6:33 live à Orléans (Dropkick bar, le 26 janvier 2024)

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Il s’en sont passées des choses depuis la dernière fois que j’ai pu voir 6:33 en concert. C’était à Orléans, dans la petite salle de l’espace Eiffel (report ici), le groupe était encore masqué, avait deux claviers, un seul chanteur… Depuis, la formation a plus qu’évolué, se débarrassant tout d’abord de ses masques (cf. l’interview de Rorshach en 2021 pour la promo du dernier album), d’un clavier, adoptant une chanteuse et travaillant une autre identité visuelle. Alors, retrouver les ex-monstres sur scène, à Orléans? Forcément, pas possible de les manquer même si je n’ai découvert cette date que tardivement.

Mais une question se pose quand à la tenue de ce concert: alors que les agriculteurs en colère sont aux portes de Paris, le groupe pourra-t-il faire le déplacement? Lorsque j’arrive sur place, le batteur m’indique qu’ils n’ont rencontré aucun blocage, que la route a été fluide. Tout le monde s’affaire pour la mise en place puis file diner avant de recevoir son public.

CHAOS RULES @Dropckick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Les hostilités débutent avec les Orléanais de Chaos Rules, dont le batteur est également chanteur et guiitariste au sein du groupe prog Esprit d’escalier que j’avais découvert en ouverture d’Orpheum Black il y a environ un an (autre live report ici). Dire que les deux projets sont radicalement différents est un euphémisme… Chaos Rules porte bien son nom tant le cyber punk du quatuor se veux explosif et post apocalyptique. Un peu comme le look de son chanteur et du guitariste dont on ne regrettera qu’une chose: qu’il ne soit pas plus élaboré (un mec qui se balade avec des tuyaux d’alimentation en haut et bermuda en bas, ça dénote un peu…) et généralisé à l’ensemble des musiciens de la formation. L’identité visuelle est un élément important de l’image d’un groupe.

CHAOS RULES @Dropckick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Ceci étant, impossible de nier l’énergie de Chaos Rules qui dès le premier titre terminé, joue la franchise et le capital sympathie. Le chanteur nous explique en effet le sens de ce qui est projeté derrière le batteur: le titre de la chanson suivi de lettres et de chiffres.

CHAOS RULES @Dropckick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Les lettres correspondent chacune à un riff, le chiffre, le nombre de fois qu’il reste à jouer ce riff. Riffs numérotés de A à H, soit 8 en tout pour développer le catalogue du groupe. Huit riffs qu’on retrouve donc à chaque titre, et chacun des musicien a son prompteur lui indiquant quoi jouer. J’ai une pensée pour tous nos anciens qui ne peuvent aujourd’hui se passer d’anti-sèches mais ne l’avouent jamais…

CHAOS RULES @Dropckick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Les 45′ qui suivent sont une déflagration continue de guitares furieuses et de rythmiques endiablées qui viennent soutenir le chant peu mélodieux et très virulent du vocaliste. Ce dernier ne tient pas un instant en place et, malgré sa rage vocale, se montre très enjoué et moqueur. On ne compte pas le nombre d’allusion à certains ministres ce soir (« Bon, il nous reste à peu près deux chansons. « A peu près », ouais… On a été à l’école publique nous, alors on ne sait pas compter. Ni lire d’ailleurs… »)

CHAOS RULES @Dropckick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Bien que peu nombreux, le public est réceptif certains n’hésitant pas, à la fin du concert, à rejoindre le groupe sur scène pour une photo. une belle introduction à une soirée déjà bien chaleureuse.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Il est proche de 22h30 lorsque 6:33 monte sur scène. A la fois concentrés et joyeux, les musiciens profitent de l’intro pour s’encourager avant d’attaquer avec le très entrainant et cartoonesque Wacky worms. Les amateurs du groupe le savent: la musique de 6:33, pour paraphraser Mass Hysteria, c’est plus que du metal. Tout le monde peut y trouver son compte et ce soir, il y en aura justement pour tout le monde.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

La complicité entre Flo « Rorschach » et Bénédicte, les deux chanteurs, est d’une telle évidence qu’on pourrait croire que le duo de vocaliste travaille ensemble depuis des années tant ils semblent se connaitre par cœur. Si lui se charge de communiquer avec le public, elle n’est jamais en reste se lançant dans des pas de danse ou des figures plus ou moins grimacières.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Si le dernier album en date (Feary tales for strange lullabies: the dome) est naturellement mis en avant avec pas moins de cinq extraits (Wacky worms, Holy golden boner, Party Inc., Release the he-shes et Act like an animal), l’ensemble de la discographie roschachienne est visitée dans une ambiance toujours bon enfant – seul le tout premier album n’est pas représenté.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

Rorschach entraine sa complice dans un petit tango rapidement interrompu par un bassiste visiblement jaloux, ce qui fait marrer tout le petit monde sur scène, mais il y a plus, bien plus. Car 6:33, c’est non seulement une musique décalée, mais également une mise en scène et en lumières pensée pour ne laisser personne indifférent. Preuve en est, un public qui se fait plus nombreux au gré des titres et qui clame son adhésion au concept du groupe.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

6:33 aura ce soir fait bien plus que simplement faire monter la température. Une prestation aussi soignée que naturelle qui donne envie de voir cette formation hors normes grandir et grossir afin de jouer sur des scènes plus grandes devant un public plus vaste. On a des pépites en France, alors soignons les. Ce fut en tout cas une excellente soirée.

