WOLFHEART: Tyhjyys

wolfheart 2017Death mélodique, Finlande (Spinefarm, 2017)

Douceur, passe ton chemin! Fais place au courroux et la rage, que la terre dégorge du sang d’innocentes victimes et que celui des coupables soit à jamais visible ! Oui, ok, ça fait un peu heroic fantasy, Seigneurs des anneaux, Game of thrones et tutti quanti, mais c’est un peu ce que je ressent à l’écoute de ce nouvel album des Finlandais de Wolfheart, un album au titre… euh, pas imprononçable, mais incompréhensible. Bien, alors une petite recherche nous indique que Tyhjyys est le terme finnois pour exprimer la notion de vide. Et il n’y en a pas beaucoup, ici, du vide, tant cet album est un condensé de rage. Après un calme et acoustique Shores of the lake Simpele, auquel il ne maque qu’un accompagnement de « mmmmh mmhhh mmmmmmmhhhh » pour  que ce blues se transforme en sublime complainte, le grondement de la bataille résonne et s’approche. Déjà, Wolfheart nous entraîne en pleine nature et, c’est la grande force de cet album, au gré de la musique, les paysages prennent corps. Wolfheart crée une musique résolument cinématographique. Et comme tout bon film, il y a un rythme: après le calme vient la tempête, la violence de la bataille, avant le retour au calme à la suite de la victoire. Dès Boneyard, la musique se fait rugueuse et sanglante, la voix gutturale et agressive. Etrangement, l’ensemble m’évoque… Justement, c’est ici la faiblesse de ce disque que de trop se rapprocher de l’esprit d’un Amon Amarth quasi omni présent sans parvenir à atteindre le niveau des vikings. Reste que, avec Tyhjyys, Wolfheart nous offre un voyage épique et très wagnerien, un album puissant et varié qui nous entraîne dans son sillage.

Note 7,5/10

Photo de la semaine: AGRESSOR

SONY DSC

Le death metal « à la française » est incarné par Loudblast et Agressor – entre autres. L’un vient du Nord, l’autre du Sud. Agressor, en réalité, c’est Alex Colin-Toquaine, seul rescapé de sa formation d’origine que j’ai vue pour la première fois dans une grande MJC, à Cannes, en off du Midem, avec en tête d’affiche Hanoi revisited (une autre version de Hanoi Rocks!). Pas étonnant, au regard de l’importance et de l’apport culturel que le groupe a apporté à la scène extrême de le retrouver à plusieurs reprises au PMFF. Ce cliché a été pris lors de la quatrième édition, au Divan du Monde, le 8 janvier 2012. Toujours ce problème de lumières, je règle la sensibilité à 3200 ISO et la vitesse à 1/100 de seconde. J’aurai pu modifier les réglages pour éviter l’ouverture à F5,6, mais c’est aussi comme ça qu’on apprend! Même si Agressor n’est pas mon truc, j’aime ce contraste de couleurs de ce cliché.

ULTIM FEST 2 (Furies,Malemort, Witches et ADX) live- Paris, le 28 mai 2016

Initialement prévu le 14 novembre 2015, ce mini festival fut reporté à cause des attentats sanglants de la veille. Plutôt que d’annuler simplement, l’organisation a préféré chercher une nouvelle date, même tardive, pour marquer le coup.  C’est donc de nouveau au Glazart que rendez-vous est fixé, cette fois avec une affiche quelque peu différente puisque Witches et Malemort viennent rejoindre Furies et ADX.

ULTIM-FEST-2_2016 Lire la suite