HELLFEST: One hell of a ride (2ème partie)

Samedi 17 juin 2017                                                                                   

Réveil un peu difficile, je rate la prestation de Jared James Nichols. Mais devant interviewer les New Roses, je me pointe devant la Main 1 dès mon arrivée. Une plateforme a été installé devant la scène principale handicapant la mobilité des photographes, mais, bon… On va pas se plaindre, ce soir, c’est Aerosmith qui fait ses adieux. Reste que l’on doit faire le grand tour à chaque fois et que des kilomètres, on va en bouffer aujourd’hui, sous un nouveau soleil de plomb ! The New Roses, c’est pile ce que j’apprécie : du rock hard couillu, le genre qui évoque les Quireboys de Spike ; La prestation est simple et les sourires de sorties ; une bonne mise en jambes. Le groupe, éminemment sympathique nous offre une demi-heure de ce rock roots qui fait vibrer. Pas assez long à mon goût, mais ce n’est que partie remise !

The New Roses

Je vais voir ce qu’il se passe sous la Temple, où se produit Monolithe. Comment dire ? Ce que j’en vois et entends me fait fuir : je m’ennuie… C’est monotone, les gars ne bougent guère… Je m’offre donc une mini pause, car la suite du programme est chargée : non stop Main 1/Main 2 jusqu’à 22h15 minimum. On verra pour la suite.

Monolith

Encore un groupe pas assez haut sur l’affiche, The Dead Daisies ne bénéficie que de 30 toutes petites minutes pour séduire la foule qui se masse devant la scène. Exit donc les reprises habituelles (sauf Helker skelter), et place à l’efficacité. Long way to go, Going to Mexico, Make some noise, Mainline… vont droit au but et le public ne peut rester impassible. Faut dire que nous avons à faire à de vieux briscards qui voient leur following augmenter de jour en jour. Une des prestations les plus plaisantes du fest. Et les premières chaises roulantes commencent à survoler la foule (j’en ai compté pas moins de 9 rien que pour la journée du samedi !) Lors de l’interview que le groupe accorde à Metal Eyes, je demande s’il n’est pas frustrant de jouer aussi tôt. La réponse de John Corabi est simple : pas avec autant de monde présent.

The Dead Daisies

Les Nantais d’Ultra Vomit attirent également une foule conséquente. Le dernier album, l’inénarrable Panzer surprise ! est à l’honneur, et le quatuor est en forme. Voilà un groupe qui mérite le premier prix de la bonne humeur communicative. Très tôt, Fetus annonce « on va faire une Hell pêche : on va crier hellfest et vous levez les doigts et criez ». La consigne est traduite en anglais (« For those of you who don’t speak French… » jusqu’à ce qu’il renonce « on s’en fout ! ») et il commence à hurler « Download ! ». Un humour potache, pas graveleux (sauf l’ultra court Pipi vs. caca), un premier Wall of death, et un set qui donne simplement la banane. Vivement que l’on retrouve le groupe en salle, dès cet automne, semble-t-il.

Ultra Vomit

Phil Cambell est attendu, mais… Le guitariste de feu Motörhead and the Bastard Sons qui n’a publié qu’un Ep, donne un concert en demi-teinte. Il déambule tranquillement, sans chercher à vraiment convaincre le public. En plus, il ne prend guère de risque avec une setlist principalement composée de standards de Motörhead: seuls 2 titres sont issus de son récent Ep. Pas convainquant, pas convaincu…

Phil Campbell and the Bastard Sons

The Treatment en revanche fait tout pour gagner plus de voix en France. Les Anglais profite de l’opportunité qui leur a été proposée de remplacer Jorn « le lâcheur » pour venir séduire le public du Hellfest. L’énergie est au rendez-vous et la formation est particulièrement à l’aise sur une grande scène. Le chanteur (qui a perdu une dent lors du dernier concert du groupe à Paris – il s’en expliquera en interview dans l’après midi) aime la France et le fait bien sentir au public. Voilà encore un groupe qui mérite de grossir encore et encore !

