SAXON: Hell, fire and damnation

Heavy metal, Angleterre (Silver lining, 2024)

Productif et régulier, c’est le moins qu’on puisse dire de Saxon, qui pourrait pourtant commencer – depuis quelques temps – à songer à une retraite bien méritée. Mais les Anglais menés par l’indéboulonnable Biff Byford sont plus en forme que jamais et le prouvent une nouvelle fois avec Hell, fire and damnation. C’est désormais un fait connu de tous, Paul Quinn a décidé de quitter le groupe, en tout cas de cesser ses tournées qui l’épuisaient pour se consacrer aux enregistrements studios de Saxon. Il a depuis été remplacé par un vétéran de la scène metal, Brian Tatler, fondateur du mythique Diamond Head, guitariste de la même génération et avec la même culture musicale que Biff. Tatler a cependant plus apporté à ce nouvel album que prévu, l’approche de la tournée commune avec Judas Priest obligeant Saxon a accélérer la réalisation de ce disque dont la production a été confiée à un certain Andy Sneap, producteur émérite et, tiens donc, également guitariste live au sein de… Judas Priest. Parlez de familles recomposées… Mais revenons à Hell, fire and damnation, le 24ème album studio (26ème si l’on compte les 2 albums de reprises Inspirations) qui démarre par une sombre et inquiétante intro (The prophecy) avant d’attaquer pied au plancher avec le morceau titre dont le refrain sera incontestablement repris en chœur par le public en concert. Visiblement inspiré par des thèmes historiques (à commencer par la pochette qui, comme le titre, évoque l’Enfer de Dante), Saxon déploie un arsenal de puissance porté par des riffs aussi féroces que modulés. Le plus calme Madame Guillotine avec son break qui rappelle les premiers jours du groupe précède un Fire and steel speedé qui voit un Biff chanter avec une rage folle, avant que le plus heavy Something in Rosewell, ses sonorités électro en intro et son esprit légèrement décalé en fasse le titre « ovni » de l’album. Saxon explore diverses périodes de l’histoire mondiale, passant ainsi de la révolution française à l’empire mongol (le rapide et aérien Kubla Khan and the merchant of Venice), les premiers pirates de la radio anglaise (Pirates of the airwaves) qui ont permis à toute une jeunesse (dont Biff lui même « just a teenage boy underneath the covers listening to the radio ») de découvrir nombre de nouveautés rock et qui ont suscité des carrières en passant par Guillaume le Conquérant (1066) et les sorcières de Salem (Witches of Salem). Saxon se montre ici plus en forme que jamais avec un album de pur heavy, puissant et mélodique dont on ne peut que vanter l’exemplarité tant y trouver un défaut est difficile. Le contenu musical est aussi inspiré que la pochette (qui relève vraiment le niveau de la précédente…) Biff, qui vient de célébrer ses 73 ans est dans une éblouissante forme vocale, et ses compagnons de route plus affutés que jamais. On admirera le travail aussi rentre dedans que tout en finesse du batteur Nigel Gloker, la puissance du bassiste Nibs Carter et la réelle complicité guitaristique entre Brian Tatler et Doug Scarratt qui, ensemble forment non pas un groupe uni – ce qu’ils sont – mais une vraie machine de guerre. Un groupe à ne pas manquer à Lyon et au Zénith de Paris, ni même au Hellfest où Saxon nous offrira, enfin, son show Castles and Eagles – avec promesse de faire revoler le Fuckin’ pigeon.

ORLEANS METAL NIGHT: Demon Tool, Dreamcatcher et Looking For Medusa, le 6 janvier 2024

Retrouvez ici la galerie photos du concert

A peine les fêtes sont-elles terminées que je prends la direction du très actif Dropkick bar à Orléans pour aller soutenir les copains de Dreamcatcher, ce soir entourés des « revenants qui n’ont jamais vraiment disparu » Demon Tool et de ce qui sera ma première découverte de l’année, Looking For Medusa.

