KLONE: Unplugged

KLONE 2017Rock, France (Klonosphère/Verycords, 2017)

Klone acoustique? Tant qu’à modifier ses comportements et sa personnalité, autant pousser l’expérience jusqu’au bout. Car Klone, aujourd’hui, n’a plus rien de commun avec le groupe de death metal qu’il fut naguère. Certes, depuis deux albums, le public s’est habitué à cette nouvelle identité, et l’on ne saurait par conséquent être surpris avec ce nouvel album Unplugged dont plus de la moitié des titres (Immersion, Fog, Grim dance, Nebulous, Gone up in flames, Come undone et Summertime) proviennent de Here comes the sun, son dernier album paru en 2015. En revanche, on ne trouve plus trace ici des premiers opus des Poitevins alors qu’il aurait été très intéressant de relever ce défi. Mais Klone n’est pas un groupe qui se repose sur ses acquis, il nous l’a assez démontré! Avec ce nçouvel album débranché, le groupe se met à nu. Une simple guitare accompagnerai la voix qu’on n’es serait pas déstabilisé. L’ensemble est simplement d’une magnifique pureté. Le son est clair, le chant doux comme la caresse du vent, un vent qui fait frissonner par instant. Klone est à fleur de peau et se dévoile comme jamais, prouvant une nouvelle fois que lorsqu’une chanson est bonne, il importe peu de quelle manière on l’interprète, elle reste et restera une bonne chanson. Les Français prennent des risques et c’est payant.

Note: 8/10

Sortie le 17 février 2017

CHROME MOLLY: Hoodoo voodoo

chrome molly 2017Hard Rock, Royaume-Uni (Verycords, 2017)

Que s’est-il passé le 3 novembre 1982? A quoi correspond cette date indiqué sur la pochette de Hoodoo voodoo, nouvel album des Anglais de Chrome Molly? 1982, c’est déjà presque la fin de la NWOBHM dont le groupe se réclame. Bon, c’est assez facile tant on a tout mis et son contraire dans non pas ce style musical mais ce mouvement réunissant plusieurs styles musicaux. Ce n’est pas la date de formation du groupe, celui-ci ayant vu le jour en 1984… Passons, le mystère sera un jour levé. En tout cas, la formation rend ici hommage à cette période magique avec un album taillé dans ce metal mélodique, heavy et traditionnel, hérité des exploits des pères fondateurs du hard rock. Tout sonne comme cette période bénie, des titres (In the begining, Pillars of creation (Albion), Now that those days have gone, voire Indestructible) au contenu musical: des riffs tranchants sur fond de textes in memoriam. Prenez, justement, ceux de Pillars of creation (Albion) qui sont un véritable jeu de pistes, démarrant avec un simple « it all began with British steel » avant de lister tous ces groupes qui inspirent encore aujourd’hui tant de musiciens. Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath? Motorhead, Saxon, Iron Maiden? Thin Lizzy et tant d’autres sont ici l’objet de nombreuses attentions. Et d’intentions, bonnes dans l’ensemble. Car voilà, je déplore un chant par trop approximatif ainsi que, malgré la modernité un esprit un peu too much. C’est volontairement que Chrome Molly se lance dans cette course au passé, c’est bien fait et plaisant à écouter. Seulement, je préfère les originaux…

Note: 7,5/10

Sortie le 27 janvier 2017

THUNDER: Rip it up

thunder 2017Hard rock, Royaume-Uni (Verycords, 2017)

Bien que resté en retrait pendant 7 ans, Thunder est revenu plus en forme que jamais avec le majestueux Wonder days, album qui a remis le groupe anglais sur les rails du succès. Deux ans plus tard, les voici de nouveau en affaire avec Rip it up. Thunder n’a jamais prétendu réinventer le rock, et c’est sans doute là sa plus grande force: une authenticité sans prétention qui transforme de simples riffs en des chansons d’une sublime efficacité. Les compositions de Luke Morley puisent dans ce rock et ce blues qui ne peuvent laisser insensible, chaque chanson magnifié par, d’une part, une complicité évidente entre les musiciens et, d’autre part, le chant unique et envoûtant de Danny Bowles, très, très en voix . Même si l’album débute avec un No one gets out alive et de sombres paroles (« I’m not gonna live forever »), le disque est positif et brillant d’optimisme et de joie de vivre. Comment ne pas se dandiner au son des She likes the cocaine (on parlait de « rails » plus haut…), The enemy inside et ses faux airs de Black velvet ou le morceau éponyme? Thunder nous apporte une saine dose de rock tendance hard, avec son lot habituel de ballades. Onze titres qu’on écoute sans se lasser.