The Treatment

La Main 1 serait-elle l’antre des déceptions du jour ? Ça fait pourtant quelques temps qu’on attend d’accueillir Ugly Kid Joe en festival, mais… Les américains semblent prendre le public un peu de haut, Whitfield Crane s’approchant pour déposer deux bouteilles d’eau sur l’avancée. Bien sûr, Neighbour et Everything about you remportent un franc succès, tout comme la reprise de Ace of spades ou celle de Cats in the cradle (qu’on réentendra sans doute ce soir…) mais est-ce suffisant. Pas la prestation la plus marquante du jour.

Ugly Kid Joe

En revanche, Pretty Maids veut en découdre et attrape son public à la gorge dès son arrivée sur scène. Red hot and heavy fait toujours autant d’effet, les deux piliers que sont Ronnie Atkins, le vocaliste très en voix, et Ken Hammer, guitariste en pleine forme, s’assurant de l’adhésion du public. Je n’ai encore jamais vu le groupe en salle, mais vivement que ça se fasse ! Dommage que l’interview prévue n’ai pu avoir lieu… A revoir !

Pretty Maids

Devant la main stage 1, Steel Panther attire une foule digne d’une tête d’affiche. Le groupe parodique ne change pas de recette, l’humour gras « bite couilles cul nichons » est toujours de rigueur, les pauses du narcissique Lexxi Foxx aussi, les filles massées devant la scène aussi, et le discours est le même : « Hellfest ! c’est vraiment le meilleur festival ! – C’est pas vrai, hier au Download tu disais que c’était eux »… « Oh, Satchel, je vois que tu as assorti ton pantalon à ta guitare »… Bref, on prend les mêmes, et on recommence. Ça marche, il y a du fun, du rock et des nichons, oui, mais combien de temps ça va durer ? Surprenez-nous, les gars !

Steel Panther

Initialement prévu au programme, Blackie Lawless a été contraint d’annuler la participation de W.A.S.P au Hellfest et a été remplacé au pied levé par Dee Snider. Pour moi, on y gagne au change. Le chanteur est en forme et raconteque c’est Blackie en personne qui lui a demandé de remplacer son groupe aujourd’hui. Alors, bien sûr, le chanteur ne cache pas sa satisfaction d’être de retour à peine un an après sa dernière venue poru le derneir concert français de Twisted Sister (dont il reprend pas moins de 3 titres) mêem si on le sent quelque peu frustré de n’avoir que peu de temps. Dee attire sur lui tous les regards, son groupe est vraiment au second plan, mais il fait le show. Après avoir rendu hommage à Dio et à Lemmy les années précédentes, et après un long discours sur les disparitions de géants du rock de plus en plus nombreuses, c’est à Chris Cornel que vont ses pensées avec une reprise de Soundgarden. Un show puissant et plein d’émotion aussi.

Dee Snider

Après l’annulation de sa venue en 2011, on n’espérait guère voir Trust au Hellfest. Pourtant, en pleine tournée intensive Au nom de la rage, le plus important et/ou influents des groupes français ne pouvait pas ne pas être accueilli en terres clissonaises. On connait les prises de positions de Bernie et certains, dans le public, craignent ce qu’il risque de se passer. Mais voilà : rien à signaler… Sauf que Bernie arrive en tenue de vacanciers (ok, le soleil est de la partie !), chemise à fleurs et bob vissé sur le crane (ne manquent que le bermuda et les claquettes), et la communication avec le public se limite à des « vous êtes extra » « Hellfest ! »… Le vocaliste est plutôt calme, son chant plus rock que ce que j’avais entendu à Blois (plus rap que rock) et le choix des titres se révèle efficace. Certains considèrent la prestation moyenne, d’autres la disent même décevante. Le calme apparent est-il le fait que le concert soit enregistré en vue d’un live, donc « pas de débordements » ? C’est possible, il faudra voir sur le reste de la tournée.