Il n’y a pas grand monde ce soir au Dropkick. On y circule aisément même si l’ambiance est animée. La date choisie, le dernier samedi des vacances de Noël, y est sans doute pour quelque chose. N’empêche, ceux qui sont là vont en avoir plein les mirettes et les esgourdes.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Il y a des groupes comme ça, tu connais leur musique depuis les débuts mais la vie fait que tu n’as jamais croisé leur chemin, ni vu la formation live. Demon Tool, désormais un « ancien » groupe de la scène hexagonale qui a sorti 2 albums, ouvre les hostilités. Son heavy thrash fait des étincelles, le groupe dégainant des titres entrainants et enjoués.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Le chanteur, Chris « El tyranno » module entre chant grave et profond qui évoque parfois ADX – une des influences du combo – et agressivité thrash, allant chercher le public toujours avec humour.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

La paire de gratteux composée de Nils « l’ancien » et du plus récemment arrivé mais néanmoins expérimenté barbichu Olivier fait bloc derrière une section rythmique (Nico à la basse et Jéjé à la batterie) qui propose une structure puissante et lourde à la fois.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Demon Tool nous offre ce soir une dizaine de titres variés dans une ambiance bon enfant. Si les morceaux sont issus des deux albums du groupe (Gladiateur, Abysse, La naissance du mal et Vampires de Soleil rouge, La demeure du diable et Soleil Rouge de Prophétie MMXII) et nous offre un nouveau titre (Médaillé) du troisième album qui est prévu pour… qui sait? Une ambiance qui se termine sur une reprise thrashisée de La salsa du démon qui fait son petit effet auprès du public présent.

DEMON TOOL live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

une bonne demie heure de changement de plateau et voici que déboule Dreamcatcher qui est déjà venu en ces lieux en 2019. La formation a beaucoup changé depuis puisque deux guitaristes ne sont devenus qu’un (Bastien, également membre de Stell Rangers) et que la basse est tenue par barbichou, non pas « jumeau de » mais bien le pré-cité Olivier.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Là encore, les changements sont notables. On sent un groupe à l’unisson, une formlation qui vise les mêmes objectifs mais… Mais là où Chris, le chanteur (faut croire que les Chris chanteurs sont un critère de cette soirée…) n’hésitait pas à aller chercher le public dans la fosse, ce soir, il me semble que la prestation manque d’un petit quelque chose. Est-ce une guitare en moins, la fin des fêtes, le manque de public? Je ne sais pas, mais je ne suis pas entrainé par la prestation.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Dreamcatcher pioche cependant au cœur de ses trois albums, proposant des morceaux heavy et thrash, Chris évoquant des souvenirs récents (Dreamcatcher, dont le chanteur est un inconditionnel de la vierge de fer, a ouvert il y a peu pour un certain Paul Di’Anno) et autres amours de jeunesse pour les indiens d’amérique, X-Files ou certains criminels notoires évoqués dans les chansons du soir (It’s a good day to die, Trustno1, Whitechapell…)

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

La formation conclu son set avec Wrathchild une reprise d’un groupe qui ne saurait aller très loin et Fly away, issu de The road so far, son dernier album en date.

DREAMCATCHER live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Le temps de changer le plateau et voici la claque de la soirée. Je n’ai jamais entendu parler de Looking For Medusa et je pense être passé à coté de quelque chose. Car le groupe propose un heavy metal racé et plus qu’entrainant, le genre qui donne envie de taper du pied et de bouger. D’ailleurs, le chanteur ne tiens pas en place, arpentant la scène de long en large et en travers.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Les autres musiciens sont plus que complices et personne n’a son pré carré. La scène est piétinée dans son moindre centimètre carré par chacun d’entre eux pendant les 50′ du set.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Forcément, je cherche des infos sur le groupe… Mais on est en France, alors: un site web pas à jour (« concert à venir: novembre 2021 », aucune bio ni indication de line up…) donc impossible de dire qui fait quoi. Mais le fun est là, et l’ambiance monte d’un cran.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Looking For Medusa offre donc ce soir une prestation solide et enjouée devant un public malheureusement trop peu nombreux. Reste un bon souvenir d’un groupe qui donne envie d’en savoir et d’en voir plus en live. A suivre dès que possible.

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

Malgré une date pas forcément des plus judicieusement choisies, ce premier concert de l’année fut un moment chaleureux et convivial. Après tout, c’est bien là ce qu’on attend d’un concert de rock, et, pour le coup, c’est « mission accomplie ».

