffalo Summer, voici que nous est livrée une palette de nouveautés issues de presque nulle part tel ce Budderside, véritable surprise revigorante. Que ces gars se prennent au sérieux ou pas importe peu. Il y a de la vie dans leur hard folklorique et déjanté. Attention: « folklorique » n’est pas forcément dans l’esprit d’un Korpiklaani ou Orphaned Land, non, ici, il s’agit plus de faire ressortir plein de sonorités différentes et tenter un mariage « au mieux » entre des univers parfois (souvent?) a priori incompatibles. On retrouve ainsi un chant et des tonalités moyen orientales (Genocide), du Ska (Ska bra et le très Blues Brothers version speedée Pain, l’indéfinissable X-girlfriend), de l’electro (Open relationship)… Ça groove, ça bouge, c’est joyeux et optimiste, parfois nostalgique comme ce Clear blue sky, et bienvenu. mais d’où ça vient? De Los Angeles, Budderside étant né de la volonté de Patrick Stone qui a traîné ses guêtres du côté des Velvet Revolver, Adler’s Appetite ou autre Quiet Riot. Autant de bonnes écoles, qui permettent au gaillard aujourd’hui de donner vie à son projet en y injectant toute sa folie visionnaire. Pas franchement hard, encore moins metal, Budderside propose un premier album varié, rock et simplement ouvert.

Note: 8/10

Titre que je retiens: X-girlfriend

THE APOCALYPSE BLUES REVIEW

THE ABR 2016Hard blues, USA (Provogue, 2016)

Passer d’une furiosité comme Godsmack à un groupe 100% blues – ce qu’est The Apocalyse Blues Review – c’est le pari que relève Shanon Larkin, batteur de son état en co-fondant ce groupe avec d’autres pointures que sont  son coéquipier le guitariste Tony Rombola, le chanteur Ray Cerborne, et le bassiste Brian Carpenter. Les références à ce qui fait le blues sont nombreuses, qu’il s’agisse de clins d’œil à Robert Johnson et le diable (Evil is as evil does, Devil plays a Strat, Crossed over…), au blues même ou simplement aux plaisirs de la vie. Les chansons défilent de la plus agréable des manières, se laissant écouter avec facilité et bonheur. En ne cherchant jamais la démonstration, The Apocalypse Blues Review va à l’essentiel, entraînant l’auditeur dans un sillage lumineux. Un bel effort, une belle réussite, même, que nous propose Provogue, qui ressemble de plus en plus à l’antenne blues du label Mascot. Tant mieux, car au delà de se faire présent partout, ce sont des sorties de qualités qui nous sont proposées.

Note: 9/10

Titre que je retiens: The devil in me

Photo de la semaine: Billy GIBBONS (ZZ TOP)

ZZ TOP PARIS 2013

ZZ Top investit une nouvelle fois le Zénith de Paris en ce 18 juin 2013. Un Zénith pas totalement complet pour cause de Hellfest qui débute 3 jours plus tard. Cependant, les Texans sortent le grand jeu: leur set est calibré comme une séance de cinéma, avec générique vidéo, lights et tout et tout…  Billy Gibbons et Dusty Hill semblent simplement glisser sur scène, et font le job, sans plus. Si musicalement il n’y a rien à dire, scéniquement, c’est parfois un peu long. Le groupe n’a que peu, voire pas du tout, changé son spectacle depuis (on a eu droit à l’identique au Hellfest 2015). Mais pro jusqu’au bout des doigts, le guitariste sait parfaitement prendre la pause, faire un « petit coucou » pour le photographe, et tout se joue sur les détails. Observez cette sangle…

Plein de lumières facilitent la prise de vue, avec une vitesse à 1/500 et une ouverture à F/9, la seule chose qui  me gêne dans ce cliché est l’ombre du chapeau… Mais on n’aurait pas vus les yeux du sieur Gibbons, lunettes de soleil rivées sur le nez…