6:33 @Dropkick Bar, Orléans, 26 janvier 2024

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ORLEANS METAL NIGHT: Demon Tool, Dreamcatcher et Looking For Medusa, le 6 janvier 2024

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A peine les fêtes sont-elles terminées que je prends la direction du très actif Dropkick bar à Orléans pour aller soutenir les copains de Dreamcatcher, ce soir entourés des « revenants qui n’ont jamais vraiment disparu » Demon Tool et de ce qui sera ma première découverte de l’année, Looking For Medusa.

Il n’y a pas grand monde ce soir au Dropkick. On y circule aisément même si l’ambiance est animée. La date choisie, le dernier samedi des vacances de Noël, y est sans doute pour quelque chose. N’empêche, ceux qui sont là vont en avoir plein les mirettes et les esgourdes.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Il y a des groupes comme ça, tu connais leur musique depuis les débuts mais la vie fait que tu n’as jamais croisé leur chemin, ni vu la formation live. Demon Tool, désormais un « ancien » groupe de la scène hexagonale qui a sorti 2 albums, ouvre les hostilités. Son heavy thrash fait des étincelles, le groupe dégainant des titres entrainants et enjoués.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Le chanteur, Chris « El tyranno » module entre chant grave et profond qui évoque parfois ADX – une des influences du combo – et agressivité thrash, allant chercher le public toujours avec humour.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

La paire de gratteux composée de Nils « l’ancien » et du plus récemment arrivé mais néanmoins expérimenté barbichu Olivier fait bloc derrière une section rythmique (Nico à la basse et Jéjé à la batterie) qui propose une structure puissante et lourde à la fois.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Demon Tool nous offre ce soir une dizaine de titres variés dans une ambiance bon enfant. Si les morceaux sont issus des deux albums du groupe (Gladiateur, Abysse, La naissance du mal et Vampires de Soleil rouge, La demeure du diable et Soleil Rouge de Prophétie MMXII) et nous offre un nouveau titre (Médaillé) du troisième album qui est prévu pour… qui sait? Une ambiance qui se termine sur une reprise thrashisée de La salsa du démon qui fait son petit effet auprès du public présent.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

une bonne demie heure de changement de plateau et voici que déboule Dreamcatcher qui est déjà venu en ces lieux en 2019. La formation a beaucoup changé depuis puisque deux guitaristes ne sont devenus qu’un (Bastien, également membre de Stell Rangers) et que la basse est tenue par barbichou, non pas « jumeau de » mais bien le pré-cité Olivier.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Là encore, les changements sont notables. On sent un groupe à l’unisson, une formlation qui vise les mêmes objectifs mais… Mais là où Chris, le chanteur (faut croire que les Chris chanteurs sont un critère de cette soirée…) n’hésitait pas à aller chercher le public dans la fosse, ce soir, il me semble que la prestation manque d’un petit quelque chose. Est-ce une guitare en moins, la fin des fêtes, le manque de public? Je ne sais pas, mais je ne suis pas entrainé par la prestation.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Dreamcatcher pioche cependant au cœur de ses trois albums, proposant des morceaux heavy et thrash, Chris évoquant des souvenirs récents (Dreamcatcher, dont le chanteur est un inconditionnel de la vierge de fer, a ouvert il y a peu pour un certain Paul Di’Anno) et autres amours de jeunesse pour les indiens d’amérique, X-Files ou certains criminels notoires évoqués dans les chansons du soir (It’s a good day to die, Trustno1, Whitechapell…)