LOOKING FOR MEDUSA live@Dropkick, Orléans le 6 janvier 2024

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ORLÉANS METAL NIGHT: la galerie

Retrouvez ici le live report du concert

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PRISM A: Way of life

France, Hard rock (Autoproduction, 2023)

Le hard rock vintage, celui des 80’s, a encore de beaux jours devant lui tant il existe, en France et ailleurs, d’irréductibles inconditionnels du genre. Prism A fait partie de ceux-là. Fondé sur les cendres de Prism, le groupe orléanais (ou presque) a publié en 2020 ADN, un premier Ep de 4 titres forgés dans ce heavy rock entrainant et enjoué. Le combo revient aujourd’hui, fin 2023 en réalité, avec son premier album, le fort bien (sinon originalement) intitulé Way of life. L’album composé de 9 titres fleure bon les années 80 avec toutes ses références: du hard rock classieux avec ses guitares enjouées (Tell me why, Burn the ground, Pink mussels, Way of life), ses références aux grands du genre (Crazy night qui évoque un certain Kiss, l’indispensable ballade à mi parcours No more tears rappelle un autre certain Ozzy), son origine Made in France et ses – charmantes – fautes d’anglais (Fight all days – j’eus préféré « Fight every day »…) Si Prism A ne réinvente rien, on sent un groupe passionné qui cherche seulement, simplement, à se faire plaisir, sérieusement mais sans jamais se prendre au sérieux. Et de cette manière, le groupe a de quoi emmener l’auditeur avec lui. Nous irons avec plaisir découvrir ce que donne Prism A sur scène le 13 avril prochain à Cléry Saint André en ouverture des incontournables Sortilège. En attendant, on reprendra bien une dose de ce Way of life qui nous replonge dans nos années d’adolescence.

VENUS WORSHIP: Relapse

France, Grunge (Démo, 2024)

A peine formé en 2023, voilà que le trio parisien Venus Worship s’enferme en studio pour nous proposer un premier jet de ses aspirations rock n rollesques. Composé de Marko Simic (chant et guitare), Megan Casey (basse) et Marie Courant (batterie), le trois se lancent avec ces 5 titres proposés sur Relapse dans un rock engagé et contestataire. Féministes jusqu’au bout des ongles, dénonçant toute forme « d’injustice » (je le mets volontairement entre guillemets ce mot, tant ce qui est juste pour les uns peut sembler injuste à autrui, et inversement. Débat philosophique ouvert!), ou de discrimination, le jeune groupe n’hésite pas à l’ouvrir et le fait savoir. Dès Escape, on se trouve en terrain familier tant l’ombre de Nirvana envahi la pièce au cours de l’écoute. Musicalement efficace, le chant à la Cobain manque cependant quelque peu de rage et de détermination (c’est l’un des rares reproches, avec un son brut qui manque de rondeurs, que l’on peut trouver à ce premier essai, mais la voix de Marko s’affirmera, comme la production, avec le temps. Normalement.) La force de Relapse, toutefois, est de proposer 5 morceaux qui ne se répètent pas et qui évoquent d’autres influences que sont les Smashing Pumpkins, Alice In Chains ou autres RATM: So it’s war est tout en contrastes entre grunge et rock direct, le morceau titre est plus lent et plus oppressant que lourd, Never give up se rapproche du rock alternatif noisy tandis que MJ vient clore avec entrain ce premier essai. Une nouvelle belle promesse qui mérite d’être découverte.

Publié dans CD.

DIRTY BLACK SUMMER: Gospel of your sins

France, Grunge (Autoproduction, 2023)

Voici un album étrange, de sa pochette à son contenu… Dirty Black Summer est né au crépuscule des années 2010 alors que son fondateur, JB Lebail, alors guitariste de Svart crown éprouvait le besoin de satisfaire d’autres aspirations musicales. C’est ainsi qu’il décide de monter un projet radicalement différent qu’il nomme Dirty Black Summer. Après un Ep, Great deception paru en 2021, le groupe nous offre son premier album, Gospel of your sins. Une pochette tribale sans aucune référence – ni nom de groupe ni titre – d’une population (populace?) dénudée et entrelacée dans une forme de souffrance cache une dizaine de morceaux taillés dans un post grunge étrange et envoutant à la fois. Tout au long de ces 10 chansons, on trouve un exutoire qui passe de la colère à la douleur, la nostalgie et est fait de… d’envie. Cette envie qui transforme ces morceaux, pas toujours faciles d’accès, en titres à l’humanité galopante. Un premier album très réussi d’une formation à découvrir.

