C’est en 2016 que nait le trio anglais Urne qui se fait les armes et propose, en 2021, son premier album Serpents & spirit. Ce dernier a dû marquer Joe Duplantier, guitariste et hurleur en chef de Gojira, qui a décidé de produire le second album des Anglais. Enfin, « produire »… Le gaillard est crédité à la production ainsi que, accompagné de Johann Meyer, à l’enregistrement, au mixage et à l’édition… A l’écoute de A feast on sorrow, on comprend vite ce qui a dû plaire au Français tant la démarche musicale de Urne est lourde, sombre et complexe. Complexe car le trio composé de Joe Nally (chant et basse), Angus Neyra (guitare) et James Cook (batterie) ne se laisse jamais aller à la facilité, que ce soit dans les morceaux les plus courts – hors l’instrumental Peace de 1’12 – qu’il s’agisse de l’oppressant titre d’ouverture The flood came rushing in (6’05 de rage et de fureur des éléments), ou Becoming the ocean, ou encore, surtout, de ces deux pièces à rallonge que sont A stumble of words (11′) et The long goodbye/Where do the memories go qui vient clore cet album en 11’15 de lourde, oppressante et hypnotisante mélancolie. La lecture du livret permet de plus encore comprendre la démarche du groupe, Joe Nally en tête expliquant en avant propos les origines de cet album qui est tout sauf optimiste et qui met en avant la puissance destructrice des océans lorsque ces derniers s’éveillent. Un album exutoire, en somme, qui lui permet de faire le point sur la maladie La production est riche et massive, mettant en avant autant les orchestrations et arrangements subtils – quelle superbe introduction au piano sur le morceau titre ! – que le chant gras, parfois proche d’une colère black metal de Joe Nally. Urne fait partie de ces formations sur lesquelles on parie volontiers qu’elles deviendront des incontournables de demain. A feast on sorrow en est la meilleures des cartes de visites à découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait.
Voilà un des concerts que je ne voulais pas rater, d’autant plus depuis le retour de John Corabi dans la famille The Dead Daisies. Si le groupe à entrées et sorties permanentes a toujours suivi les aspirations du commandant de bord David Lowy, j’ai, malgré deux bons albums, moins accroché à la période Hugues. Et puis, le alors quatuor n’a jamais vraiment posé ses valises chez nous avec « The voice of rock » – deux concerts en 2022 (à Vienne et Pennmarch), un Hellfest annulé en dernière minute… Bref, après la crise sanitaire, le capital sympathie est à reconstruire. Et ça, c’est quelque chose d’inné avec Corabi.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Ce soir, la Machine du Moulin Rouge est plus que correctement remplie et le public accueille un Spike, ex chanteur de The Quireboys, qui propose ce soir un set acoustique; Seul en scène, accompagné de sa guitare et entouré s’un chevalet et de ce qui fait office de mini bar avec deux verres, le chanteur est de très bonne humeur. Tout au long de son set, il ne fera que blaguer, évoquer des souvenirs entre deux chansons. Sa démarches se faisant moins assurée au fil des minutes, nous sommes quelques uns à nous demander quel est exactement le contenu de son verre à bière…
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Le gaillard sème quelque peu le doute évoquant régulièrement un nouvel albu de « The real Quireboys »..; Serait-il donc de retour au bercail? Non, il a désormais son propre groupe qu’il a nommé The Real Quireboy. Est-ce le meilleur choix de patronyme? Permettez moi d’en douter, mais l’avenir sera plus explicite.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Son set est composé de classiques des Quireboys et de quelques reprises, mais il est surtout composé de souvenirs qu’il évoque, des ces moments passés sur la route avec Whitesnake et Aerosmith (c’est la plus belle année que j’ai vécue. On n’a touché aucune drogues cette année là, non, non, rien du tout! ») et partage facilement, toujours avec le sourire et sa bonne humeur communicative, anecdotes sur anecdotes. Le public se marre, et tant mieux. Car le set musical en lui même peut, sans ces intermèdes, sembler un peu longuet, même si le public reprend en chœur certains des titres les plus connus. Mais le gaillard, malgré les signes du staff lui indiquant qu’il est temps d’arrêter, continue de jouer, cherchant un titre dans son classeur… Un set dont on se souviendra plus pour la déconne simple que pour le contenu musical, aussi sympathique soit-il.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Un pupitre, un pied de micro et une caisse, c’est assez rapide à sortir de scène. A peine 15′ après la fin du set de Spike, la Loco… euh, la Machine est replongée dans le noir. The Dead Daisies déboulent pied au plancher avec Resurrected. Un choix de titre d’ouverture qui sonne comme les meilleures augures et qui, je le pense, n’est pas un choix fait à la légère. D’ailleurs, la tournée elle-même s’intitule Resurrected Tour…
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Il faut peu de temps à Doug Aldrich et John Coraby pour saisr le public à la gorge, public qui découvre ce soir le « petit nouveau », le bassiste Michael Devin, presqu’un clone de Marco Mendoza en plus… concentré. C’est aussi le cas du capitaine David Lowy qui se lâche au fil des titres.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Corabi est ce soir très en forme, et communique très facilement avec le public. Il est visiblement heureux d’être de retour au bercail. Si, ce soir, TDD fait naturellement la part belle à sa discographie avec Corabi, le groupe n’écarte pas la période Hugues dont trois petits morceaux sont joués (Unspoken et Bustle and flow de Holy ground et Born to fly de Radiance).
