HELLOWEEN et Existance live à Paris: l’Olympia, le 30 août 2022

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Voici plus de deux ans que je n’ai pas mis les pieds dans une salle de concerts parisienne. Retrouver la capitale bruyante, salle, odorante et toujours en travaux n’a pour objectif que de retrouver les frenchies d’Existance – que j’ai bien involontairement ratés au Hellfest – et Helloween – que j’ai bien heureusement vu à ce même Hellfest. En arrivant boulevard des Capucines, une longue file patiente et piétine, ce qui est plutôt bon signe. Après les salles à moitié vides, il semble que le public ait envie de revenir en masse, et c’est tant mieux. C’est donc un Olympia quasi complet qui accueille nos citrouilles préférées.

EXISTANCE

Existance ouvre ce soir en lieu et place des Suédois d’Hammerfall qui, sans explications, sont programmés sur l’ensemble de la tournée à l’exception de Paris et Lyon. Tant mieux pour le groupe de Julian Izard qui attaque la scène dès 20h et prend directement le public à la gorge. Les amateurs le savent, Existance propose un heavy metal racé et puissant, totalement influencé par les 80’s, sans rien écarter: du look cuir et clous, bandanas sur le crane… au mélodies accrocheuses et rentre dedans en passant par le chant haut perché et puissant tout y est sans une once de nostalgie. Scéniquement, en une tout petite demi heure, les quatre font tout pour séduire le public qu’ils se mettent rapidement dans la poche. Là où d’autres en auraient simplement profiter pour jouer et poser (ce que les gars d’Existance savent faire et ils ne s’en privent pas!) Julian se permet  de faire participer la salle – très bien remplie au passage – en faisant chanter ce public quelques minutes augmentant le capital sympathie de la bande. Loin d’être un « jeune » groupe, Existance reste aujourd’hui encore trop méconnu du grand public. Mais avec le concert de ce soir, on peut espérer les voir grossir rapidement. Une valeur sûre à soutenir d’urgence!

EXISTANCE

Que le hall est bruyant plein de monde! Ca aussi, je l’avais oublié! Mais c’est aussi là qu’on recroise les copains, que l’on s’abreuve en attendant que le plateau soit changé. Une demie heure suffit pendant laquelle la sono diffuse des classiques du metal.

Si le retour au bercail de Mickael Kiske et Kai Hansen avait été une nouvelle explosive, on ne peut que se satisfaire que cette réunion n’ait pas été qu’un effet d’annonce et un feu de paille. Car, depuis, une tournée mondiale à succès a été effectuée et a aussi – surtout –  permis à Helloween d’enregistrer un album unanimement acclamé. Et la formation à 7 continue quelques années plus tard de tourner avec une complicité plus grande que jamais. Semble-t-il.

Ce soir, le concert nous démontre une nouvelle fois la solidité du Helloween version « Pumpkins united ». C’est un concert impeccable de bout en bout que nous offrent les 7 – exception faite sans doute des lights bien trop bleues pour les photographes (après le trop orangé du Hellfest, ils ne nous facilitent pas la tâche!) On connait désormais la formule: un démarrage à 7 puis une alternance de chanteurs solo et duo/trio. Sans surprise, ne change ce soir (exception faite pour les photographes, nombreux, qui sont séparés en 2 vagues non pas de 3 chansons mais de 12′ chacune!), le concert est divisé en trois parties distinctes: fun, speed et plus légère.

HELLOWEEN

 

Le rideau tombe dévoilant un kit de batterie monté sur une… citrouille. Ben oui! le temps de l’intro et le groupe déboule sur scène pour démarrer avec le long Skyfall (12′, justement) qui permet à chacun des musiciens de s’exprimer. Tout le monde est en place et le public est très chaud! Le dernier album en date est ce soir à l’honneur avec 4 extraits (plus Orbit sur bande en intro du concert). On peut regretter l’absence de Out for glory, mais avec un show de plus de deux heures, évitons de nous plaindre.