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

La formation conclu son set avec Wrathchild une reprise d’un groupe qui ne saurait aller très loin et Fly away, issu de The road so far, son dernier album en date.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Le temps de changer le plateau et voici la claque de la soirée. Je n’ai jamais entendu parler de Looking For Medusa et je pense être passé à coté de quelque chose. Car le groupe propose un heavy metal racé et plus qu’entrainant, le genre qui donne envie de taper du pied et de bouger. D’ailleurs, le chanteur ne tiens pas en place, arpentant la scène de long en large et en travers.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Les autres musiciens sont plus que complices et personne n’a son pré carré. La scène est piétinée dans son moindre centimètre carré par chacun d’entre eux pendant les 50′ du set.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Forcément, je cherche des infos sur le groupe… Mais on est en France, alors: un site web pas à jour (« concert à venir: novembre 2021 », aucune bio ni indication de line up…) donc impossible de dire qui fait quoi. Mais le fun est là, et l’ambiance monte d’un cran.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Looking For Medusa offre donc ce soir une prestation solide et enjouée devant un public malheureusement trop peu nombreux. Reste un bon souvenir d’un groupe qui donne envie d’en savoir et d’en voir plus en live. A suivre dès que possible.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Malgré une date pas forcément des plus judicieusement choisies, ce premier concert de l’année fut un moment chaleureux et convivial. Après tout, c’est bien là ce qu’on attend d’un concert de rock, et, pour le coup, c’est « mission accomplie ».

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

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ORLÉANS METAL NIGHT: la galerie

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THE DEAD DAISIES live à Paris (La Machine du Moulin Rouge, avec Spike, le 5 novembre 2023)

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Voilà un des concerts que je ne voulais pas rater, d’autant plus depuis le retour de John Corabi dans la famille The Dead Daisies. Si le groupe à entrées et sorties permanentes a toujours suivi les aspirations du commandant de bord David Lowy, j’ai, malgré deux bons albums, moins accroché à la période Hugues. Et puis, le alors quatuor n’a jamais vraiment posé ses valises chez nous avec « The voice of rock » – deux concerts en 2022 (à Vienne et Pennmarch), un Hellfest annulé en dernière minute… Bref, après la crise sanitaire, le capital sympathie est à reconstruire. Et ça, c’est quelque chose d’inné avec Corabi.

Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Ce soir, la Machine du Moulin Rouge est plus que correctement remplie et le public accueille un Spike, ex chanteur de The Quireboys, qui propose ce soir un set acoustique; Seul en scène, accompagné de sa guitare et entouré s’un chevalet et de ce qui fait office de mini bar avec deux verres, le chanteur est de très bonne humeur. Tout au long de son set, il ne fera que blaguer, évoquer des souvenirs entre deux chansons. Sa démarches se faisant moins assurée au fil des minutes, nous sommes quelques uns à nous demander quel est exactement le contenu de son verre à bière…

Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Le gaillard sème quelque peu le doute évoquant régulièrement un nouvel albu de « The real Quireboys »..; Serait-il donc de retour au bercail? Non, il a désormais son propre groupe qu’il a nommé The Real Quireboy. Est-ce le meilleur choix de patronyme? Permettez moi d’en douter, mais l’avenir sera plus explicite.

Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Son set est composé de classiques des Quireboys et de quelques reprises, mais il est surtout composé de souvenirs qu’il évoque, des ces moments passés sur la route avec Whitesnake et Aerosmith (c’est la plus belle année que j’ai vécue. On n’a touché aucune drogues cette année là, non, non, rien du tout! ») et partage facilement, toujours avec le sourire et sa bonne humeur communicative, anecdotes sur anecdotes. Le public se marre, et tant mieux. Car le set musical en lui même peut, sans ces intermèdes, sembler un peu longuet, même si le public reprend en chœur certains des titres les plus connus. Mais le gaillard, malgré les signes du staff lui indiquant qu’il est temps d’arrêter, continue de jouer, cherchant un titre dans son classeur… Un set dont on se souviendra plus pour la déconne simple que pour le contenu musical, aussi sympathique soit-il.

Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Un pupitre, un pied de micro et une caisse, c’est assez rapide à sortir de scène. A peine 15′ après la fin du set de Spike, la Loco… euh, la Machine est replongée dans le noir. The Dead Daisies déboulent pied au plancher avec Resurrected. Un choix de titre d’ouverture qui sonne comme les meilleures augures et qui, je le pense, n’est pas un choix fait à la légère. D’ailleurs, la tournée elle-même s’intitule Resurrected Tour…

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Il faut peu de temps à Doug Aldrich et John Coraby pour saisr le public à la gorge, public qui découvre ce soir le « petit nouveau », le bassiste Michael Devin, presqu’un clone de Marco Mendoza en plus… concentré. C’est aussi le cas du capitaine David Lowy qui se lâche au fil des titres.

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Corabi est ce soir très en forme, et communique très facilement avec le public. Il est visiblement heureux d’être de retour au bercail. Si, ce soir, TDD fait naturellement la part belle à sa discographie avec Corabi, le groupe n’écarte pas la période Hugues dont trois petits morceaux sont joués (Unspoken et Bustle and flow de Holy ground et Born to fly de Radiance).

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Le public reste cependant particulièrement réceptifs aux désormais classiques du groupe qui défilent les uns après les autres. Les musiciens occupent chaque espace de la scène, allant chercher e public autant que faire se peut.