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Le public reste cependant particulièrement réceptifs aux désormais classiques du groupe qui défilent les uns après les autres. Les musiciens occupent chaque espace de la scène, allant chercher e public autant que faire se peut.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Brian Tichy nous gratifie d’une superbe et puissant solo de batterie avant que Corabi ne prenne le temps de présenter chaque musicien, prétexte à mini medley. « Si vous aimez ce que vous entendez, c’est grâce à moi! Si vous n’aimez pas ce que vous entendez, c’est de sa faute » dit-il en désignant David Lowy qui entame Highway to hell (AC/DC). Puis vient le tour de Brian Tichy (Living after midnight, Judas Priest) et du nouveau venu… « Je suis allé chez mon ex-femme, un jour, et dans mon canapé, ce mec était assis. Je t’ai déjà remercié de m’avoir soulagé d’elle? » demande-t-il à Michael devin avant que ne résonnent les premiers accords de Heaven and hell (Black Sabbath). « L’homme aux cheveux dorés » c’est naturellement Doug Aldrich, désormais le plus ancien membre « permanent » de TDD (Smoke on the water, Deep Purple). Puis c’est au tour du chanteur de se voir présenté avec We’re an American band (Grand Funk Railroad).
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
La tension est telle qu’on sent l’approche de la fin du concert. Mais avant cela, toujours de bonne humeur, Corabi vient taquiner le public: « Vous avez ce truc en France avec le vin. Mais aimez-vous la bière? Et le whisky? Vous aimez la tequila? Voulez-vous faire un tour au Mexique? » et c’est parti pour un explosif Mexico baigné de lumières vertes, rouges et blanches, au couleur du drapeau mexicain.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
TDD quitte la scène après sa version de Midnight Moses avant de revenir pour offrir l’incontournable Long way to go – plus que jamais d’actualité… – et de conclure avec sa dernière reprise en date, Slide it in. Marrant quand on pense que deux des membres actuels des Daisies sont passés dans le giron du Whitesnake de Coverdale…
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Ce soir, si la Machine n’affichait pas complet (faut dire que cette salle est tout sauf pratique pour circuler ou voir correctement), The Dead Daisies nous a offert un concert chaleureux, nous montrant un groupe très en forme – mais ne s’est pas prêté à son habituelle séance de dédicaces après son show… Avec une telle énergie, nul doute que le groupe sera bientôt de retour avec un nouvel album et de nouvelles dates. En tout cas, la soirée fut à l’image du groupe: rock’n’roll et chaleureuse!
