SONIC WINTER: Party war on the killing floor

sonic-winter-2016Rock, France (Autoproduction, 2016)

Que voici une bizarrerie… Un ovni déjanté qui intrigue, interpelle et est à la fois étonnant et familier. Etonnant car Sonic Winter ose tout. Familier parce que les 14 chansons puisent dans la culture populaire, rock, hard, dance et plus encore. On y trouve des influenceS 70 (Black Sabbath ou Deep Purple sur Year zero, Straight in your face ou Beautiful queen of the golden east), 80’s avec des inspirations new wave et new age (Dead brain century carnival, I lose control), une époque où l’on découvrait les immenses possibilités offertes par l’abus de claviers et de synthé… Le chant est doux, pas vraiment rock, d’ailleurs, mais suffisamment agréable pour accrocher l’auditeur, bien que parfois on puisse se poser des questions (comme sur Saturday on Earth). Oui, Sonic Winter est un ovni musical, inclassable, voulu par les maîtres penseurs du groupe que sont Jean-Marc Millière (chant et guitare) et Francis Girola (claviers et chant) mentionné comme sound designer. Là, pardon, mais l’ensemble est sourd, mais on s’y fait. Les deux se sont entourés d’une pléiade d’invités venus de France, d’Ecosse, de Suède, d’Ukraine, du Canada, de Géorgie ou d’Italie. Z’imaginez bien que chacun a dû apporter sa touche pour créer un ensemble varié. Bizarre, vous avez dit bizarre? Et, finalement, fun. Eh, il y a même une reprise du Fils de Lucifer, titre culte de Vulcain, tout autant revisité que respectueux de l’original! Musique de boite de nuit et de concerts mélangés à recommander à tous les curieux.

Note: 8/10

Titre que je retiens: Le fils de Lucifer (forcément…)

GLOWIN SHADOW: Ghosts, fools & fakes

glowin-shadow-2016Rock, France (Autoproduction, 2016)

Sans aucun doute possible, les cinq membres qui forment, à Paris en 2013, Glowin Shadow sont ouverts d’esprits et musicalement cultivés. C’est en tout cas ce que peut suggérer la variété de ce premier album, Ghosts, fools & fakes, résolument mature et réfléchi. En mélangeant, alliant, toutes les influences possible, on se retrouve avec un premier album captivant (en réalité la compilation de leurs 2 premiers EP), un de ces disques qui promet dans la minute qui suit un nouveau clin d’oeil, une nouvelle référence, une nouvelle surprise. Avec des guitares résolument metal – les soli valent plus qu’une oreille – une basse groovy et funky à souhait, une batterie qui suit et se permet quelques explosions de double grosses caisses, Glowin Shadow s’inspire autant de la musique pop que classique, du funk que du metal, qu’il soit heavy ou symphonique, de Queen que de Maiden. Le chant doux est varié et je lui reproche simplement un anglais difficilement compréhensible. Ghosts, fools & fakes entre dans la catégorie des premiers albums à découvrir, tout au moins par les amateurs de rock au sens large du terme. Pas totalement métal, plus que simplement rock, Glowin Shadow pourrait, avec un accompagnement digne de ce nom, se démarquer sur la scène nationale. A noter que la version « deluxe » propose des versions alternatives de trois chansons, les mettant dans une autre perspective: une version acoustique de We need to talk, une bien jolie au piano de What’s going on?, et la version originale très dansante et enlevée de Schizophrenia.

Note : 8/10

Titre que je retiens: Glowing in the shadow

NEW MODEL ARMY: Winter

nma-2016Rock, Angleterre (e.a.r. music, 2016)

New Model Army fait partie de ces formations à la carrière accidentée, ces formations portées au firmament par un public aussi passionné que parfois, souvent, infidèle. Formé en 1980 par Justin Sullivan (chant et guitare), New Model Army a rapidement été comparé à la scène punk, mais un punk mourant désigné aujourd’hui comme post-punk. Sa musique a également été assimilée à la vague new wave / gothique. Between dog and wolf, paru en 2013 a remis NMA sur les rails de la reconnaissance. Ce nouvel album, Winter (paru au mois d’août!) porte quant à lui bien son nom: l’album débute avec un Beginning oppressant et continue sur des sentiers sombres et froids. Oui, l’esprit gothique est présent, dépressif parfois, et, personnellement, ne parvient pas à me séduire. Les titres qui suivent confirment ce sentiment d’oppression, de gêne, voire de mal-être. Cependant, mon esprit vise le contraire, l’ envie de sentir le côté festif d’un album, la célébration de la vie. En ce sens, Winter atteint certainement un de ses objectifs puisqu’il ne me laisse pas indifférent. Au point que je décroche avant la fin. D’autres y trouveront leur compte…

