Bun E. CARLOS: Greetings from Bunezuela

bun-e-carlos-greetings-from-bunezuelaRock, USA (SPV, 2016)

Bun E. Carlos fait partie de ces icônes que seuls les USA sont capables d’offrir au monde. Musicien passionné, amoureux de la vie, le batteur est avant tout célébré pour sa vie passée au sein de Cheap Trick. Mais un groupe n’a jamais été assez, et le gaillard a passé sa vie à frapper ses fûts pour qui le souhaite. La carte postale de vacances qu’il nous offre aujourd’hui avec Greetings from Bunezuela est une bouffée de fraîcheur bienvenue. Bien qu’offerte en début d’été, cette escapade permettra à chacun de prolonger un peu ses vacances. Car un mot s’impose comme unique fil conducteur tout au long des 13 chansons : fun. Avec une pléiade d’invités certainement de marque (je ne connais que Hanson…) ce sont des rythmes universels qui viennent égayer notre quotidien. Jamais sérieux, comme avec son groupe « de tous les jours », les bons mots flirtent avec de jolies mélodies, simples, directe, entraînantes. Ce n’est ni hard, ni rock, ni rien, c’est un peu tout, et surtout, c’est pop et passe partout. Les Français s’amuseront naturellement de cette hilarante reprise de Jacques Dutronc, Les cactus, dans un français à l’accent charmant et hilarant. Bun E. Carlos se fait plaisir sans chercher plus. Ce Greetings est un moment de plaisir pur. Il se délecte, mais ne dure qu’un moment. A écouter entre potes en grignotant une pizza.

BUDDERSIDE

budderside 2016USA, Rock (UDR, 2016)

Après s’être fait le domaine/refuge des légendes en accueillant en son sein des formations telles que Motörhead, Saxon, Girlschool, Annihilator… UDR se fait découvreur de talents. Après le superbe Buffalo Summer, voici que nous est livrée une palette de nouveautés issues de presque nulle part tel ce Budderside, véritable surprise revigorante. Que ces gars se prennent au sérieux ou pas importe peu. Il y a de la vie dans leur hard folklorique et déjanté. Attention: « folklorique » n’est pas forcément dans l’esprit d’un Korpiklaani ou Orphaned Land, non, ici, il s’agit plus de faire ressortir plein de sonorités différentes et tenter un mariage « au mieux » entre des univers parfois (souvent?) a priori incompatibles. On retrouve ainsi un chant et des tonalités moyen orientales (Genocide), du Ska (Ska bra et le très Blues Brothers version speedée Pain, l’indéfinissable X-girlfriend), de l’electro (Open relationship)… Ça groove, ça bouge, c’est joyeux et optimiste, parfois nostalgique comme ce Clear blue sky, et bienvenu. mais d’où ça vient? De Los Angeles, Budderside étant né de la volonté de Patrick Stone qui a traîné ses guêtres du côté des Velvet Revolver, Adler’s Appetite ou autre Quiet Riot. Autant de bonnes écoles, qui permettent au gaillard aujourd’hui de donner vie à son projet en y injectant toute sa folie visionnaire. Pas franchement hard, encore moins metal, Budderside propose un premier album varié, rock et simplement ouvert.

Note: 8/10

Titre que je retiens: X-girlfriend

ROYAL REPUBLIC: Weekend man

royal-republic-2016Rock, Suède (?, 2016)

J’ai découvert Royal Republic alors que le groupe ouvrait pour The Offspring à Paris en 2011. J’ai depuis suivi les aventures musicales de ce groupe qui s’amuse avec sa musique. Quatre ans séparent Save The Nation (2012) et ce troisième album, généralement un pivot dans la carrière d’un groupe, Weekend man. Quatre ans de travail, certes, mais également de repos, nécessaire, le groupe ayant tourné de manière particulièrement intensive depuis ses débuts pour se faire connaitre. Lire la suite

OUR BLOND COVERS: The lost side of the world

Our Blond Covers 2016Rock, France (Ep autoproduit, 2016)

Peu d’infos circulent sur les origines de ce groupe qui est un quatuor que je devine français (un léger accent trahit le chanteur mais ce sont surtout les noms des musiciens qui l’indiquent!) Jeune, également et totalement imprégné du rock des années 90. Tout sur cet ep transpire cette période, et c’est fait avec cœur et passion. Lire la suite

THE JELLY JAM: Profit

the jelly jam 2016Rock, USA (Mascot, 2016)

Bon, là, je ne sais pas trop par où commencer… Par la composition du groupe au sein duquel on trouve trois anciens membres de Platypus, à savoir TyTabor de King’s X à la guitare et au chant, John Muying de Dream Theater à la basse et Rod Morgenssen de Dixie Dregs à la batterie? Par le fait que ce groupe officie depuis 2000 et présente aujourd’hui son quatrième album? Lire la suite

DEAD LETTER CIRCUS: Aesthesis

dead letter circus 2016Rock, Australie (Rodeostar Records, 2016)

Doux, très doux, et dans l’ensemble léger et chantant, Dead Letter Circus nous arrive d’Australie, contrée que nombre d’entre nous connaissons plus de réputation pour ses groupes légèrement plus dynamiques. Les cinq nous offrent Aesthesis, un troisième album avec 10 chansons qui évoquent autant Pink Floyd, Sting que Tears For Fears. Lire la suite

Interview: ROYAL REPUBLIC

Rencontre avec Adam Grahn (chant) et Hannes Irengard (guitare). Propos recueillis à Paris, le 18 mai 2016

C’est dans le cadre feutré des salons d’un hôtel parisien que deux des principaux acteurs de Royal Republic nous ont reçus pour parler de leur nouvel album, le superbe Weekend Man. Fun, détente et bavardage, cette rencontre est à l’image du rock enjoué des Suédois.

Royal Republic 180516 - Copie Lire la suite

LE BAL DES ENRAGES – TriptyK live

le-bal-des-enrages-triptik cd1-2016Punk, Rock, Metal… France (At(h)ome, 2016)

C’est désormais un rendez-vous incontournable que Le Bal Des Enragés nous propose. Tous les 3 ans, la joyeuse troupe composée de musiciens d’horizons variés (Lofofora, Tagada Jones, Parabellum, Loudblast…) se retrouve pour foutre le bordel sur un peu toutes les scènes possible au son de nombre de standards du rock énervé. Lire la suite

WHITE MILES : The duel

white miles-the duel 2016Rock, Autriche (Long Branch Records , 2016)

J’ai découvert White Miles en avril 2015, en ouverture de The Answer à Paris. Un duo à l’esprit punk. Une guitariste/chanteuse (Medina) et un batteur (Lofti). Sur scène, ça donnait plutôt bien. Et sur disque? Eh! bien, la surprise est de taille. Le duo – car il reste sous cette forme (sans basse) bien que l’on imagine aisément avoir un orchestre complet – explore de nombreuses contrées musicales. Lire la suite