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Brian Tichy nous gratifie d’une superbe et puissant solo de batterie avant que Corabi ne prenne le temps de présenter chaque musicien, prétexte à mini medley. « Si vous aimez ce que vous entendez, c’est grâce à moi! Si vous n’aimez pas ce que vous entendez, c’est de sa faute » dit-il en désignant David Lowy qui entame Highway to hell (AC/DC). Puis vient le tour de Brian Tichy (Living after midnight, Judas Priest) et du nouveau venu… « Je suis allé chez mon ex-femme, un jour, et dans mon canapé, ce mec était assis. Je t’ai déjà remercié de m’avoir soulagé d’elle? » demande-t-il à Michael devin avant que ne résonnent les premiers accords de Heaven and hell (Black Sabbath). « L’homme aux cheveux dorés » c’est naturellement Doug Aldrich, désormais le plus ancien membre « permanent » de TDD (Smoke on the water, Deep Purple). Puis c’est au tour du chanteur de se voir présenté avec We’re an American band (Grand Funk Railroad).

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

La tension est telle qu’on sent l’approche de la fin du concert. Mais avant cela, toujours de bonne humeur, Corabi vient taquiner le public: « Vous avez ce truc en France avec le vin. Mais aimez-vous la bière? Et le whisky? Vous aimez la tequila? Voulez-vous faire un tour au Mexique? » et c’est parti pour un explosif Mexico baigné de lumières vertes, rouges et blanches, au couleur du drapeau mexicain.

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

TDD quitte la scène après sa version de Midnight Moses avant de revenir pour offrir l’incontournable Long way to go – plus que jamais d’actualité… – et de conclure avec sa dernière reprise en date, Slide it in. Marrant quand on pense que deux des membres actuels des Daisies sont passés dans le giron du Whitesnake de Coverdale…

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Ce soir, si la Machine n’affichait pas complet (faut dire que cette salle est tout sauf pratique pour circuler ou voir correctement), The Dead Daisies nous a offert un concert chaleureux, nous montrant un groupe très en forme – mais ne s’est pas prêté à son habituelle séance de dédicaces après son show… Avec une telle énergie, nul doute que le groupe sera bientôt de retour avec un nouvel album et de nouvelles dates. En tout cas, la soirée fut à l’image du groupe: rock’n’roll et chaleureuse!

The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023

Merci à Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.

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RIVAL SONS live à Paris (L’Olympia, le 27 octobre 2023) – Avec LA Edwards

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Après m’être présenté 24 heures plus tôt pour le concert de ce soir (voir le report du concert de Sortilège au Bataclan), je reviens le bon jour pour assister – enfin – au concert de Rival Sons à l’Olympia. Mettons les choses au clair dès maintenant: la sécurité de l’Olympia, si elle reste courtoise et professionnelle, c’est du grand art dans le n’importe quoi… Ces derniers temps, les photographes sont accompagnés vers la sortie après les 3 premiers titres sauf s’ils ont une place. Mais ce soir, arrivés à la salle, les photographes ont l’agréable surprise de découvrir que, pour une fois dans ce lieu mythique, ils pourront shooter tout au long du concert. Deux groupes de dix, deux titres par groupe puis vous allez où vous voulez. C’est affiché à l’accueil et cela nous est confirmé par la manageure de Rival Sons tête d’affiche de ce soir. Seulement… Le groupe 1 peut shooter seulement 2 titres de la première partie, LA Edwards, avant de se faire éjecter par la sécu (on nous avait pourtant dit pouvoir shooter tout le set…) et se retrouve parqué à côté de la scène. Pas de second groupe de photographes pour la première partie… Ceux d’entre nous qui sont allés – espéraient en tout cas – prendre une bière ou aux toilettes sont rappelés par la sécu et concentrés dans un mini camp à coté de la scène. Stalag indiqué par une lampe torche par un autre agent… Avec un des mes collègues et amis, nous trouvons refuge dans le sas. Un des agents de sécu nous y retrouve, nous explique que nous sommes deux groupes de 10 photographes et que chacun, sauf si invité, sera raccompagné à la sortie après ses deux titres. « Euh, mais, le management nous a dit et confirmé et c’est écrit à l’entrée qu’on pouvait photographier tout le concert de la salle… » « Mais non, on n’a pas eu ces consignes. » Nous demandons si nous pouvons aller aux toilettes (!) et, OK, mais, il nous y accompagne. On est en taule ou quoi? On fait des prélèvement urinaires pour recherche de came? « On se retrouve dans 10 minutes dans le sas pour le briefing ». OK. Là, ce sont 20 photographes qui entendent les mêmes consignes. Rock Hard, My Rock, le Parisien, webzines, tout le monde réagit en expliquant que, à l’entrée, il est bien stipulé qu’on peut tout shooter. Quelqu’un envoie un SMS à la manageure pour lui expliquer la situation. Vérification de l’agent auprès de son responsable… (…) re… La manageure de Rival Sons passe devant nous et nous confirme que, oui, on peut tout photographier, d’où on veut, balcon inclus. l’agent de sécu n’a pas la même version: « OK, vous pouvez photographier tout le concert depuis le fond du hall » Hein? Vous allez vous mettre d’accord, bordel? Qui décide, le groupe ou la salle? Nous entrons dans le pit photo, et là, l’agent revient pour nous informer, bon et grand seigneur, que, oui, « vous pouvez photographier tout le concert d’où vous voulez ». Enfin! Oui, mais, après les deux titres, devine quoi? trois ou quatre d’entre nous nous rendons au balcon et là… « Non, les photographes vous ne rentrez pas »… Mais, mais, mais… Re vérification d’un autre agent de sécu (pas la sécu du public mais la sécu de la salle, va comprendre) qui revérifie avec son boss et… « Tout le concert? Même du balcon? Ok, c’est bon, vous pouvez y aller ». Alors, je ne suis pas dans le secret de l’orga des concerts, mais j’imagine qu’il y a un briefing avec les acteurs principaux, dont les représentants de la salle, de la prod et, peut être, éventuellement, possiblement mais c’est pas sûr, du groupe qui doit, possiblement peut-être donner ses instructions. Alors, merci à la sécurité de l’Olympia de nous avoir pourri un bon tiers du concert, d’autant plus nous qui nous chargeons de la photo et de la rédaction des reports. Ok, c’est écrit, pouvons nous maintenant parler du concert de ce soir?

LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Je serai bref sur la prestation de LA Edwards qui pratique un rock plus que teinté de country. Pendant 45′ les Américains donnent un set dont la musique ne me semble appropriée ni pour la tête d’affiche ni pour le public français. Trop « country western », trop club américain, et pas assez « chauffeur de salle » pour le groupe de rock bluesy enlevé qui assure la tête d’affiche. Les 45′ me semblent longues, d’autant plus en étant coincé dans le sas. La formation ne présente à mes oreilles que peu d’intérêt.

LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Le changement de plateaux se fait rapidement et, là encore, les informations sont contradictoires. On nous annonce, à l’accueil, l’arrivée de Rival Sons à 21h15, le running annonçait 21h, heure à laquelle le public commence à faire entendre sa voix.

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Quelques instants plus tard, la salle est plongée dans le noir et les enfants rivaux investissent la scène. Tous les regards se portent vers Scott Holiday (guitares), sa moustache, ses lunettes et son chapeau et Jay Buchanan, le chanteur aux pieds nus tout de rouge vêtu. Dave Beste (basse) se meut discrètement, avec son éternelle casquette vissée sur la tête, tandis que, derrière sa batterie juchée sur une belle estrade, Michael Miley frappe avec sourire et assurance.

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Parus à quelques mois d’écart, il n’est guère étonnant que Rival Sons axe sa setlist sur Darkfighter et Lightbringer dont 7 titres seront joués en tout. L’accueil du public, dès les premières notes de Mirrors est chaud et la température va monter en intensité tout au long de ces deux heures… Jay Buchanan est très en voix ce soir. Le hard rock bluesy teinté de soul fait des merveilles tout au long des Do your worst, Electric man, Rapture

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Le groupe semble ne vouloir laisser aucun temps mort jusqu’à ce solo de batterie comme on n’en fait plus qui permet aux autres musiciens, après Open my eyes, d’aller reprendre quelques forces. Un solo magistral, varié et superbement mis en lumières.

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Le groupe reprend avec un Sweet life soutenu comme jamais par un public déjà conquis malgré le manque de communication de Buchanan qui conclu d’un simple « Merci, c’est très gentil ». S’il était resté jusque là discret, le chanteur se lance dans une émouvante explication pour présenter Pressure and time: « c’est un titre que nous n’avons pas mis dans notre setlist pendant longtemps » et lance un message optimiste à tous ceux qui vont mal: « Vous n’êtes pas seuls, nous sommes là, avec vous! » puis c’est un temps plus posé qui monte en intensité, Jay invitant le public à participer sur la fin du titre, fin sur laquelle il s’arrache les cordes vocales avant d’entamer un superbe Jordan.

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Le groupe se lance dans des séances d’impro à l’ancienne, Scott Holiday sortant moulte guitares, simple et double manches, offrant au public solo électrique (sur Face the light) et acoustique (Shooting stars) avant que le groupe ne termine sur un superbe triplé composé de Too bad, Mosaic et d’un Keep on swinging qui retourne l’Olympia de fond en comble. Personne ne reste sans se dandiner sur cette fin de concert dont on ne pourrait qu’espérer qu’il s’étende sans fin. Royal Sons nous a ce soir offert un show magistral de bout en bout. Bravo et merci !

Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023

Merci à Valentin Gilet d’avoir rendu ce report possible

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SORTILEGE live à Paris (avec Sonata Arctica et Stratovarius) : Le Bataclan, 26 octobre 2023

Note au lecteur: ce live report ne propose exceptionnellement aucune photo. La raison en est expliquée ci dessous.

C’est avec un plaisir non feint que je me rends ce soir, depuis Orléans, à Paris et me présente tranquillement à l’entrée de l’Olympia pour récupérer mon pass photo. C’est un regard interloqué de la personne à l’accueil que je reçoit, qui appelle quelqu’un et me demande: « vous êtes sûr qu’on vous attend? Etonnant, un magazine metal pour le concert de Sofiane Pamart…. » Euh, non, je viens voir Rival Sons… Et, moi qui suis ponctuel, je prends conscience que je n’ai que… 24h d’avance! Je me suis trompé de salle parfois, de jour, jamais!

Ok, retour à Austerlitz ou… « Coucou Sabrina, c’est un appel purement et totalement intéressé… Tu aurais une invit’ en rab pour Sortilège, ce soir? Me suis planté de date ». Vérification auprès de sa collègue qui est à la salle mais pas de pass photo possible ce soir… Normal en demandant alors que le concert a déjà débuté et que je n’ai fait aucune demande officielle. Moins de 5′ plus tard, je file donc au Bataclan pour assister à cette soirée imprévue. Imprévue car… Il y a eu quelques couacs préalables à ce concert. Déjà, aucune annonce de faite dans le plus important magazine metal dans les mois précédents le concert. Ce n’est qu’à peine 10 jours avant que je le découvre comme tant d’autres via une campagne sur les réseaux sociaux. Ensuite, l’affiche elle même prête à confusion: le nom de Sortilège est en bas, donc, logiquement, c’est le groupe d’ouverture. Les noms de Stratovarius et de Sonata Arctica eux, sont en haut. Têtes d’affiches logiques d’autant plus que la tournée s’intitule « Nordic Power Metal Titans »… Or, nous le découvrirons dès la publication du running order, c’est Sortilège qui est, ce soir, la tête d’affiche. Mais une grande partie du public est venue pour les scandinaves, ce qui va se voir assez tôt.

J’arrive au Bataclan après la prestation de Sonata Arctica et ne peux donc rien en dire. Stratovarius termine d’installer son matériel, les techniciens effectue les derniers réglages et le concert débute avec quelques minutes de retard. La salle est presque complète – sans doute la communication trop tardive en est elle la cause – et se frayer un chemin nécessite quelque peu de coude.

La salle est plongée dans le noir avec une dizaine de minutes de retard et la scène se drape d’un rideau de lumière bleue. Les musiciens montent sur scène l’un après l’autre sous les acclamations du public, visiblement déjà acquis à sa cause. Il lui faut d’ailleurs peu de temps pour se faire entendre et participer à Survive, titre d’ouverture suivi d’un magistral Eagleheart. Puis Timo Kotipelto prend la parole pour introduire le titre suivant qui « a une résonance particulière de nos jours » et lance ainsi World en fire qui enflamme le public.

Les musiciens sont appliqués et concentrés, assez peu mobiles même sur cette scène réduite – la batterie de Sortilège est déjà installée, bien que caché par un drap noir, au centre de la scène, entourée de celle de Rolf Pilve et des claviers de Jens Johansson. Timo entraine le public avec le groupe, l’invitant régulièrement à chanter et taper dans ses mains. Public qui ne se fait pas prier, de la fosse aux gradins et qui exprime toute sa joie de participer à Paradise (« Tonight, we are in heavy metal paradise! ») et de découvrir en live un titre du dernier album, un peu long », Frozen in time qui, pourtant, passe comme une lettre à la poste sans temps morts. La nature faisant bien les choses, Timo annonce enfin que « certains d’entre vous ont sans doute remarqué que ce soir, ce n’est pas notre bassiste habituel qui joue avec nous. Lauri (Porra) vient de devenir père il y a une semaine et demie » – qui se voit remplacé au pied levé par Jari Litmanen, ex guitariste de Sonata Arctica – introduction idéale à un superbe Father time.

Après Black diamond, Timo annonce « il nous reste 2 chansons à vous jouer » et le public clame sa frustration… « Vous voudriez qu’on joue plus longtemps, nous aussi… Mais… Il y a un autre groupe qui joue après nous » continue-t-il sur un ton quelque peu frustré. On peut le comprendre. Cependant, terminer avec les incontournables Unbreakable et Hunting high and low fait sauter le public, deux titres qui viennent clore un concert dont ma seule frustration, en dehors d’un temps de jeu trop court – 55′ – est le peu de mobilité des musicien. Le reste fut impeccable, de l’interprétation à la mise en lumières.