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Merci à Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Oups, il nous a échappé, celui-là… Et il mérite une petite séance de rattrapage, parce qu’on les aime bien, chez Metal-Eyes. Les Américains de Dropkick Murphys ont toujours su faire du rock celtique qu’ils pratiquent un moment de fête et de bien-être. Leur douzième album ne déroge pas à la règle. Et même si, sur la pochette de Okemah rising, il est écrit « acoustic », la joyeuse bande a rebranché l’électricité. Comme pour son précédent album, le groupe rend hommage à Woody Guthrie en mettant en son les textes du bluesman. Et force est de constater qu’une fois encore, le mariage fonctionne à merveille. Malgré la séparation temporelle entre ces artistes engagés, les textes de Guthrie sont toujours d’actualité (trop, sans doute…) et sont ici plus que mis en avant par Dropkick Murphys, toujours actif en matière sociale. Mais les punks celtiques parviennent à dénoncer, avec les mots de Guthrie, les travers de la société sans toutefois semer la zizanie. C’est bien de vie qu’il s’agit, de la joie de vivre même, malgré les difficultés économiques et sociétales. De My eyes are gonna shine à I’m shipping up to Boston – Tulsa version, tout est gai, enjoué et entrainant. On a envie de chanter, danser, bouger, remuer du popotin et lever le poing, une bière à la main, et ça, ça fait du bien. Avec Dropkick Murphys, on a simplement envie de passer un bon moment. En Cd ou en concert. Et ça tombe bien: on vient de les annoncer de retour à un certain Hellfest en juin procain!
S’il y a quelques points communs avec le black metal – le maquillage et le chant enragé et aigu – musicalement, les Américains de Suicide Puppets sont plus proches d’un metal bien heavy qui flirte avec le symphonique (Death note, Prey, Sinner) ou l’électro (1000 ways to die). Rythmiquement, ce Beyond the veil, Ep de 5 titres, tabasse sec, c’est sûr, mais est-ce suffisant? Car la batterie est assez répétitive et les riffs, s’ils sont efficaces, ne présentent que peu d’originalité. Alors, oui, il y a de l’envie et de la volonté, mais au final, je retiens quoi? Des influences Cradle of Filth, d’autres Amaon Amarth, d’autres, encore, plus proches de Nightwish. On passe un bon moment, certes, mais rien ne m’emporte vraiment… Il manque le quelque chose qui distinguerait Suicide Puppets de la masse. Dommage.
Formé en 2016 dans le nord de la France, Black River Sons a déjà à son actif un Ep suivi d’un album, Poison stuff, paru en 2019. Quatre ans plus tard, le combo revient avec Skins, un album heavy qui puise ses aspiration tant du côté du rock sudiste que du metal des origines. Les 9 titres de ce nouvel album démarrent avec le morceau éponyme qui, rapidement, évoque Black Sabbath, référence que l’on retrouve tout au long du disque. Mais il y a plus, BRS lorgnant aussi du côté de Black Stone Cherry ou de Lynyrd Skynyrd, deux références de deux époques du southern rock. Tout au long des No pain no gain, Birds and beasts, Don’t tell it twice… les guitares sont de sortie accompagnant un chant chaleureux bien que dans un anglais difficilement compréhensible… C’est sans doute la grande faiblesse de BRS qui pourtant alignent les bonnes idées. Ceci mis à part, les vieux briscards qui composent le groupe savent écrire des chansons qui donnent envie de bouger, et on a envie de les soutenir. Car, oui, tout au long de ce disque, c’est l’amour du rock hard, du heavy rock, du southern rock carré et bien fichu qui transpire. Black River Sons serait-il, comme le fut Stocks en son temps, le plus sudistes des groupes lillois? C’est bien probable. Il serait regrettable de passer à coté de ce petit bijou made in chez nous.
Il y a Baroness et Baroness… Un groupe évolue, et c’est normal, et Baroness fait indéniablement partie de ceux-là. Jadis lourd, oppressant ou intriguant, la formation de John Baizley propose aujourd’hui, avec Stone, un album étonnant à plus d’un titre. Avec ses 10 morceaux (dont une intro quelque peu… ambiancée), Stone navigue de genre en genre sans jamais imposer une ligne directrice évidente. Aussi coloré et torturé que la pochette qui l’illustre, cet album s’apprivoise avec patience. C’est d’évidence ce qui en fait son intérêt et sa force. Déroutant pour les fans de l’ancien temps, novateur pour d’autres, Stone présente également la plus récemment arrivée – qu’on a pu découvrir live au Hellfest 2022 – qui pose son empreinte avec des backing discrets et nuancés et des lignes de guitares souvent étonnantes. Tout au long de Stone, Baroness explore, déroute l’auditeur, voire le décontenance. C’est à la fois la force et la faiblesse de ce disque qui nécessite bien plus qu’une écoute avant d’être apprivoisé. Le genre d’album qui hérisse avant qu’une nouvelle écoute, à froid, un appel à la curiosité, ne permette de le révéler totalement. Oui, définitivement, il y a Baroness et Baroness. Stone en montre une facette nouvelle et, par conséquent, encore inconnue du grand public. Stone fait partie de ces albums qui se révèlent totalement avec le temps.