Note: 7/10

Titre que je retiens: euh…

THE ANGRY CATS: Outmonster the monster

the-angry-cats-2016Rock, Europe (Autoproduction, 2016)

The Angry Cats, un avatar du jeu avec des oiseaux? En tout cas, les cochons voleurs d’œufs sont ici remplacés par un chien. Voila. Maintenant que vous connaissez l’étendue de ma culture en matière de jeux, entrons dans le vrai sujet: The Angry Cats est un groupe européen (ses membres sont Français, Suédois et Hollandais) formé en 2010 par le guitariste chanteur Fred Alpi, le bassiste Tom Decaestecker et le batteur Chris Gianorsi. Le trio explore diverses facettes du rock, celles avec lesquelles il a grandi. Ce premier album, Outmonster the monster, reflète autant les influences rock basique que d’autres plus sombre ou piochées dans la new wave, et m’évoque par instants les Français de No Man’s Land. Le chant, grave et profond, ajoute à une certaine lourdeur oppressive qui se dégage de l’ensemble. « Fun » parfois, en tout cas d’apparence (A piece of steak, inspiré d’une nouvelle de Jack London), lent et lourd à d’autres moments (Outmonster the monster), l’énergie presque punk est toujours présente. Les 11 titres (plus une intro) explorent différent thèmes, la production est sobre, le livret complet pour un résultat général assez réussi. Certains morceaux ne sont pas à écouter si l’on a un coup de blues (Information, lent, lent et lourd et qui monte en puissance). Une jolie découverte qu’on espère voir se transformer. reste une question: qu’a-t-il de si « monstrueux », ce chien???

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: A piece of steak

Site web: www.theangrycats.com

Interview: STEVE ‘N’ SEAGULLS

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Rencontre avec Remmel (chant, mandoline, guitare acoustique, balalaïka) et Pukki (contrebasse, basse, chant) (STENE’N’SEAGULLS). Propos recueillis à Paris, le 20 septembre 2016

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Ils jouent sur les ambiances, reprennent des classiques du Metal sur 4 décennies, s’amusent d’un rien. Même leur nom est un clin d’oeil à un des plus grands acteurs de tous les temps (euh, j’exagère peut-être, là, non? Beaucoup!) Deux des principaux acteurs de Steve’N’Seagulls étant à Paris pour promouvoir leur dernier album, Metal Eyes se devait d’être sur place. Interview décontractée avec nos fermiers finlandais préférés.

Rencontre avec Remmel (chant, mandoline, guitare acoustique, balalaïka) et Pukki (contrebasse, basse, chant) (STENE’N’SEAGULLS). Propos recueillis à Paris, le 20 septembre 2016

 

Metal-Eyes : C’est notre première rencontre alors commençons par la question traditionnelle : comment avez-vous monté Steve’n’Seagulls ?

Remmel : J’ai rejoint le groupe il y a 3 ans, mais il a été formé en 2010. C’était une sorte de projet annexe et (à Pukki) vous deviez donner, quoi ? 20 concerts ?

Pukki : Environ, oui. C’était une sorte de « tournée conceptuelle » : on jouait dans une chaine de restaurants chez nous, en Finlande. Ils nous ont demandé de jouer chez eux, et nous avons dû jouer dans… Tous les restaurants de cette chaine ! On s’est vraiment amusés à le faire.

Metal-Eyes : Aviez-vous déjà élaboré le concept de Steve’n’Seagulls ou ce groupe était-il complètement différent ?

