France, Rock (M&O music, 2022)
Formé au Mans en 2015, The Flying Bricks propose un rock aérien qui se dit alternatif et sort rapidement après avoir stabilisé son line-up (Benoit au chant et à la guitare, Arthur à la guitare, Alfonse à la batterie et Numa à la basse), un premier Ep – The fake empire – en mars 2019, et se retrouve à le défendre sur scène tout aussi rapidement. Avec un tel patronyme, on pourrait s’attendre à un rock dans ta face, mais non: Chimeric, le nouvel Ep de 6 titres offres des chansons qui alternent entre calme et puissance. Arthur définit la musique de son groupe comme « du rock alternatif, un peu progressif. On ajoute un peu de metalcore ce qui donne ce mélange un peu… « atmosphérique », même si je ne pense pas que ce soit la meilleure définition« . le groupe a-t-il des thèmes de prédilection pour ses textes, « Oui, on parle de nos craintes, dans un monde incertain, face aux crises géopolitiques, économiques, l’incertitude face à l’avenir. les textes étaient écrit avant Covid, donc on ne parle pas de la crise sanitaire, mais c’est là. On a beaucoup retravailler l’Ep pendant le confinement« . Allez, c’est un Ep, alors allons y titre par titre… « Sleepy Hollow, l’idée c’est d’alterner des refrains et des ponts très énergiques avec des couplets plus atmosphériques« . Le chant – en anglais à perfectionner, svp – est léger, parfois doublé d’une compagne vocale comme sur le morceau titre. « Il s’agit de Mélina Farcy, qui est également la danseuse du clip… » Le chant est globalement doux, pas du tout typé metalcore sur ce disque d’ailleurs. Arthur confirme que « ça se ressent beaucoup plus dans les morceaux, sur la fin de Chimeric avec une partie un peu beatdown. Mais pas dans le chant. Là où on va plus le ressentir dans le chant, c’est sur le dernier morceau, Surrounded, un morceau beaucoup plus direct » – chanson dont nous reparlerons. Vient ensuite Daydream « est un titre écrit par le batteur, une chanson d’amour, d’amour triste. On fait passer ce sentiment d’abandon. C’est un morceau très progressif, qui commence doucement avant de monter en puissance jusqu’à l’outro, où c’est moi qui chante; d’ailleurs« . Si Arthur ne chante que sur l’outro, il occupe l’espace vocal tout au long du dernier morceau de ce disque, Surrounded, notons-le. « C’est la seconde chanson d’amour, un morceau que j’avais écrit en quittant Paris, te qui parle d’une rupture, aussi. Le texte était dans un placard et quand on a composé le morceau, j’ai ressorti le texte qui collait vraiment bien à l’ambiance. Un texte mélancolique mais qui veut aussi aller de l’avant. « Something new, quant à lui, parle de l’abandon parental « un thème qu’on avait déjà abordé sur le précédent Ep avec le morceau Father et on voulait en reparler. C’est un sujet qui nous tient à coeur mais on avait envie de mettre plus de tristesse et de mélancolie sans tomber dans le pessimisme. » L’ensemble musical, alliant à des ambiances légères et tendres un peu de mélancolie, voire de contemplation, est doux et efficace quand il ne se veut pas simplement dansant et très rythmé (Underclub) Pour celui là « on voulait un morceau vraiment pêchu et efficace. C’est Benoit qui est arrivé avec ce morceau quasiment fini, et on s’est demandé quelle pouvait être sa place sur l’Ep. On l’a retravaillé et finalement, On l’a adoré, ce côté rythmé, le message simple – on veut aller en boite et s’amuser« . Une belle variété de tons et de sons, Chimeric est la bande son d’une soirée agréable entre amis. Plus que sympathique, The Flying Bricks est très prometteur.
Entretien avec Arthur (guitare) – le 30 mai 2022

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France, Heavy metal (M&O music, 2022)
France, Heavy metal (Autoproduction, 2022)

La soirée commence par une interview avec Busi B., plus que sympathique guitariste de Crisix, suivie d’une autre avec Niko, guitariste, chanteur et fondateur de Tagada Jones – interviews à retrouver sous peu sur Metal Eyes – avant de se plonger au cœur de l’évènement et retrouver le public en train de faire la queue au… Non, pas au bar mais au point d’adhésion. Une adhésion obligatoire si l’on veut pouvoir consommer et se sustenter. Seul point de reproche que je puisse faire à cette salle par ailleurs plus que sympathique que cette obligation d’adhérer… Quid de ceux qui ne viennent qu’une ou deux fois par an – et il y en a? ? Reste que la disposition se prête aux différentes parties de la soirée: une grande salle qui accueille les concerts – capacité de 500 à 600 personnes – une petite salle pour le concours d’air guitar, le photo booth et le bar et un grand couloir avec vestiaire et merch (dont quelques exclu Hellfestives, svp, et un accueil très chaleureux et jovial).