Depuis sa reformation, sa déformation et son retour avec pour seul maitre à bord le chanteur Christian Augustin, dit Zouille, Sortilège cherche à imposer de nouveau son heavy metal 80’s. Avec deux albums de cette formation au compteur – Bruno Ramos et Olivier Spitzer aux guitares, Sébastien Bonnet à la basse et Clément Rouxel à la batterie qui ont enregistré Phoenix en 2021 et le plus récent Apocalypso en 2023 – la formation a de la matière à présenter au public. C’est tout le groupe, sauf Zouille, qui monte sur scène accompagné de quelques roadies pour installer le matériel le plus rapidement possible – des amplis à l’image de la pochette du dernier album, un gigantesque backdrop… Le couvre feu, en semaine à Paris, est désormais strict: plus de musique dès 22h30. Alors Sortilège s’active et n’attend guère avant de démarrer son set à 21h35.

Dès Amazone, on sent un groupe au taquet, Olivier Spitzer sautant et allant chercher le public, Bruno Ramos venant le narguer. Zouille s’impose comme le patron et est particulièrement en voix. Une maitrise impressionnante pour un vocaliste de 66 ans, et il ne montrera aucun signe de faiblesse ou de fatigue tout au long du set. Un second classique met tous les fans d’accord. Civilisation perdue permet au public de donner de la voix avant que Zouille ne rappelle que « ça fait 40 ans qu’on n’a pas joué au Bataclan. La dernière fois, c’était en première partie de Def Leppard! » Instant émotion avant de présenter Le sacre du sorcier, premier des 5 extraits du dernier album et le titre passe très bien le cap de la scène avec ses jets de fumée. Mais quelque chose ne va pas…

Sortilège ne s’en rend pas forcément compte depuis la scène, mais le public déserte petit à petit le balcon et la fosse… Ce public qui était à fond derrière Stratovarius semble moins attiré par le heavy metal chanté en français de Sortilège… Mais le public qui est présent est connaisseur et soutien les Parisiens, reprenant le refrain de Chasse le dragon sans hésiter. Puis Zouille l’incite à s’éclater: « Il n’y a qu’une heure de spectacle, il faut vous défouler! Voici Poséidon! » autre nouveauté suivi de près par le très oriental derrière les portes de Babylone.

Sortilège nous offre ensuite une pluie de classiques avec D’ailleurs, toujours aussi efficace et Délire d’un fou « un titre particulièrement d’actualité avec tous ces fous qui nous gouvernent ». Puis ce sont deux morceaux sanglant qui arrivent: Vampire tout d’abord puis, dixit Zouille, « un personnage qui m’a toujours fasciné; Il est un peu sourd, il faut l’appeler fort : Attila! » et voici que notre Bubu national – Stéphane Buriez, leader de Loudblast – vient taper le grognement avec Zouille.

Il n’y a guère de temps pour discuter, et le concert se termine avec Phoenix, un des deux inédits de l’album éponyme – Messager et l’incontournable Sortilège, repris en chœur par le public. Zouille invite tout le monde à se rapprocher de la scène pour la désormais incontournable photo de famille et le show prend fin. Ce soir, Sortilège a justifié sa place en tête d’affiche en offrant un concert énergique et sans fioriture, même si cette position a pu en surprendre certains, expliquant la désertion d’une partie du public. Ceux qui sont restés en ont eu plein les yeux et les oreilles. Une très belle soirée.

Mille fois merci à Sabrina « plus réactive que moi tu meurs » Cohen Aiello et Veryshow d’avori rendu ce report possible.

Ayron JONES live à Paris le 19 octobre 2023

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New Morning, La Cigale, Longchamps, et ce soir l’Élysée Montmartre… Sans compter les autres concerts qu’il a pu donner en France depuis la réouverture des frontières… C’est dire si, chez nous Ayron JONES a le vent en poupe – notre pays est d’ailleurs son second marché, après les USA. La première fois que j’ai discuté avec lui, pour la promo de son précédent album en 2019, le jeune prodige américain de Seattle me disait n’avoir encore jamais joué à l’étranger. Depuis, en tout cas en France, il se rattrape. Sans pour autant être omni présent, et pourtant, on circule facilement ce soir dans cet Élysée Montmartre qui est aux trois quarts rempli. Les quelques 900 personnes présentes vont toutefois en profiter pleinement.

Those Damn Crows live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Those Damn Crows ouvre le bal. Le quatuor propose un heavy rock racé qui fait rapidement mouche. Le vocaliste Shane Greenhall, comme ses compagnons d’ailleurs, se montre rapidement à l’aise avec le public, communiquant aisément. Il présente d’ailleurs rapidement le groupe nous permettant de découvrir que la formation est galloise.