HIGH SCHOOL MOTHERFUCKERS: Trouble in Paradise

France, Hard/Punk rock (Shotgun Generation, 2023)

Faut pas être pressé avec ces enfoirés de lycéens… Le dernier album en date de nos Frenchies amoureux comme pas deux des Ramones et d’une certaines scène glam déjantée – je pense à Hanoi Rocks, Backyard Babies et consorts – remonte à 2013, avec un split en 2016 avec The Joystix. Ils sont enfin de retour avec Trouble in paradise, un « extended » EP de 7 titres. Enfin… 4 morceaux originaux et 3 reprises, pour être plus précis. En 10 ans, le groupe a eu le temps de grandir et de voir son line up encore modifié. Ne restent que Pamy à la batterie et Stuffy au chant et à la guitare, les compères étant ici rejoints par Carvin à la guitare et Steff à la basse. Les amateurs de High School Motherfuckers ne seront pas déroutés: on retrouve tout au long des 4 morceaux originaux des références aux groupes prémentionnés, punkisant et festif à souhaits , ainsi que des clins d’œil à des incontournables comme Motörhead. Kicked in the head évoque d’ailleurs directement les Ramones – tiens, donc, c’est étonnant, il y a même une reprise de leur Commando pour clore ce disque! – et fait également, dans son sous titre (Neverending hangover in Hungary), référence au Another hangover in Hungary qui figurait sur Say you just don’t care (2013). Boy in the city est un rock direct et franc du collier et là où Rockstar est gentiment crade, Water into wine se veut aussi direct que festif et dansant. Drunk like me (The Dogs d’Amour – notez ce judicieux enchainement entre ces deux morceaux!) est l’ovni du disque, interprété plus que chanté par Steff mais entre bien dans l’esprit général, tout comme le quelque peu plaintif Gina (Last of the Teenage Idols), rock et oldie, au même titre que le sus mentionné Commando. Avec cette nouvelle galette, HSMF se fait plaisir et continue de dispenser un rock irrévérencieux et enjoué à la fois. Rien de nouveau sous le soleil si ce n’est l’amour de la musique qui fait bouger.

Prévisions 2024

Adieu 2023, qui fut une belle année, à de nombreux niveaux, et bienvenue 2024, qui sera, devrait être, tout du moins, là aussi à plus d’un titre, un cru exceptionnel.

D’abord musicalement, bien sûr, puisque ces prochains mois promettent de belles et grandes sorties d’albums. En vrac, nous attendons avec impatience Hell, fire and damnation (Saxon), The Mandrake project (Bruce Dickinson), Karma (Myrath), Invicible shield (Judas Priest), Clear cold beyond (Sonata Arctica), Saviors (Green Day), Here comes the rain (Magnum), Stand united (Firewind), Be right here (Blackberry Smoke)… Un bon début pour les premiers mois, sans compter les surprises, notamment françaises, qui arrivent.

En matière de concerts, l’année débutera fort à Orléans, et ce dès le 6 janvier, avec le triptyque Demon Tool/Dreamcatcher/Looking For Medusa qui réchaufferont le Dropkick Bar. Puis, après la claque reçue avec So Floyd en 2023, un coup d’œil au One Night Of Queen mené par Gary Mullen and The Works au Zénith d’Orléans est prévu le 21 janvier. On ne peut qu’espérer un concert grandiose, tout en lumière et un défilé de chansons aussi intemporelles qu’incontournables…

On enquillera avec le lancement de la seconde partie de la tournée Tenace de Mass Hysteria dans un Astrolabe qui promet d’être bouillant avant de retourner au Zénith pour y soutenir Shaka Ponk le 22. Ces deux concerts, pour des raisons différentes, risquent d’être explosifs. Et on aura plaisir à les retrouver tous quelques semaines plus tard à Clisson!

Mars sera un mois sans pour cause d’absence, mais avril débutera avec l’une des affiches les plus attendues de ce premier semestre puisque le Zénith de Paris accueillera le 8 les Metal masters que sont Saxon et Judas Priest, avec, croisons les doigts, une surprise au passage. Le 13, un petit tour à Cléry Saint André (45) s’imposera pour y soutenir le 3ème Crick Fest (interview de l’orga à suivre) à l’affiche duquel on trouvera Sortilège, rien que ça! La semaine suivante, le 20, direction Rebrechien (45) pour le second concert tribute de l’année, le retour du Troopers Fest qui nous promet une nouvelle scénographie. Le mois pourrait se terminer avec le concert parisien de Slash feat. Myles Kennedy au Zénith le 24.

