VOLBEAT: Rewind – replay – rebound

Hard rock, Danemark (Universal, 2019) – sorti le 2 août 2019

Le voici enfin ce nouvel album de Volbeat! Même si le groupe de Michael Poulsen semble avoir trouvé son rythme de croisière, un album tous les trois ans, c’est peu. Même si le fan est régulièrement rappelé à l’ordre avec un live. Maintenant, quoi de neuf sur ce Rewind-replay-rebound, nouvelle livraison de 14 morceaux? Tout d’abord, deux détails visuels: Volbeat illustre son album d’une photo et non d’un dessin. Si cette dernière évoque le film Il était une fois en Amérique, on ne retrouve pas les « voyous moustachus » à la Mike Hammer, ceux-ci apparaissent cependant à l’intérieur de la pochette. Toutefois, le second détail qui indique sans doute une nouvelle orientation est dans la couleur: pour la première fois, le marron disparaît au profit d’un simple noir et blanc. Ceci écrit, penchons nous sur le contenu musical. Si l’on retrouve avec bonheur ce mélange de rock vintage et de metal, Volbeat continue d’explorer des intonations plus pop sans trop se départir de ses aspects les plus metal.  Ainsi, Last day under the sun, premier titre, évoque au départ Bruce Springsteen avant de s’orienter vers un rock plus passe partout. Le refrain est immédiatement mémorisable, et sera sans aucun doute possible repris avec aisance en concert! La mélodie est maîtresse (Rewind the exit, la ballade nostalgique When we were kids, On retrouve cependant  un propos plus speed et rockabilly (Pelvis on fire, Die to live, Parasite – très court…), des aspects un peu « tarantinesques » avec Sorry sack of bones et parfois presque radio friendly (Cloud 9). Les fans ont pu découvrir sur le dernier live (Let’s boogie! live from Telia parken, 2018) The everlasting, avant dernier titre de l’album, dans une version sans doute un peu plus brute. Poulsen continue ainsi de chercher à séduire le plus grand nombre en faisant de Volbeat un groupe sans doute un peu moins rugueux qu’il ne le fut mais toujours d’une redoutable efficacité (les « woh oh, oh oh, oh » faciles de Maybe I believe donneront matière à faire chanter le public). Volbeat nous offre donc un album qui saura combler les fans, nombreux, avant de les satisfaire plus encore sur la scène parisienne de l’Olympia le 10 octobre prochain. Ne cherchez pas: c’est déjà complet!

VOLBEAT: Let’s boogie ! Le DVD

Hard rock, Danemark (Vertigo, 2018)

Souvenez-vous: il y a peu, je vous disais tout le bien que je pensais de Let’s boogie, ce double live historique – dans la carrière du groupe, tout du moins – que Volbeat a capté lors de son passage à Telia Parken devant pas loin de 50.000 spectateurs. Un événement que Volbeat ne pouvait pas ne pas filmer, un témoignage indispensable pour le groupe et ses fans. Pensez-donc, jouer devant pas loin de 1% de la population de son pays doit faire quelque chose! Dès lors, je ne pouvais que visionner le DVD pour prolonger le plaisir. Eh bien, le voici. Et il va plaire à tous ceux qui aime ce rock heavy et festif de Michael Poulsen et sa bande. Combien de caméras ont-elles été utilisées, je n’en sais rien. Les images sont propres – malgré quelques flous – le son est parfait et ce DVD propose une traduction en anglais des discours enjoués de Poulsen dans sa langue maternelle, ce qui nous permet de mieux comprendre pourquoi, de temps à autres, il se marre… Une nécessité car qui comprend le danois? Les moments d’émotions sont fréquents, tant dans l’humour que dans le frisson (Godbye forever, la venue de Lars Ulrich, celle plus anecdotique de Mikkel Kessler sur A warrior’s call qui jette au public des gants de boxe comme, presque comme,  Klaus Meine balance des forêts de baguettes de batterie, ou ces enfants invités sur le final Still counting. Si le seul reproche que l’on puisse trouver est l’absence de bonus – on aurait apprécié un « behind the scenes » et autres témoignages des participants – il ne reste qu’une question à régler: vous revenez quand chez nous?
A noter: ce live existe en double CD, double vinyle, BluRay et DVD, il y en a donc pour tous!

 

VOLBEAT: Let’s boogie!