HELLOWEEN

 

Puis, Kiske et Andi Deris offrent une alternance sur les titres suivants, classiques du groupe (Eagles fly free, Future world, Power) ou nouveauté (Mass pollution que le public connait déjà sur le bout des doigts) avant de se retrouver sur Save us qui clôt cette première partie ultra festive, chaleureuse et qui nous montre un Helloween en pleine forme, heureux d’être enfin de retour sur scène.

La seconde partie voit Kiske et Deris céder leur place à Kai Hansen, dont le micro est installé au centre. A lui maintenant d’occuper ce public pendant une bonne vingtaine de minutes qui commencent avec un medley de titres issus du tout premier album d’Helloween, Walls of Jericho, alors qu’il était chanteur principal et guitariste. Honneur est donc fait à ces morceaux plus brutaux, speeds et énervés que sont Metal Invaders, Victim of fate, Gorgar et Ride the sky avant de terminer sa partie avec l’incontournable vérité Heavy metal is the law. Ouf, ça déménage, c’est plus sombre, mais que ça fait du bien aussi!

HELLOWEEN

La troisième partie démarre avec la ballade Forever and one, temps calme bienvenu après la tornade Hansen. Mais rapidement, les affaires chantantes reprennent avec un Angels qui monte en puissance suivi d’un solo de Sascha Gerstner qui, seul en scène, continue de jouer avec le public.

Dernier extrait du dernier album, Best time précède un Dr. Stein annonciateur de la presque fin du concert. Pas de ballons ni d’invités du public cette fois-ci, on se concentre sur l’amusement avant de conclure, ou presque, avec How many tears, introduit avec humour par Hansen qui précise qu’il s’agit là du « dernier titre de la soirée. Enfin, le « dernier »… On verra pour le rappel ». Un morceau explosif à souhaits en guise de final feu d’artifices qui permet une nouvelle fois aux trois chanteurs de partager leurs voix avant de quitter la scène.

HELLOWEEN

Naturellement 1/ il s’agit d’un concert de rock et on sait comment ça fonctionne et 2/on ne va pas finir une telle soirée comme ça! Il faut peu de temps pour que les 7 réinvestissent cette scène avec Perfect gentleman et une version longue, voire allongée de l’incontournable Keeper of the seven keys dont le final voit chacun des musicien en présenter un autre avant de voir ce dernier quitter la scène. Un par un, dans une chorégraphie parfaitement huilée laissant seul en scène un Sascha Gerstner terminant sa partie légère et aérienne.

HELLOWEEN

Le public n’est pas sur le départ et Helloween revient une nouvelle et dernière fois pour le classique message I want out. Pourtant, plutôt que de simplement terminer cette soirée dantesque avec joie et bonne humeur, ce dernier morceau est un nouveau prétexte pour faire participer le public dont une moitié est invitée à chanter des « Oh, oh, oh » tandis que l’autre moitié scande « I want out » quelques minutes durant. Un dernier titre aussi festif que l’ensemble de ce concert dans un Olympia aux anges. Helloween nous a ce soir proposé un des meilleurs concerts de l’année, sans aucun doute possible. Avec un public de retour en salle, et ça, ça fait du bien. Un voeux pieu, cependant pour terminer: pouvons nous espérer qu’une prochaine tournée voit Helloween piocher aussi dans ses albums de la décennie dernière (7 sinners, Straight out of hell et My god-given right)? A suivre, mais nous serons là!

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Merci à Olivier Garnier, Roger Wessier et l »équipe de GDP.

DROSTE: Chasing the sun

Thrash death, France (EP Autoproduction, 2022)

Ils sont quatre. Ils se réunissent à Bordeaux en 2019 autour du projet de groupe Droste, formation de thrash/death dynamique et explosif. Ce premier Ep, Chasingthe sun, paru en mars dernier comporte cinq titres dont un instrumental. Je passerai sur les voix – ceux qui me connaissent savent que, aussi admirable soient-ils techniquement, je ne suis pas amateur de vocaux gutturaux qui me semblent souvent cacher la pauvreté de l’anglais de nos compatriotes… – mais musicalement, on ne peut que féliciter ce jeune groupe pour ses compositions réussies. Il y a incontestablement du groove et l’envie de faire s’agiter les cervicales tout au long de ces New blood, The passage Show of defiance et Unfinished sanctuary qui alternent entre death pur jus et passages plus hardcore, évoquant entre autres les désormais incontournables Gojira. Le morceau titre, instrumental, présente les diverses palettes développées par Droste qui sait varier, au sein d’un même morceau, rythmes et ambiances. C’est clairement bien foutu et le groupe mérite qu’on se penche sur son cas. Vous pouvez passer commande sur le bandcamp du groupe.

