THUNDER: The greatest hits

Hard rock, Royaume-Uni (BMG, 2019) – Sortie le 27 septembre 2019

Thunder… Les amateurs de hard rock le savent, ils peuvent compter sur les Anglais pour leur apporter leur lot de décibels et de mélodies. Car c’est bien la marque de fabrique de Thunder: un hard rock pur jus, sans fioriture, du genre qui prend au tripe et donne cette irrésistible envie de gigoter et/ou d’enlacer son/sa chéri(e). Les amateurs le savent aussi, ce n’est pas la première compilation que Thunder nous offre, même si celle-ci est présentée comme telle par son label. Mais il suffit de visiter le site du groupe pour se rendre compte que c’est loin d’être le cas! Sa discographie est d’ailleurs plus fournie en live et compilations qu’en albums studio qui n’en compte « que » 12! Ce qui n’enlève rien à la richesse de ce The greatest hits, double album (ou triple, pour la version dotée dun bonus live de 6 titres) qui retrace une bonne partie de la carrière du combo. En deux CD et un bonus live de 6 titres, Thunder représente certains de ses plus grands classiques sans faire l’impasse sur certaines périodes, même si certains albums sont moins représentés (Robert Johnson’s tombstone ne propose qu’un extrait – pas des moindres puisqu’il s’agit du superbe The devil made me do it – tout comme Bang! avec On the radio). Si l’on se délecte des morceaux plus rock (Backstreet symphony, Dirty love, le nostalgique – et tellement vrai – Wonder days, Rip it up…) le néophyte peut également découvrir l’aspect le plus sentimental de Thunder au travers de ses ballades (de Love walked in, The rain) qui n’ont pas grand chose à envier à certains arthropodes allemands… Thunder en profite également pour rendre hommage à deux de ses groupes fétiches (The Rolling Stones et Led Zeppelin) avec deux reprises, Gimme shelter et Your time is gonna come. Le fan aura tout loisir de se replonger dans la machine à souvenirs, richement illustrée des propos de l’incontournable biographe des stars, Joel McIver, tandis que le néophyte prendra une simple leçon de rock’n’roll. En attendant de retrouver Ben Matthews, Luke Morley et leur bande sur scène. Thunder est bien trop rare en nos contrées…

THUNDER live à Paris (La Maroquinerie le 25 avril 2017)

Etrange soirée… depuis son retour discographique avec un doublé plus que réussi (Wonder days et le récent Rip it up) Thunder ne joue « que » à la Maroquinerie, une salle certes sympathique et chaleureuse mais, à mon goût, trop petite pour une formation de cette envergure. Mais bon, Thunder et la France, c’est compliqué, contrairement à son Angleterre natale. Alors que la salle annonce l’ouverture des portes à 19h, personne ne sait encore qui sera la première partie. Puis, Facebook annonce l’ouverture à 19h30. C’est un tout petit peu après que le public investit la salle souterraine pour y découvrir la batterie de Harry james, flanquée du dessin de couverture de Rip It Up. Bon, pas de première partie semble-t-il… 20h30, effectivement, le batteur prend place derrièrer son kit, Chris Childs (basse) et Ben Matthews (guitare, claviers) s’installent sur scène avant que n’arrivent Luke Morley et Danny Bowles (guitare et chant), les deux meneurs incontestables du gang.

Logiquement, Thunder tire sa première salve avec No one gets out of here alive, le titre introductif de son dernier album qui fait bouger le public avec une belle efficacité. La salle n’est certes pas complète mais est emplie de fans et amateurs de rock simple et direct, celui que propose Thunder depuis ses débuts en 1989. D’ailleurs, son premier album, Backstreet symphony, 1990) est largement plébiscité avec pas moins de 5 extraits : Backstreet symphony sur lequel Danny fait chanter le public, une première de nombreuses participations, Higher ground avec une ambiance de feu, Don’t wait for me, Love walked in et l’indispensable Dirty love. C’est dire l’impact, et l’importance, de ce disque bientôt quarantenaire qui n’a pas pris une ride ou presque!

Bien sûr, le dernier album est largement représenté avec également 5 titres (No one, déjà cité, Enemy inside, Right from the start, In another life et Rip it up), presque autant que Wonder days (Resurrection day, The thing I want, Wonder days et Serpentine). Les quelque 300 spectateurs présents en profitent jusqu’au bout, chose aisée pour un concert qui se termine avant 22h15 mais après un Dirty love et un Danny très taquin.

 

En alternant titres foncièrement rock et ballades (un peu trop, peut-être?), Thunder nous a offert un concert simple – la configuration de la salle ne prête pas aux excentricités – mais particulièrement chaleureux et familial. Une très belle soirée, en somme.

Merci à Veryshow d’avoir rendu ce report possible.

THUNDER: Rip it up

thunder 2017Hard rock, Royaume-Uni (Verycords, 2017)

Bien que resté en retrait pendant 7 ans, Thunder est revenu plus en forme que jamais avec le majestueux Wonder days, album qui a remis le groupe anglais sur les rails du succès. Deux ans plus tard, les voici de nouveau en affaire avec Rip it up. Thunder n’a jamais prétendu réinventer le rock, et c’est sans doute là sa plus grande force: une authenticité sans prétention qui transforme de simples riffs en des chansons d’une sublime efficacité. Les compositions de Luke Morley puisent dans ce rock et ce blues qui ne peuvent laisser insensible, chaque chanson magnifié par, d’une part, une complicité évidente entre les musiciens et, d’autre part, le chant unique et envoûtant de Danny Bowles, très, très en voix . Même si l’album débute avec un No one gets out alive et de sombres paroles (« I’m not gonna live forever »), le disque est positif et brillant d’optimisme et de joie de vivre. Comment ne pas se dandiner au son des She likes the cocaine (on parlait de « rails » plus haut…), The enemy inside et ses faux airs de Black velvet ou le morceau éponyme? Thunder nous apporte une saine dose de rock tendance hard, avec son lot habituel de ballades. Onze titres qu’on écoute sans se lasser.

Note: 8,5/10

Sortie le 10 février 2017