Those Damn Crows live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Il annonce que Those Damn Crows a récemment sorti un album (leur troisième, Inhale/exhale) qui s’est classé n°3 au Royaume-Uni. « Mais il est allé nulle part en France… f**k all!« , déclare-t-il, ce qui fait bien marrer le public, très réceptif. Le chanteur s’installe alors derrière ses claviers pour interpréter Blink of an eye, ballade qui se fait plus rock. C’est le moment calme puisque suit une autre power ballad qui voit Shane s’emparer d’une guitare.

Those Damn Crows live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Go get it marque le retour aux affaires sérieuses. Speed et énervé, le titre se termine avec un appel du chanteur, un très familier « Scream for me Paris« . Le set se termine avec Rock n roll ain’t dead, titre rock aux accents poppy qui permettent au public de reprendre facilement des oh oh oh et de perdre de vue Shane qui descend de scène et traverse tout le parterre de l’Élysée Montmartre pour trouver refuge au balcon d’où il domine le public. Pour une première visite, elle est plutôt réussie. De l’énergie, du rock du sentiment… tous les ingrédients que l’on attend d’un groupe pour s’amuser. A suivre.

Those Damn Crows live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Pendant le changement de plateaux, un petit tour au merch s’impose. Mais il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Deux modèles de casquettes et trois T-shirts, dont un exclusif pour la France avec le nom d’Aron Jones en Bleu blanc rouge, mais un simple recto… De plus, le règlement ne se fait qu’en espèces… Ceux qui n’ont pas de cash sur eux ne peuvent que faire demi tour – toute sortie étant définitive – ce qui représente sans doute un manque à gagner pour le groupe…

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

A peine les musiciens arrivent-ils sur scène que le public se fait connaitre. Et voici que Mister Jones attrape sa guitare mais… Il s’approche du micro et annonce « on prévoit des choses, mais il y a toujours un truc qui va de travers… Je ne trouve pas ma lanière de guitare… » Bob Lovelace, son bassiste pile électrique en profite pour jeter quelques médiators au public. L’incident résolu, le concert peut commencer. Les premiers accords de Boys from the puget sound marquent le début des… non, pas des hostilités mais des problèmes de son… Quelque chose ne va pas et tracasse Ayron dont les retours ne fonctionnent apparemment pas comme il le souhaite. Dès la fin du titre, il se penche sur son pédalier, sous le regard attentif de ses complices et se relève pour lancer Emily.

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

On two feet I stand est le premier extrait de son nouvel album, Chronicles of the kid que le public présent semble déjà avoir adopté, rapidement suivi d’une autre nouveauté, le dynamique « Filthy ». Casquette et chapeau vissés sur la tête (l’enfer pour voir les yeux des musiciens, encore plus difficile pour le photographier…), le quatuor se montre rapidement en forme, dont un Bob Lovelace intenable, véritable anguille qui se glisse partout et prend des poses improbables. Le nouveau guitariste, Patrick Rieflin, en réalité remplaçant de Matthew Jaquette, indisponible, n’est pas en reste bien qu’ayant une attitude plus sobre et concentrée.

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Supercharged voit Ayron s’imposer – et imposer sa musculature – au public avant de s’adresser à lui: « Comment ça va? Moi, ça va, c’est bon d’être de retour dans sa maison loin de sa maison. J’adore Paris! » et attaque le calme Take me home repris à la fin en chœur par le public seulement accompagné du rythme de la grosse caisse de l’imposant nouveau batteur Malachi Johnson, tandis qu’Ayron s’éloigne du micro pour chanter avec la foule. La puissance de cette voix qui résonne jusqu’au fond de la salle!

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

My America le voit d’ailleurs hurler sa rage à s’en arracher les cordes vocales avant de revenir, après The title et Strawman à un peu de douceur avec My love remains, ballade pour ses parents qu’il n’a jamais vraiment connus. Elle est là, la grande force d’Ayron Jones qui ne se cantonne pas à un seul genre musical mais propose du rock sous toutes ses formes, alliant le funk au metal en passant par le blues, la soul ou le grunge. Et le temps passe vite, très vite.

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Baptized in muddy waters, Free, l’énervé Blood in the water précèdent le feu d’artifices Take me away, titre qui débute calmement avant de monter en puissance et devenir carrément explosif sur la fin. Le public présent accompagne Ayron et ses musiciens avec ferveur tandis que ces derniers quittent la scène avant de revenir pour un unique rappel.

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Malgré les difficultés de départ, Ayron Jones, le groupe, a ce soir donné un concert rock « à l’ancienne », direct et sans fioritures. le public quitte l’Élysée Montmartre tout sourires, avec la certitude d’avoir assisté à un moment rare. Petit à petit, l’Américain creuse le sillon et nous attendons avec impatience son retour en France en 2024. Très belle soirée!

Ayron JONES live@Paris, Elysée Montmartre, 19oct23

Merci à Olivier Garnier et Gérard Drouot Productions d’avoir rendu ce report possible.

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