WINTER: Looking back

Allemagne, Hard rock (Wintergothic, 2022)

Voici un étonnant projet… Winter est un groupe allemand qui, en 2021, à l’occasion de l’enregistrement de son album Pale Horse, a décidé de satisfaire la demande de fans ne parvenant pas à trouver les anciennes productions du groupe – Kaleidoscope of dreams (1995), Heartbreak road (2009), The flyer (2016) et We wear black (2019). Ainsi, Winter se décida à non pas remixer mais réenregistrer certains de ses titres emblématiques passés. Ne vous fiez pas à cette pochette qui ressemble à une affreuse imitation sans intérêt et ratée d’un album de Richard Marx et plongez vous dans la musique du combo. Looking back existe en deux versions: le vinyle paru au printemps dernier et son pendant CD enrichi de 4 titres. Les fans se rueront sur ce dernier limité à 300 exemplaires numérotés à la main. Musicalement, Winter s’éloigne du rock gothique qu’il affectionne pour proposer un album très orienté AOR/soft rock avec tout ce que cela comporte de mélodies accrocheuses, d’influences US (We believe in rock, On the run) et country (Heartbreak road), de ballade (Take it slow). C’est dans l’ensemble réussi même si on apprécierait parfois un chant plus agressif et accrocheur. Reste que les amateurs de belles mélodies apprécieront ce disque posé, chantant et bienveillant. Mais où se le procurer? Pas une indication de site web ou réseau social ne figure sur ce CD, et avec un nom comme Winter, on imagine la difficulté de la tâche – sauf la version vinyle encore dispo sur le site du grand fleuve.

BORN AGAIN : Live hard die free

France, Heavy Metal ( Autoproduction, 2022)

J’avais craqué pour le premier album des Français de Born Again en 2017 et il semble que j’ai raté un épisode… Mais tant pis, car les voici qui reviennent avec un ep 5 titres, Live hard, die free. Toujours animé par l’esprit NWOBHM ou metal 80’s traditionnel, cet Ep est une nouvelle réussite. Le quatuor sait écrire des morceaux speeds et redoutablement efficaces tout en proposant des refrains fédérateurs qui te rentrent dans la tête. Metal wings, à ce titre, se distingue et sera sans conteste l’un des refrains à chanter en chœur live. Le chant hargneux et rauque de Thierry est porté par les guitares de Steff, Aurélien (basse) et Pich (batterie) apportant une structure solide à l’ensemble. Et puis, aussi, l’amateur de comics vintage ne pourra qu’admirer cette illustration très « marvelesque », signée d’un certain Stan,W. Decker. un dessinateur à suivre tout autant que ce groupe au metal direct. Espérons que Born Again trouve enfin son public et puisse grandir. Pour vous en convaincre, jetez-vous sur cet Ep sans modération!

RAMMSTEIN: Zeit

Allemagne, Metal indus (Universal, 2022)

Ils nous surprendront toujours, les Allemands de Rammstein… Après avoir pris le temps d’une décennie entre leurs deux précédents albums pour accoucher d’un disque (que certains appellent aujourd’hui « L’allumette ») haut en couleurs et hyper efficace, les voici qui reviennent à peine deux ans plus tard avec ce Zeit. Entre temps, Till Lindemann et Richard Z. Krupse ont, chacun de leur côté, publié des disques – F & M en 2019 pour le premier sous son nom, The persistence of memory pour le second avec son groupe Emigrate en 2021. Hyperactifs les gars de Rammstein? Peut-être un peu trop pourrait-on croire. A l’écoute de Zeit, on peut en effet s’interroger car les Allemands donnent ici l’impression soit d’avoir composé03 à la va-vite soit d’utiliser des chutes des sessions de l’album précédent. On retrouve le son martial de Rammstein mais, clairement, au delà des deux premier titres (Armee der Tristen  et le calme  et léger Zeit et ses guitares quelque peu « western ») le réchauffé commence à bruler rapidement. Till s’amuse même avec un vocoder sur Lügen pour un résultat moyen, l’ensemble donnant l’impression d’un groupe qui tourne en rond. Attention: Zeit n’est pas un mauvais album, c’est du Rammstein pur jus, seulement un cran (gros) en deçà de ce que l’on pouvait espérer. Heureusement que Rammstein c’est aussi du visuel car là, rien à dire. Zeit ou l’usure du temps qui passe?