Pukki : C’était les bases du concept, mais différemment : c’était bien plus mainstream que ce que nous sommes devenus. On travaillait sur des musiques de westerns, et il y avait des guitares électriques et ce genre de choses. Avec le temps, on a développé des idées, petit à petit, et lorsqu’il (Remmel) est arrivé, nous avons décidé qu’il était sans doute temps de modifier tout le concept, de nous orienter vers du bluegrass et nous concentrer sur cet aspect. À l’époque, ce n’était encore qu’un projet annexe, et ça n’a débuté qu’à l’été 2014. C’est à cette époque que nous avons tourné les vidéos de The  Trooper et Thunderstuck. C’est là que tout a commencé pour nous.

Metal-Eyes : Oui, avec quelques centaines de vues (ces videos ont été visionnées plusieurs millions de fois)

Pukki : Oui (rires)

Metal-Eyes : Comment avez-vous décidé de ce concept, de vous débarrasser des guitares électriques et vous orienter vers le bluegrass, la country et ce  genre de musiques?

Remmel : Ca s’est fait assez naturellement. Il y avait déjà une basse acoustique, une mandoline, un accordéon. On a décidé de nous en tenir aux instruments acoustiques et voir jusqu’où nous pouvions aller, avec ce type d’instruments.

Pukki : En plus, nous travaillions à cette époque sur des vidéos qui, au départ, n’étaient destinées qu’à la promotion, afin de démarcher les agents. Nous avons opté pour une instrumentation acoustique uniquement pour l’enregistrement. C’est plus intime, il n’y a rien d’électrique, plus de guitare, plus de claviers sur ces vidéos. Elles sont 100% naturelles.

Metal-Eyes : Quel est votre parcours musical, votre formation ?

Remmel : En ce qui me concerne, ma formation est assez légère : un peu de guitare classique, quelques cours de guitare quand j’étais adolescent. Je me suis intéressé à la musique assez jeune, à travers les disques de mon père, de sa guitare. Avec mon premier groupe, quand j’avais 13 ans, on jouait du heavy metal,  ce genre de chose. J’étais vraiment un metalhead à 13, 14, 15 ans… Ensuite, j’ai commencé à chanter, en réalité, accidentellement : mes amis sont venus me demander si je voulais chanter dans un groupe, une histoire banale. Plus tard, je me suis installé dans une petite ville au centre de la Finlande, et je me suis mis à la basse, un peu de batterie, mais au final, c’est la guitare qui s’est imposée. Ce qui semblait le plus être mon instrument.

Pukki : C’est à peu près pareil pour moi : je fouillais dans les disques de ma mère, j’ai pris des cours de piano entre 7 et 9 ans, mais je n’ai pas accroché. Je me suis mis à la basse et ensuite, ça a été groupe sur groupe, et encore des groupes. J’ai commencé à avoir une éducation musicale plus formelle en devenant musicien professionnel. J’ai étudié dans le même conservatoire que notre joueur de banjo et notre batteur, nous étions dans la même classe. J’ai changé assez facilement, vers 22 ans, assez tardivement si l’on considère que les musiciens classiques débutent leur formation très jeunes… J’ai une formation, mais ce n’est que sur papier.

Metal-Eyes : Selon vous, qu’est-ce qui fait que la Finlande donne aussi facilement naissance à des groupes comme le votre ou Apocalyptica qui reprennent de standards et les transforment en quelque chose de totalement différent ?

Pukki : J’adorerai pouvoir te dire que notre passé et principalement marqué par l’amélioration de hits de merde. Mais en Finlande, après les guerres, il n’y avait que peu de compositeurs, il n’y avait pas de grosse industrie musicale. Les compositeurs créaient surtout des tangos et ce genre de choses…

Metal-Eyes : ça  revient à ma question suivante : serait-il possible que la Finlande n’ait pas de créateurs suffisamment doués pour composer des titres originaux ? (NdMP : pas très cool, dans la mesure où il y a quand même des formations originales qui se sont bien démarquées, ne serait-ce que Nightwish, mais ils ne semblent pas avoir relevé la provocation…)

Pukki : (rires) Ca pourrait être ça ! En réalité, je compose avec mon autre projet , mais c’est quelque chose qui ne pourrait jamais aller aussi loin que Steve’n’Seagulls, c’est plus classique. Je ne sais pas en fait, sans doute cet amour pour le metal, une musique avec laquelle nous avons grandi.