Hard rock, Danemark (Vertigo, 2019) – sorti le 14 décembre 2018

Ça, c’est le cadeau de fin d’année que les fans de Michael Poulsen attendaient avec impatience! Non content de donner un des plus gros shows que le Danemark ait connu, ou plutôt « le plus gros show jamais donné à domicile par un groupe danois » (48.250 spectateurs, dans un pays de moins de 6 millions d’habitants!), Volbeat nous offre Let’s boogie! (Live from Telia Parken), un luxueux double album live bourré de classiques du groupe et bien plus encore! Jugez-en sur pièce: 26 chansons, des invités en-veux-tu (parmi lesquels on notera la présence de Mille Petrozza, Johan Olsen, Danko Jones ou encore le compatriote Lars Ulrich). Je ne peux, pour le moment, que vous présenter la version CD de ce concert. Énorme, de bout en bout. Le son est énorme, la setlist au poil, les interventions parfaites… Volbeat nous présente là une machine parfaitement bien huilé, un monstre d’efficacité aux compositions puissantes, entraînantes et populaires, dans le meilleur sens du terme. Poulsen est à l’aise, et s’amuse. « A partir de maintenant, je vais passer à l’anglais. Parce que tous les Danois parlent anglais. Mais personne d’autre ne parle danois »; tu parles! Il est chez lui, et mélange les langues, ce qui apporte un charme supplémentaire. On aimerait voir les images du public lorsque le guitariste chanteur lance, à la fin de Fallen « qui sera le meilleur crowdsurfer ce soir? Il gagne une guitare Volbeat… Je crois que nous avons un gagnant! »Ou, plein d’émotion en introduction de Goodbye forever, avec frisson garanti en bout de course… De la tendresse aussi, lorsqu’il parle de son bébé né 3 mois avant, pour introduire For Evygt. Un peu provocateur aussi envers la famille royale lorsqu’il accueille pour 2 chansons, Lars Ulrich, « le véritable prince du Danemark ». La famille princière assistait-elle au show? Ce double live est simplement un témoignage indispensable, une superbe réussite d’un groupe unique dont on n’attend que 2 choses: un nouvel album – un nouveau morceau prometteur, The everlasting, est présenté – et un passage sérieux dans l’hexagone… Reste à voir ce concert en image pour profiter de toute la pyrotechnie qu’on entend. Merci, tout simplement.

VOLBEAT – Seal the deal & let’s boogie

VOLBEAT 2016Hard rock, Danemark  (Vertigo, 2016)

A la première écoute, aux premières lignes de chant de The devil’s bleeding crown ou de Marie Laveau, on a l’impression d’entendre The Offspring, Sum 41 ou autres groupes de cette générations « punk US » des années 90. La voix de Michael Pulsen n’est sans doute pas étrangère à ce sentiment. Bon, et? On arrête là, et on passe à autre chose? Non, évidemment. Parce qu’à la seconde, puis à la troisième écoute, et les suivantes, ce Seal the deal & let’s boogie se révèle à plus d’un égard simplement irrésistible. D’abord, les mélodies sont taillées pour séduire. Elles entrent dans la tête pour n’en pas sortir. Ensuite, parce que les guitares de Michael Poulsen et de Rob Caggiano – qu’il faudrait enfin considérer non plus comme « ex-Anthrax » mais bien comme membre à temps plein de Volbeat – offrent une multitude de moments originaux, réfléchis pour l’efficacité et la discrétion. Parce que, aussi, les invités apportent une touche particulière aux titres interprétés (le chant danois de Johan Olsen sur For Evigt, qui ressemble à un hommage, la folie douce et contrôlée de Danko Jones sur Black Rose ou ces chœurs sur Goodbye forever), et que Volbeat se risque à explorer des sonorités orientales sur The gates of Babylon ou nous propose deux reprises réussies ( Rebound et Battleship chains). parce que, enfin, ce disque regorge de ces sonorités et rythmes empruntés au rock des années 60, celui qui faisait danser et bouger. Et que ça fonctionne encore.  Seul Mary Jane Kelly me semble moins efficace, mais un titre sur treize, ce n’est rien. Le reste, malgré certains airs de reprises qui n’en sont pas (Black Rose ou The gates of Babylon n’ont rien de commun  avec Thin Lizzy ou Whitesnake) est entraînant et donne envie de chanter. Seal the deal & let’sboogie est un de ces albums qui donne la pêche.

Note: 8/10

Titre que je retiens: The gates of Babylon