MICHAEL MONROE: I live too fast to die young

Finlande, Hard rock (Silver lining, 2022)

Que ça fait plaisir de le voir revenir autant en forme, Michael Monroe. Il y a un peu plus de deux ans, il nous offrait un One man gang impeccable de bout en bout, un concert explosif à la Maroquinerie de Paris et il revient cette année avec une claque live au Hellfest et ce nouveau disque de pur rock, I live to fast to die young. Avec la vie que le gaillard a menée, on peu se demander ce qui le maintient encore parmi nous, mais ne nous en plaignons pas. Ce nouveau disque est taillé dans ce hard rock 80’s qu’il aime temps, à la fois simpel, direct, vrai, entrainant et chantant. Efficace et passe partout, l’ensemble de ce disque s’écoute avec un plaisir non feint. Chacun a mis la main à la pâte, participant tant à la composition qu’à l’écriture des textes. Même si c’est le nom du chanteur qui apparait, on a ici à faire à un vrai groupe. Le morceau titre voit même un certain Slash taper le solo, ce qui semble naturel quand on connait les liens – parfois plus que compliqués – qui unissent ces musiciens. I live too fast to die young est, comme son prédécesseur, un album qu’on écoutera partout et de toujours avec plaisir. Monroe est de retour! Rock it dude!

SABATON: The war to end all wars

Suède, heavy metal (Nuclear Blast, 2022)

Séance de rattrapage… Après sa très belle prestation au Hellfest, sans doute est-il temps de se replonger dans le dernier album de Sabaton, The war to end all wars, paru en mars dernier. Privés de concerts pendant deux ans, les Suédois ont mis à profit ce temps subi pour donner une suite à The great war en explorant plus encore les noirceurs de cette guerre censée être la dernière… On remarquera la pochette et son soldat – sans doute le même qui figurait déjà, vivant, sur celle de The great war, mort, un journal annaonçant la fin de la guerre… En dix chansons, le groupe résume les moments phare de la grande guerre: démarrant avec Sarajevo qui conte l’assassinat de l’archiduc d’Autriche, moment déclencheur des hostilités jusqu’à la signature du traité de paix à Versailles, ce sont ces 5 années sombres qui sont revisitées. Sabaton utilise les recettes habituelles, celles qui font qu’on reconnait immanquablement son son, son style. Seulement, si c’est toujours efficace et très bien produit, il n’y a guère de prise de risque. La mise en son, le rythme, les refrains, tout est impeccable mais on arrive à ce stade où le groupe, pour avancer, va devoir se réinventer afin de ne pas lasser l’auditeur. Se réinventer tant musicalement que dans les thèmes abordés sans doute, même si la guerre restera au centre du propos du groupe. Si quelqu’un découvre Sabaton avec cet album, nul doute qu’il sera séduit. Ceux qui suivent les Suédois depuis quelques temps le sont sans doute un peu moins. Le résultat est cependant celui qu’on peut attendre, a minima, de Sabaton qui ne déçoit jamais et qui sait proposer des spectacles toujours renouvelés, eux. Un bon album, sans plus.