SIXX:A.M – Prayers for the damned Vol. 1

SIXX AM 2016Lancé comme un outil pour promouvoir, illustrer et mettre en musique The heroin diaries, l’autobiographie de Nikki Sixx, bassiste de feu Mötley Crüe, Sixx:A.M. est aujourd’hui un groupe à part entière. A peine le Final Tour des enfants terribles de L.A. terminé, DJ Ashba également libéré de ses obligations, que le groupe se remet au travail et nous offre aujourd’hui ce premier volet d’un Prayers for the damned qui promet de lancer le groupe sur de bons rails. Et pas de coke, svp, ceux de la voie du succès. James Michael est vocalement au top, et le son qu’il concocte à l’ensemble qu’il produit est plus que séduisant. Totalement moderne, gras et généreux, chaque titre enrobe l’auditeur d’une couverture rassurante et chaleureuse. Rise, qui ouvre cet album, est promis au titre de hit et de futur incontournable scénique. Sixx:A.M. maîtrise parfaitement l’art de la composition, chaque titre étant calibré pour un séduire un public hétéroclite. A la fois rock et pop, le groupe explore des univers variés, évoquant parfois l’esprit de Five Finger Death Punch, mais parvient à développer son propre univers sonore. La power ballad Better Man, le plus jumpy Can’t stop, l’ambitieux et queenesque When we were gods, les titres se suivent sans se ressembler. C’est cette variété qui fait la force de Prayers, qui en fait un album riche et complet. Alors, non, il ne plaira pas aux amateurs de brutalité, mais il trouvera sa place auprès des amateurs de hard rock varié, carré, typé US metal actuel. En plus, ceux qui ont vu la prestation des gars au Hellfest pourront confirmer qu’il s’agit aussi, surtout, d’un grand groupe de scène. Oui, la voie du succès s’ouvre à vous. On attend le Vol.2 avec impatience.

Note: 8,5/10

Titre que je retiens: Prayers for the damned

WALTER TROUT: Alive in Amsterdam

walter trout 2016Blues rock, USA (Mascot, 2016)

J’avoue mon ignorance: la première fois que j’ai entendu parler de Walter Trout, c’était il y a quelques semaines à peine, au cours d’une interview avec JD Simo  qui venait de tourner avec le bluesman. Quelques recherches plus tard, et voici qu’apparaissent quelques noms plus familiers: le guitariste a fait partie de Canned Heat, du John Mayall’s Bluesbreakers, s’est lancé en solo dès 1990 et a une discographie longue comme ça… Un petit, quoi… Lire la suite

THE JELLY JAM: Profit

the jelly jam 2016Rock, USA (Mascot, 2016)

Bon, là, je ne sais pas trop par où commencer… Par la composition du groupe au sein duquel on trouve trois anciens membres de Platypus, à savoir TyTabor de King’s X à la guitare et au chant, John Muying de Dream Theater à la basse et Rod Morgenssen de Dixie Dregs à la batterie? Par le fait que ce groupe officie depuis 2000 et présente aujourd’hui son quatrième album? Lire la suite

PHOTO DE LA SEMAINE: John BUSH (ARMORED SAINT)

Evénementiel s’il devait en être, ce concert, voulu du plus profond de ses tripes par Olivier Garnier, n’attira que quelques centaines de curieux. Pourtant, Armored Saint venait jouer pour la première fois de sa longue histoire à Paris. Ce 10 juillet 2012, rendez-vous est pris à la Maroquinerie de Paris. Certes, John Bush, et ses compères connaissent déjà la capitale, mais n’y sont jamais venus ensemble. Et donnent, ce soir, au public, ce qu’il attend: Un concert explosif et chaleureux.

SONY DSC Lire la suite

ACE FREHLEY: Origins Vol.1

AceFrehleyOrigins1 2016

Rock/Hard rock, USA (Entertainement One, 2016)

Ace Frehley reste scotché dans le passé? Ce Origins Vol.1 (ainsi que la photo intérieure du livret) pourrait en tout cas le laisser croire… L’éternel Space man de Kiss n’a jamais réussi à vraiment revenir sur le devant de la scène ni à se faire complètement oublier. Résultat: à chaque fois qu’il propose une nouvelle galette, on espère le voir retrouver un vrai public. Qui n’est pas loin, sa prestation l’an dernier au Hellfest le prouve bien. Lire la suite