Note: 8,5/10

Sortie le 10 février 2017

MARILLION: Marbles in the park

marillion liveRock progressif, Royaume-Uni (Verycords, 2017)

Les amateurs de prog vont être aux anges! Les fans de Marillion encore plus. Car non contents d’avoir frappé un grand coup avec leur dernier album studio en date – F.E.A.R, paru il y a à peine quelques mois et unanimement acclamé – les Anglais nous offrent aujourd’hui un double album live. Et pas n’importe quoi, s’il vous plait, un album enregistré en 2015 aux Pays Bas lors du « Marillion week end », au cours duquel, chaque soir, Marillion propose à ses fans un set différent. Marble in the park reprend dans son intégralité l’album Marbles, double album qui, lors de sa sortie en 2004, redonna une seconde jeunesse à un Marillion alors en proie au doute, le groupe délivrant des disques inégaux. Marbles, pourtant, redore le blason et c’est l’intégralité des 15 chansons  qui sont ici interprétées. Le son est clair, le public attentif et l’ensemble est plus que séduisant pour tout amateur du genre tant Marillion est ici irréprochable. Un beau produit, en somme, dont une des versions propose également un DVD/Blu ray retraçant ce même concert. Notons toutefois que ce DVD ne propose pas les trois derniers morceaux – Out of ths world, King et Sounds that can’t be made – extraits d’autres albums que l’on trouve sur le rappel de la version audio.

Note: 8/10

Sortie le 20 janvier 2017

NO ONE IS INNOCENT: Barricades live

No on is innocent live 2016Hardcore, France (Verycords, 2016)

Je ne suis pas un grand fan de No One Is Innocent. Par conséquent, j’en suis encore moins spécialiste que connaisseur. Mais ça risque de changer bientôt, surtout après avoir écouté et visionné ce Barricades Live, double CD agrémenté d’un DVD 100% convaincants. Enregistré lors d’un concert donné à Paris dans une Cigale blindée le 30 novembre 2015, ce témoignage, particulièrement explosif, reflète ce besoin commun de se retrouver ensemble pour faire la fête et du bruit  Lire la suite

SIDILARSEN – Dancefloor bastards

sidilarsen 2016Fusion, France (Verycords, 2016)

C’est sympa, parfois, de découvrir un groupe dont on a entendu parler sans jamais avoir eu l’occasion d’en écouter le travail. Les Toulousains de Sidilarsen font partie de ceux-là et la surprise est d’autant plus appréciable avec Dancefloor bastards, leur nouvel album que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Ce disque porte parfaitement bien son titre, mélangeant le rock brut, franc et direct à des sonorités plus électro. Mais surtout, au delà d’une musique d’apparence racoleuse, alternant entre « musique de boite de nuit » et rock indé, grunge et hard, les textes sont à mettre en avant. Sidilarsen y parle de la vie, mais également de ses horreurs, la guerre, la violence que l’être « humain » répend à travers la planète. Et ce Méditerranée damnée qui montre du doigt ce navire de mort pour âmes en quête d’un sanctuaire, cette exploitation de la misère de ceux que l’on préfère appeler « migrants » qu’humains en détresse… Spread it, Frapper la terre, Guerres à vendre… sont autant de dénonciations de la bêtise de notre espèce que Dancefloor bastards, Go fast, Sois mon rêve sont des odes à la vie. Entre engagement et amusement, sur des rythmes souvent joyeux et festifs, Sidilarsen nous offre un album particulièrement efficace.