DEF LEPPARD: diamond star halos

Angleterre, rock (Univesal, 2022)

En 2015, Def Leppard revenait avec un album auto nommé explosif qui avait tout pour le remettre sur les rails d’un énorme succès international, même si, oui, le groupe ne s’éloignait guère de ces accents pop qu’il a depuis longtemps intégrés dans son rock léché. Presque 7 ans plus tard – même s’il semble que cet album fut déjà prêt en 2020 et que le groupe aie préféré ne pas le sortir en pleine pandémie, personne ne s’étonne plus de cette éternité qui sépare deux albums du Lep’, heureusement il y a eu deux coffrets dont le superbe Early years 79-81! – voici les Anglais qui reviennent avec Diamond star halos, nouvel album plein de bonnes intentions produit par le groupe et Ronan McHugh. Le groupe voit les choses en grand avec pas moins de 15 titres. Démarrant avec 3 morceaux rock – dont le très efficace Kick et l’introductif Take what you want au refrain imparable – Def Leppard tombe rapidement dans la ballade téléphonée  – This guitar saved my life et ses accents country – et et le mid tempo ou dans la pop bien faite mais sans grand intérêt. Ok, ça entraine mais au final, que retient-on? Hormis celui mentionné plus haut, pas un refrain qui rentre vraiment en tête, qui donne envie de bouger et de sauter. Lorsque, au cours d’une interview récemment publier par la presse, le groupe évoque le fait que Mutt Lange en ait fait des vrais musiciens, sans doute le groupe en fait-il ici un peu trop… Explorant des champs electro (U rock mi), utilisant d’autres cordes (piano et violoncelles sur les ballades Goodbye for good this time et Angels), Def Leppard fait preuve d’audace avec une vraie volonté de grandes orchestrations et d’exploration mais… Même s’il y a des clins d’oeil à son passé – quelques références aux albums Hysteria, Euphoria et même Slang, ainsi que sur l’illustration de la (très jolie) pochette (High ‘n dry y figure aussi), avec un bon tiers de ballades, Diamond star halos est clairement en dessous de son prédécesseur, retour assumé aux sources de son succès.  Pas le meilleur album du Lep, c’est une évidence. Pas le pire non plus, reconnaissons le.

CLEGANE: White of the eye

France, doom black (Almost famous, 2022)

Etrange CD que celui-ci. Arrivé dans une pochette en dentelle bourrée d’étoiles genre décoration de table, ce disque est aussi sombre que sa pochette est froide. Clegane, formé en 2015 nous propose son 3ème enregistrement (un Ep en 2017, un premier album, Funeral at sea, en 2018, sans compter un split cette même année), White of the eye, composé de 5 titres pour une durée totale de 42′. Clairement, le groupe sombre dans le doom le plus lourd et lent qui soit, y ajoutant quelques parties vocales plus black. L’ensemble est lent, lourd et oppressant, évoque par instant les inventeurs du genre Black Sabbath mais aussi Candlemass, incontournable ou d’autres encore. pour le moins inquiétant, le tout est cependant atténué par un chant souvent doux, et des échappées presque lumineuses. Bref, un disque pas toujours évident mais un disque qui a le mérite d’interpeller, d’intriguer et d’attirer. un groupe qui pourrait aisément se produire vous savez où sous Temple. Clegane, dont le nom semble bien emprunté à l’une des familles de Game of thrones – ce qui est confirmé par la pochette de ce disque, un flocon de neige qui évoque « Winter is coming », est une formation à suivre.

AFFECT: L’odyssée de l’espoir

France, Metalcore (Autoproduction, 2022)

Les apparences peuvent être trompeuses… Affect fut formé à Nantes en 2012 et propose aujourd’hui, après deux Ep, leur premier véritable album, L’odysée de l’espoir. Le Prologue rappé, à la basse tranquille, à la guitare aérienne, cède rapidement le pas à un metalcore direct et sans concession, et le chant devient hurlé et rageur. Ceux qui me connaissent le savent, c’est pas ma came… Même si c’est principalement en français, les paroles ne sont pas compréhensible. On peut nous écrire que Affect est engagé mais sans textes, difficile de le savoir… reste que le groupe bastonne, sa musique est brutale, alternant entre riffs hypnotiques, breakdowns, temps plus calmes et rapés – jolie maitrise du phrasé sur Naissance – une variété qui peut entrainer l’auditeur dans son sillage. Si je n’y suis pas sensible, force est de reconnaitre que Affect vise haut et se donne les moyens de ses ambitions: une production efficace enrobe ces 12 titres, brutaux, francs et directs. Amateurs du genre, vous savez ce qu’il vous reste à faire.