Retour à Rebrechien le 25 mai pour la nouvelle édition du Rock In Rebrech (interview à venir) qui accueillera cette année un superbe plateau avec La Jarry, Les Princesses Leya et Sidilarsen – et une surprise pas encore annoncée pour le 26 mai, où nous irons sans doute assister à la prestation de Bruce Dickinson à l’Olympia de Paris.

Deux festivals nous attendent au mois de juin. On commencera par aller à Nancy revoir la place Stan et aller admirer les oeuvres de la cristallerie Daum avant de passer les soirées du 21 au 23 au Zénith qui accueillera 6 légendes du hard/metal au cours du Heavy week end qui regroupera rien moins que Extreme et Scorpions, Megadeth et Deep Purple puis Alice Cooper et Judas Priest. La semaine suivante, on ira à l’opposé, à Clisson pour la nouvelle édition du Hellfest qui se tiendra du 27 au 30 juin avec une nouvelle affiche variée et impeccable – quoiqu’en disent les râleurs, il y en a pour tous les goûts.

D’autres soirées viendront sans doute compléter ce premier semestre qui s’annonce déjà chargé à souhaits et seront l’occasion de rencontrer les groupes et discuter avec les musiciens

Ce préprogramme annoncé, Metal Eyes vous souhaite de passer une très belle année 2024 ! Prenez soin de vous et de celels et ceux qui vous sont chers, faites vous plaisir et profitez de la vie!

Bilan 2023

Fin d’année oblige, le temps est venu de regarder derrière nous et de faire un bilan des activités, satisfactions et/ou déception de cette année 2023.

Commençons donc par te remercier, toi lecteur qui te connecte au quotidien, ou presque, sur Metal Eyes. Si, après une période un peu creuse, le premier semestre 2023 avait été encourageant, le second continue de voir la fréquentation du site augmenter. Vous êtes en moyenne 4000 à vous connecter au quotidien – près de 1,5 millions de lecteurs par an – avec une moyenne, elle aussi en augmentation, de près de 7 pages visitées par session. Autre source de satisfaction: la variété des origines du lectorat du webzine. Bien que présenté dans sa seule version française, les connexions se font depuis de très nombreux pays. La France et les pays francophones (Belgique, Suisse, nos voisins du Maghreb et nos cousins du Canada) mais aussi de nombreux pays, principalement anglophones ou non (Royaume Uni, USA, Canada, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Pays-Bas, Scandinavie). On pousse même en Amérique du Sud avec un lectorat chilien, petit mais fidèle! Merci donc à chacune et chacun d’entre vous pour votre confiance, votre curiosité et votre fidélité! D’autant plus que, je ne le rappellerai jamais assez, Metal-Eyes est une aventure individuelle, solo, une équipe composée d’une seule personne: votre serviteur!

Ce qui nous anime tous, naturellement, c’est la musique. 2023 a été, une fois encore, riche en découvertes, en nouveautés de groupes établis, en espoirs, aussi. Comme tous les ans, et de plus en plus malheureusement, les sorties sont tellement nombreuses qu’il est impossible de tout écouter et de tout chroniquer. Voici cependant un petit florilège de ces albums qui m’ont marqué, sans ordre particulier il suffit de cliquer sur les liens pour retrouver directement la chro):

Karma de Kamala (Brésil), Cosmic evoked potentials de L’ira del Baccano (Italie), Call me inhuman de Asylum Pyre (France), Chronicles of the kid de Ayron Jones (USA), Memorial de Soen (Suède), Los classicos del Locos de Loco Muerte (France), Long overdue de Koritni (Australie/France), Rogue asylum de The Ground Shaker (Suisse), Darkfighter de Rival Sons (USA) WTForty five de Girschool (Angleterre), Underneath the sound de Dropdead Chaos (France), Soulkeeper de Black Hawk (Allemagne), Redshift de Worselder (France) et This too shall pass de Grandma’s Ashes (France) et ce pavé triple CD et DVD/Blu ray qu’est Live In Europe – The Rockwall tour de Piledriver (Allemagne), superbe groupe tribute à Status Quo.

