ANNIHILATOR: Triple threat

annihilator triple threat 2017Thrash, Canada (UDR, 2017)

C’est dans un superbe fourreau que Jeff Waters nous propose le nouveau méfait d’Annihilator. Et les fans sont servis! Pensez donc, un triple album – d’où, imagine-t-on, le titre Triple threat – qui contient 2 CD et un DVD. Comme on en fait de plus en plus souvent, les CD sont la bande son du DVD, ou l’inverse: le DVD est la mise en images des pistes audio. Le premier CD nous propose 11 morceaux enregistrés lors du dernier festival Bang your head, le 15 juillet 2016. Le cadre des festivals n’est pas idéal pour défendre un dernier album. Ainsi, on ne retrouve qu’n titre extrait de Suicide society, l’inquiétant Creeping again. Le reste est composé d’indémodables classiques  (faut-il les citer? Allez, quelques uns: King of the kill, Never, neverland, Set the world on fire, Refresh the demon, Alisson Hell...) parfaitement joués ce jour là, malgré quelques faiblesse vocales du sieur Waters. Le second CD propose quant à lui des versions acoustiques de 10 chansons. C’est sans doute la partie la plus intéressante de ce combo, car on écoute une autre facette de l’oeuvre d’un groupe habituellement radical. Jeff partage ici le chant avec Matc La France, et c’est un choix judicieux tant l’homme met d’émotion dans son verbe. L’ensemble confirme, s’il en était encore besoin, le talent du guitariste canadien, aussi à l’aise en électrique furieuse qu’en acoustique. Le DVD commence d’ailleurs, étonnamment, par la partie acoustique. l’intérêt n’est ici que musical, les musiciens étant simplement sagement assis en rang d’oignons dans le Watersound studio devant un backdrop au nom du groupe. Ok, on peut constater que les prises ont été faite en plusieurs fois, les fringues des zicos sont là pour le prouver. Non, l’intérêt de ce DVD est bien sûr la prestation du Bang your head où le groupe évolue en plein jour et semble parfaitement à l’aise. Les images sont propres, nettes et le son digne d’un événement de cette ampleur. Un troisième partie propose un mini documentaire capté durant ce même été 2016 alors que le groupe répétait et se préparait pour son set acoustique. Une sorte d’immersion dans la vie du groupe, toujours sympa comme témoignage. Avec Triple threat, Annihilator pourrait indiquer clore un chapitre et orienter sa carrière sur une nouvelle voie. Attendons la suite, mais d’ici là, ne boudons pas notre plaisir de retrouver un groupe en forme.

Note: 8/10

Site web: Annihilator

RIK EMMETT & RESOLUTION 9: Res 9

rik-emmett-2016Hard rock, Canada (Provogue, 2016)

Rik Emmett, pour les amateurs de hard rock classieux, c’est le fondateur, chanteur du mythique trio canadien Triumph qui s’est distingué à la fin des années 70, débuts des années 80. C’est donc avec plaisir que nous le retrouvons accompagné de Resolution 9 (Dave Dunlop à la guitare, Steve Kingsley à la basse et aux claviers, et Paul Delong à la batterie). Il s’adjoint également les services de quelques prestigieux invités que sont James Labrie (Dream Theater), Alex Lifeson (Rush) ou encore Gil Moore et Mike Levine, ses deux anciens complices de Triumph. Emmett nous propose 10 chansons (plus un bonus) de ce hard rock passe partout, sobre et efficace. Stand still, Human race, I sing, donnent le ton, entraînant l’auditeur sur des sentiers aux mélodies efficaces. Le démarrage est dynamique avant de se faire plus bluesy et doux. Un beau triptyque introductif. Simplement, Rik Emmett, rapidement, nous achemine vers des sonorités familières et, si elles sont très agréablement produites, semblent parfois sombrer dans la nostalgie. Une nostalgie toujours teintée de blues, ce blues qui lui est cher et qui nous fait vibrer. Reste que les amateurs de jolies mélodies, de sonorités hard ou AOR prendront leur pied car le gaillard n’a rien perdu de sa voix ni de ses doigts. Et une chose domine ces My cathedral, Heads up, End of the line ou encore le titre bonus, Grand parade, c’est un amour sans faille de la vie et de la musique. Ce Res 9, c’est l’album d’une bande de potes qui se font plaisir. Point.

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: End of the line

SAGA: Live in Hamburg

saga-2016Rock progressif, Canada (e.a.r. music, 2016)

Les amoureux de rock progressif vont être aux anges: Saga propose ce Live in Hamburg, double album enregistré en public en avril 2015. Loin du véritable best of que les Canadiens auraient facilement pu proposer, cet enregistrement – assez brut au niveau de la production avec des guitares un peu en retrait et un chant bien en avant – voit Saga s’avancer en terrain familier – le public semble tout acquis – et se permet quelques prises de risques, dès le début de ce concret ouvert avec (Goodbye) once upon a time, long de 11′. Un titre rare en live, et ce n’est pas le seul, d’où l’intérêt de ce second enregistrement public en trois ans, (le précédent paru en 2013 avait également été enregistré en Allemagne…) 16 morceaux figurent sur ce nouveau live. Difficile de résumer une si longue carrière en un seul concert – Rush ou Springsteen peuvent se permettre des concerts de 3 heures, mais pas tout le monde, bien que ce double totalise pas loin de 100′. Mais Saga reste un groupe à part qu’il faut apprivoiser tant ses compositions sont travaillées. Et je ne fais pas partie de ce public-là. Je ne suis pas un amoureux de rock progressif, n’ai jamais accroché à nombre de groupes de cette famille et m’ennuie rapidement, malgré excellence de l’interprétation qui saura séduire et satisfaire les fans, grâce à la présence d’indispensables classiques du groupe et, surtout de nombre .

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: You’re not alone

INTERVIEW: MONSTER TRUCK

Rencontre avec Steve (batterie) de Monster Truck. Propos recueillis par metalmp à la Maroquinerie, Paris, le 3 avril 2016

S’il est un groupe qui monte en puissance, c’est bien le quatuor canadien de Monster Truck. Metal Eyes ne pouvait qu’aller à la rencontre du groupe lors de son dernier passage parisien dont vous avez déjà pu lire le live report. C’est sous un soleil radieux que nous avons pu échanger avec Steve, tranquillement assis à la terrasse de la Maroquinerie. Lire la suite