Metal-Eyes : Votre album s’intitule Brothers in farms, et je suis surpris de ne pas y trouver une reprise du Brothers in arms de Dire Straits. Quelle en est la raison ?

Pukki : Il n’y a pas de raison réelle. Ou plutôt, si, il y en a une, mais elle ne serait pas valable…

Metal-Eyes : J’imagine que vous pensez déjà à composer un album original ?

Remmel : Non, pas vraiment. Déjà, nous allons soutenir celui-ci en tournant un an environ, ensuite, nous verrons pour le prochain album, nous verrons si nous pouvons composer des morceaux assez bons pour les y inclure. Mais on n’a pas envie de précipiter les choses. Nous continuerons de faire ce qui nous semble naturel, et voir ce qu’il en résultera. Ce sera toujours une compilation de bonnes chansons, comme pour celui-ci, tout semble s’imbriquer parfaitement.

Metal-Eyes : Comment sélectionnez-vous les chansons qui figurent sur l’album, ou sur vos setlists ? Il y a une jolie variété sur l’album, entre le hard rock et le heavy classiques et des choses plus modernes, thrash…

Pukki : Pour l’album, nous voulions cette variété, pas seulement les morceaux les plus durs. À l’avenir, nous élargirons sans doute nos horizons, mais l’esprit est là : des chansons que nous apprécions. Je pense que tous les morceaux que nous avons enregistrés pour des démos et envoyés aux producteurs et aux labels se retrouvent sur l’album.

Remmel : Ce qui ne signifie pas que nous n’avons rien écarté. Nous avons surtout mis de côté des titres qui n’étaient que des ébauches, de titres originaux ou de reprises, des démos sans arrangements, brutes, ce qui nous permet d’avoir une petite réserve.

Metal-Eyes : A un moment, pourtant, vous avez dû décider que Aces High, Burn et le reste se retrouveraient sur l’album.

Remmel : Je pense en fait que ces morceaux fonctionnent bien. Le process est généralement identique : nous remarquerons assez rapidement que ceci ne nous correspond pas, que nous nous forçons, nous allons dans la mauvaise direction. Pour ces chansons, l’idée de base nous est apparue assez rapidement.

Pukki : Généralement, ce que nous faisons, c’est choisir un morceau, nous réunir, et enregistrer nos répétitions. 9a devient assez évident, très tôt, de quelles chansons survivront, ou quelles sont celles que nous oublions, ou mettons de côté temporairement. Toutes celles-ci, je crois, ont été enregistrées en répétitions. Instinctivement, on a su que ça fonctionnait.

Metal-Eyes : Certains d’entre vous ont-ils des envies particulières , « je voudrais bien faire ça » ?

Pukki : C’est exactement ça.

Metal-Eyes : Donc, vous la travaillez et constatez le résultat.

Remmel : Oui, c’est plus : « tiens, je pense à ça, qu’en dis-tu ? – Oui, essayons ». Si ça fonctionne, on garde.

Metal-Eyes : Les chansons de Brothers in farms sont des standards du metal. Comment comptez-vous fidéliser votre public fan de metal à l’avenir ? La première fois, c’est une surprise, mais la seconde, la troisième fois, ce n’est plus le cas…

Remmel : Je pense que pour cela, nous devons tourner le plus possible. La scène est ce qui nous correspond le plus…

Pukki : Oui, en effet. Les albums sont bons, les vidéos aussi, mais donner des concerts, c’est ce qui fait de ce groupe ce que nous sommes.

Remmel : Nous avons des exigences importantes dans ce groupe, en ce qui concerne ce que nous laissons filtrer comme info. Je pense que si nous continuons de faire ce qui nous est naturel, ça fonctionnera.

Pukki : Je le pense aussi, mais tu as raison  sur la part de surprise qui peut disparaitre. Mais elle a déjà, d’une certaine manière, disparue.

Metal-Eyes : Les gens continuent de vous découvrir…

Pukki : Oui, c’est certain, surtout dans quelques pays.

Metal-Eyes : Puisque nous parlons de surprises et de concerts : Rob Halford monte sur scène, comme vous le savez, sur une moto pour Hell bent for leather. Pensez-vous reprendre ce titre et monter sur scène sur un tracteur ?