Au niveau des concerts, vive la province! De belles salles, de belles initiatives, de belles découvertes ont égrnné mon année. Il y a bien sûr aussi les concerts parisiens, halte obligatoire des plus grands noms qui, malheureusement ne viennent que trop rarement visiter nos belles régions. Mon top 10 pour 2023 ? Le voici, et dans l’ordre de mes préférence cette fois :

KrashKarma @Rock In Rebrech 12, 2 juin 23

1- KrashKarma, festival Rock In Rebrech, Rebrechien (45) le 2 juin,

2 – Robert Jon And The Wreck, le Quai’son, Talcy (41) le 28 septembre

3 – Soen (et MolyBaron),Elysée Montmartre, Paris (75), le 15 octobre

4 – So Floyd, Le Zénith, Orléans (45), le 14 mai

5 – Rival Sons, L’Olympia, Paris (75), le 27 octobre

6 – Def Leppard, Hellfest, Clisson, le 16 juin

7 – Enforcer, Hellfest, Clisson, le 17 juin

8 – Jelusick, Rock In Rebrech, le 3 juin

9 – Aleister, Hellfest, Clisson (44), le 18 juin

10 – Zoe, Le Dropkick, Orléans (45), le 29 avril

Robert Jon And The Wreck, Talcy, 28 septembre 2023

L’année a également été riche en rencontres. Au rang de celles-ci, il y a Angie, de NRV promotion qui défend les jeunes formations françaises et a fait l’objet du tout premier portrait de la rubrique  » Les acteurs dans l’ombre ». Avant de recevoir la claque du mois de juin, découvrir le plus que sympathique duo de KrashKarma fut un moment très agréable, autant que de partager un peu de la folie des gringos de Loco Muerte. Retrouver Ayron Jones avant son concert fut aussi un moment très agréable, tout autant que les quelques minutes passées – enfin – au sec avec Thunder Mother qui a bénéficié de l’entrée sur scène la plus en accord avec son nom que quiconque ne pouvait imaginer!

Comme tous les ans, sans les personnes suivantes, tous ces articles n’auraient pu voir le jour. Je tiens donc en cette fin d’année à remercier, sans ordre particulier:

Les fournisseurs de décibels et de rencontres: Angie Dufin (NRV promotion), Alexandre Saba (M&O music), Romain Richez (Agence singularités), Olivier Garnier (Replica promotion), Elodie Briffard (Elie promotion), Roger Wessier (WTPI), Elodie Jouault (Aria Promotions), Andrea Tochtenhagen (Bob media)

Les facilitateurs de concerts: Olivier Garnier (Replica promotion), Arno T. Walden (No Mad Musik), Sabrina Cohen Aiello (Verygroup), le Dropkick bar (à Orléans), Valentin Gilet (Warner music France), Myriam Astruc, l’association Red Daff et l’ensemble des groupes qui maitrisent le DIY (Zoé, Polymaze, Orkhys, Hevius, Orpheum Black et tant d’autres…)

On attend maintenant 2024 pour en faire une année exceptionnelle! Le programme des premières festivités/attentes vous sera sous peu dévoilé, même si, on le sait déjà, il y a du lourd qui nous attend!

Metal-Eyes vous souhaite à toutes et à tous de passer une très, très belle année 2024. Nous nous retrouvons dès le 3 janvier prochain.

SYCOMORE: Antisweet

France, Sludge (Source atone records, 2023)

Tout est dit dans le titre: Antisweet. Et contrairement à ce que la pochette pourrait laisser croire, ce n’est pas une vindicte anti bonbons que mène le trio français Sycomore mais bien une croisade contre la douceur. Ce quatrième album des amiénois se veut brutal et sans concessions. Il en est même oppressant par sa noirceur explosive. La rage qu’on retrouve sur chacun des 8 morceau de ce disque puise autant dans le metal extrême – pas étonnant au regard de la provenance des musiciens, issus de Anorak (grind) et Taman Shud (stoner) – que du côté du grunge. Sycomore n’a pour codes que les siens et navigue clairement à l’envie. Antisweet est un album difficile d’accès, à ne sans doute pas mettre entre toutes les oreilles, certes mais il est un album particulier et personnel qui parlera aux amateurs d’un genre extrême et particulier.