Ma tête pendant les 45 premières secondes d’écoute de cet album! « Mais, Andreas, tu m’as envoyé quoi là? Du disco? » Passé le cap des claviers typiques de la musique de boite de nuit des années 80, l’arrivée de guitares furieuses, aux cordes maltraitées rassure et me replonge dans un univers plus proche de mes aspirations metalliques. Transform the urge, titre d’ouverture de ce Nepenthes est une sorte d’introduction à l’univers de du trio allemand Seekers Are Lovers. Un univers à la fois électro avec ses claviers hypnotiques et spatiaux, et metal avec des guitares rageuses et discrètes à la fois. Le chant, s’il manque un peu de puissance, est clair, bienveillant et presque tendre parfois, bien qu’émotionnellement tristement chargé, voire torturé. On a souvent l’impression que le groupe veut nous entrainer dans l’espace, ou en tout cas dans un film de SF, avec ses synthés et ses rythmes hypnotisants. Intriguant et surprenant, la grande force de Nepenthes est de ne sonner comme personne d’autre aujourd’hui. Hier, oui, mais Seekers Are Lovers le fait aujourd’hui. Le titre de clôture va en ce sens, puisqu’il s’agit de Smalltown boy, reprise des Bronski Beat dans une version très ralentie et sombre qui interpelle. Une agréable surprise et un groupe à suivre…
Après m’être présenté 24 heures plus tôt pour le concert de ce soir (voir le report du concert de Sortilège au Bataclan), je reviens le bon jour pour assister – enfin – au concert de Rival Sons à l’Olympia. Mettons les choses au clair dès maintenant: la sécurité de l’Olympia, si elle reste courtoise et professionnelle, c’est du grand art dans le n’importe quoi… Ces derniers temps, les photographes sont accompagnés vers la sortie après les 3 premiers titres sauf s’ils ont une place. Mais ce soir, arrivés à la salle, les photographes ont l’agréable surprise de découvrir que, pour une fois dans ce lieu mythique, ils pourront shooter tout au long du concert. Deux groupes de dix, deux titres par groupe puis vous allez où vous voulez. C’est affiché à l’accueil et cela nous est confirmé par la manageure de Rival Sons tête d’affiche de ce soir. Seulement… Le groupe 1 peut shooter seulement 2 titres de la première partie, LA Edwards, avant de se faire éjecter par la sécu (on nous avait pourtant dit pouvoir shooter tout le set…) et se retrouve parqué à côté de la scène. Pas de second groupe de photographes pour la première partie… Ceux d’entre nous qui sont allés – espéraient en tout cas – prendre une bière ou aux toilettes sont rappelés par la sécu et concentrés dans un mini camp à coté de la scène. Stalag indiqué par une lampe torche par un autre agent… Avec un des mes collègues et amis, nous trouvons refuge dans le sas. Un des agents de sécu nous y retrouve, nous explique que nous sommes deux groupes de 10 photographes et que chacun, sauf si invité, sera raccompagné à la sortie après ses deux titres. « Euh, mais, le management nous a dit et confirmé et c’est écrit à l’entrée qu’on pouvait photographier tout le concert de la salle… » « Mais non, on n’a pas eu ces consignes. » Nous demandons si nous pouvons aller aux toilettes (!) et, OK, mais, il nous y accompagne. On est en taule ou quoi? On fait des prélèvement urinaires pour recherche de came? « On se retrouve dans 10 minutes dans le sas pour le briefing ». OK. Là, ce sont 20 photographes qui entendent les mêmes consignes. Rock Hard, My Rock, le Parisien, webzines, tout le monde réagit en expliquant que, à l’entrée, il est bien stipulé qu’on peut tout shooter. Quelqu’un envoie un SMS à la manageure pour lui expliquer la situation. Vérification de l’agent auprès de son responsable… (…) re… La manageure de Rival Sons passe devant nous et nous confirme que, oui, on peut tout photographier, d’où on veut, balcon inclus. l’agent de sécu n’a pas la même version: « OK, vous pouvez photographier tout le concert depuis le fond du hall » Hein? Vous allez vous mettre d’accord, bordel? Qui décide, le groupe ou la salle? Nous entrons dans le pit photo, et là, l’agent revient pour nous informer, bon et grand seigneur, que, oui, « vous pouvez photographier tout le concert d’où vous voulez ». Enfin! Oui, mais, après les deux titres, devine quoi? trois ou quatre d’entre nous nous rendons au balcon et là… « Non, les photographes vous ne rentrez pas »… Mais, mais, mais… Re vérification d’un autre agent de sécu (pas la sécu du public mais la sécu de la salle, va comprendre) qui revérifie avec son boss et… « Tout le concert? Même du balcon? Ok, c’est bon, vous pouvez y aller ». Alors, je ne suis pas dans le secret de l’orga des concerts, mais j’imagine qu’il y a un briefing avec les acteurs principaux, dont les représentants de la salle, de la prod et, peut être, éventuellement, possiblement mais c’est pas sûr, du groupe qui doit, possiblement peut-être donner ses instructions. Alors, merci à la sécurité de l’Olympia de nous avoir pourri un bon tiers du concert, d’autant plus nous qui nous chargeons de la photo et de la rédaction des reports. Ok, c’est écrit, pouvons nous maintenant parler du concert de ce soir?
LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Je serai bref sur la prestation de LA Edwards qui pratique un rock plus que teinté de country. Pendant 45′ les Américains donnent un set dont la musique ne me semble appropriée ni pour la tête d’affiche ni pour le public français. Trop « country western », trop club américain, et pas assez « chauffeur de salle » pour le groupe de rock bluesy enlevé qui assure la tête d’affiche. Les 45′ me semblent longues, d’autant plus en étant coincé dans le sas. La formation ne présente à mes oreilles que peu d’intérêt.
LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Le changement de plateaux se fait rapidement et, là encore, les informations sont contradictoires. On nous annonce, à l’accueil, l’arrivée de Rival Sons à 21h15, le running annonçait 21h, heure à laquelle le public commence à faire entendre sa voix.
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Quelques instants plus tard, la salle est plongée dans le noir et les enfants rivaux investissent la scène. Tous les regards se portent vers Scott Holiday (guitares), sa moustache, ses lunettes et son chapeau et Jay Buchanan, le chanteur aux pieds nus tout de rouge vêtu. Dave Beste (basse) se meut discrètement, avec son éternelle casquette vissée sur la tête, tandis que, derrière sa batterie juchée sur une belle estrade, Michael Miley frappe avec sourire et assurance.
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Parus à quelques mois d’écart, il n’est guère étonnant que Rival Sons axe sa setlist sur Darkfighter et Lightbringer dont 7 titres seront joués en tout. L’accueil du public, dès les premières notes de Mirrors est chaud et la température va monter en intensité tout au long de ces deux heures… Jay Buchanan est très en voix ce soir. Le hard rock bluesy teinté de soul fait des merveilles tout au long des Do your worst, Electric man, Rapture…
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Le groupe semble ne vouloir laisser aucun temps mort jusqu’à ce solo de batterie comme on n’en fait plus qui permet aux autres musiciens, après Open my eyes, d’aller reprendre quelques forces. Un solo magistral, varié et superbement mis en lumières.
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Le groupe reprend avec un Sweet life soutenu comme jamais par un public déjà conquis malgré le manque de communication de Buchanan qui conclu d’un simple « Merci, c’est très gentil ». S’il était resté jusque là discret, le chanteur se lance dans une émouvante explication pour présenter Pressure and time: « c’est un titre que nous n’avons pas mis dans notre setlist pendant longtemps » et lance un message optimiste à tous ceux qui vont mal: « Vous n’êtes pas seuls, nous sommes là, avec vous! » puis c’est un temps plus posé qui monte en intensité, Jay invitant le public à participer sur la fin du titre, fin sur laquelle il s’arrache les cordes vocales avant d’entamer un superbe Jordan.
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Le groupe se lance dans des séances d’impro à l’ancienne, Scott Holiday sortant moulte guitares, simple et double manches, offrant au public solo électrique (sur Face the light) et acoustique (Shooting stars) avant que le groupe ne termine sur un superbe triplé composé de Too bad, Mosaic et d’un Keep on swinging qui retourne l’Olympia de fond en comble. Personne ne reste sans se dandiner sur cette fin de concert dont on ne pourrait qu’espérer qu’il s’étende sans fin. Royal Sons nous a ce soir offert un show magistral de bout en bout. Bravo et merci !
Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Merci à Valentin Gilet d’avoir rendu ce report possible
LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023 LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023