Remmel : S’il y a un tracteur disponible, oui (rires)

Pukki : Et si la scène est assez grande… Un tracteur est bien plus lourd qu’une moto (rires). Nous sommes montés avec une tondeuse, cependant, en Finlande. En Slovénie, on est arrivés sur un tracteur…

Metal-Eyes : Dons ce n’est pas idiot, ça pourrait se faire en fonction de la scène ?

Pukki : Oui, parfois…

Metal-Eyes : Y a-t-il des chansons que vous envisagez déjà de retravailler à l’avenir ?

Pukki : oui, mais nous ne pouvons rien dire… Il pourrait y avoir une chanson de Judas Priest, puisque nous évoquons Rob Halford.

Remmel : Nous devrons, à un moment, faire du Judas Priest… Nous avons des idées, et avons déjà des esquisses de morceaux originaux. Nous essayons de travailler le plus possible, même si nous sommes sur les routes la majeure partie du temps.

Metal-Eyes : Et y a-t-il des chansons que vous savez, au contraire, ne pourraient entrer dans le concept ? Vous avez essayé, mais à ce stade, elles ne fonctionnent pas ?

Remmel : oui, il y en a… Kiss parait très difficile. Ça ne fonctionne tout simplement pas…

Pukki : Ca semble difficile de les faire sonner comme notre truc.

Remmel : Sans doute parce qu’aucun de nous ne s’est vraiment investit dans Kiss avant. On n’aime pas Kiss en particulier… Nous nous sommes penchés sur Paname, de Van Halen et ça n’a pas marché… (à Pukki) Je crois que nous devrions nous repencher dessus.

Pukki : Oui, je pense qu’elle nécessite un peu plus de travail.

Metal-Eyes : Vous allez bientôt tourner en France, une grosse tournée de 12 dates. Devons-nous attendre en France des choses particulières ?

Pukki : En France? Il pourrait y avoir, à un certain niveau, quelque chose de particulier, mais il est encore un peu tôt pour en parler.

Metal-Eyes : Vous travaillez toujours dessus?

Remmel : Oui, mais nous pouvons promettre beaucoup d’énergie et des choses… trop rapides pour nos doigts (rires)!

Metal-Eyes : Justement, y a-t-il des chansons trop rapides, trop techniques pour vos doigts ?

Remmel : Certaines donnent parfois cette impression !

Metal-Eyes : Quelle a été la chanson la plus compliquée à travailler?

Remmel : Out in the fields (Gary Moore et Phil Lynott) a été assez compliquée. Très dure pour les poignets.

Pukki : Oui, et ça semble avoir été le cas pour tous les instruments à cordes! Ultra rapide.

Remmel : Il y a certaines parties de Sad but true (Metallica) assez complexes, surtout pour la mandoline.

Pukki : Pour les deux mandolines, oui. Ça a été assez facile pour moi car c’est une basse basique…

Metal-Eyes : Quelle chanson de Brothers in farms  conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut découvrir le groupe et qui,selon vous, représente le mieux ce qu’est Steve’n’Seagulls ?

Pukki : Oh, c’est difficile!

Remmel : Si on veut donner l’idée d’un groupe qui utilise de nombreux instrument, ce serait You could be mine, pour le côté mélodique… Symphony of destruction… Je placerai You could be mine, parce qu’il y a beaucoup d’énergie, de nombreux instruments… Oui, ce serait un bel exemple.

Pukki : De l’accordéon… Je te rejoins !

Metal-Eyes : Merci beaucoup à tous les deux. Profitez bien de cette tournée promo et surtout, profitez bien de la tournée qui arrive.

Pukki : Ce sera le cas ! Merci à toi.

 

 

Bun E. CARLOS: Greetings from Bunezuela

bun-e-carlos-greetings-from-bunezuelaRock, USA (SPV, 2016)

Bun E. Carlos fait partie de ces icônes que seuls les USA sont capables d’offrir au monde. Musicien passionné, amoureux de la vie, le batteur est avant tout célébré pour sa vie passée au sein de Cheap Trick. Mais un groupe n’a jamais été assez, et le gaillard a passé sa vie à frapper ses fûts pour qui le souhaite. La carte postale de vacances qu’il nous offre aujourd’hui avec Greetings from Bunezuela est une bouffée de fraîcheur bienvenue. Bien qu’offerte en début d’été, cette escapade permettra à chacun de prolonger un peu ses vacances. Car un mot s’impose comme unique fil conducteur tout au long des 13 chansons : fun. Avec une pléiade d’invités certainement de marque (je ne connais que Hanson…) ce sont des rythmes universels qui viennent égayer notre quotidien. Jamais sérieux, comme avec son groupe « de tous les jours », les bons mots flirtent avec de jolies mélodies, simples, directe, entraînantes. Ce n’est ni hard, ni rock, ni rien, c’est un peu tout, et surtout, c’est pop et passe partout. Les Français s’amuseront naturellement de cette hilarante reprise de Jacques Dutronc, Les cactus, dans un français à l’accent charmant et hilarant. Bun E. Carlos se fait plaisir sans chercher plus. Ce Greetings est un moment de plaisir pur. Il se délecte, mais ne dure qu’un moment. A écouter entre potes en grignotant une pizza.

BUDDERSIDE

budderside 2016USA, Rock (UDR, 2016)

Après s’être fait le domaine/refuge des légendes en accueillant en son sein des formations telles que Motörhead, Saxon, Girlschool, Annihilator… UDR se fait découvreur de talents. Après le superbe Buffalo Summer, voici que nous est livrée une palette de nouveautés issues de presque nulle part tel ce Budderside, véritable surprise revigorante. Que ces gars se prennent au sérieux ou pas importe peu. Il y a de la vie dans leur hard folklorique et déjanté. Attention: « folklorique » n’est pas forcément dans l’esprit d’un Korpiklaani ou Orphaned Land, non, ici, il s’agit plus de faire ressortir plein de sonorités différentes et tenter un mariage « au mieux » entre des univers parfois (souvent?) a priori incompatibles. On retrouve ainsi un chant et des tonalités moyen orientales (Genocide), du Ska (Ska bra et le très Blues Brothers version speedée Pain, l’indéfinissable X-girlfriend), de l’electro (Open relationship)… Ça groove, ça bouge, c’est joyeux et optimiste, parfois nostalgique comme ce Clear blue sky, et bienvenu. mais d’où ça vient? De Los Angeles, Budderside étant né de la volonté de Patrick Stone qui a traîné ses guêtres du côté des Velvet Revolver, Adler’s Appetite ou autre Quiet Riot. Autant de bonnes écoles, qui permettent au gaillard aujourd’hui de donner vie à son projet en y injectant toute sa folie visionnaire. Pas franchement hard, encore moins metal, Budderside propose un premier album varié, rock et simplement ouvert.

Note: 8/10

Titre que je retiens: X-girlfriend

ROYAL REPUBLIC: Weekend man

royal-republic-2016Rock, Suède (?, 2016)

J’ai découvert Royal Republic alors que le groupe ouvrait pour The Offspring à Paris en 2011. J’ai depuis suivi les aventures musicales de ce groupe qui s’amuse avec sa musique. Quatre ans séparent Save The Nation (2012) et ce troisième album, généralement un pivot dans la carrière d’un groupe, Weekend man. Quatre ans de travail, certes, mais également de repos, nécessaire, le groupe ayant tourné de manière particulièrement intensive depuis ses débuts pour se faire connaitre. Lire la suite

OUR BLOND COVERS: The lost side of the world

Our Blond Covers 2016Rock, France (Ep autoproduit, 2016)

Peu d’infos circulent sur les origines de ce groupe qui est un quatuor que je devine français (un léger accent trahit le chanteur mais ce sont surtout les noms des musiciens qui l’indiquent!) Jeune, également et totalement imprégné du rock des années 90. Tout sur cet ep transpire cette période, et c’est fait avec cœur et passion. Lire la suite

THE JELLY JAM: Profit

the jelly jam 2016Rock, USA (Mascot, 2016)

Bon, là, je ne sais pas trop par où commencer… Par la composition du groupe au sein duquel on trouve trois anciens membres de Platypus, à savoir TyTabor de King’s X à la guitare et au chant, John Muying de Dream Theater à la basse et Rod Morgenssen de Dixie Dregs à la batterie? Par le fait que ce groupe officie depuis 2000 et présente aujourd’hui son quatrième album? Lire la suite