Trust

On n’a pas de surprises avec Saxon. Le groupe donne toujours le meilleur show possible et aujourd’hui ne fait pas exception. Bénéficiant d’un bon créneau et d’une belle heure de jeu (les précédents passages au Hellfest se firent largement avant 20h et, pire, la venue de Saxon l’an dernier à la première édition d’un grand festival anglais se fit à 15h30…), les Anglais déroulent un Best of retraçant bien leur carrière. Les classiques sont présents (à quelques exceptions près) et s’avèrent toujours aussi efficaces. Biff, en apercevant une nouvelle chaise rou/volante, s’exclame « Those are wheels of steel ! »… Puis comme à son habitude, il propose au public de choisir entre 4 morceaux avant d’annoncer qu’ils vont les jouer tous les 4. C’est juste, mais Princess of the night entre pile dans le temps imparti, et c’est tant mieux. Grande ou petite scène, Saxon reste impérial.

Saxon

On sait aussi à quoi s’attendre avec Airbourne. Dynamitant tout avec le désormais classique Ready to rock, les yeux restent rivés sur Joel O’Keeffe qui fait le show à lui seul, investissant dès que possible l’avancée scénique. On en oublierait presque de s’intéresser à Harri Harisson, le nouveau guitariste remplaçant David Roads depuis peu. Le gaillard fait le job, discrètement. La puissance d’Airbourne est bien son leader, et un répertoire imparable. Une énergie débordante dont on ne lasse pas.

Airbourne

Je rate Apocalyptica, sans réel regrets, le temps d’une pause alimentaire nécessaire. Puis, de retour devant la scène pour accueillir Aerosmith, un constat s’impose : il y a beaucoup de monde venu faire des adieux au flamboyant groupe américain. Cependant, on constate rapidement que la formation donne l’impression d’être en pilotage automatique. Les lights sont top, les poses habituelles et la setlist sans grande surprise. Il est sans doute temps, en effet, de prendre une retraite méritée. Sympatrique prestation sans plus.

Kreator devrait apporter plus de piment à cette fin de soirée, mais là encore, la fatigue, doublée des kilomètres parcourus, remporte la partie. Direction dodo pour préparer une dernière journée plus light mais intense quand même !

 

HELLFEST 2017: One hell of a ride (1ère partie)

Bravo ! Un immense BRAVO, même, à l’équipe du Hellfest pour cette nouvelle édition. Car, de nouveau, le festival a tenu toutes ses promesses.

Le site a été revu et amélioré. L’accueil des festivaliers, tout d’abord : il se fait sur le parvis et tous passent sous un immense ampli Marshall donnant accès au Hell city square, également repensé. Cette année, une scène accueille tout au long du festival Pastor Of Puppets, brass band de reprises de standards du metal. Juste derrière se trouve un ring qui verra quelques combats de catch s’y dérouler. Pour le reste, on retrouve les mêmes boutiques, ainsi que l’espace vente des pass 2018 pris d’assaut. Comme d’habitude, pourrait-on ajouter… L’espace presse et VIP se fait également sur ce même parvis, et nous en reparlerons. Ensuite, une fois sur le site, les main stages ont été repoussées de quelques mètres libérant ainsi plus de place afin de mieux circuler en période de tête d’affiche. Rappelez-vous le bordel que ce fut avec Rammstein l’an dernier… A condition de ne pas vendre plus de pass, le résultat est là : on est tassés, certes, mais on peut bouger. Mais, et il en faut bien un, il est impossible d’avancer à contre sens à l’angle de Temple et Altar lorsque le public quitte la Main 1. Après le show de Steel Panther, par exemple, la circulation ressemblait à celle de Rammstein, justement ! Nous en reparlerons aussi. Un point de satisfaction à noter : les tarifs de consommations restent très raisonnables. A 2,80 la demi pinte et 5,50 la pinte, on est très loin du vol organisé par l’autre festival la semaine précédente. Et tant mieux car la chaleur est annoncé très présente ce week-end. Une fois le festival terminé, les chiffres tombent : les records ont de nouveaux été battus, les festivaliers ayant, la chaleur aidant sans doute un peu, éclusé 350.000litres de bière, soit 1.400.000 demis. Faites le calcul : à 60.000 personnes/jour, cela représente un peu moins de 10 demis par personne et par jour !

 

Vendredi 16 juin 2017                                                                                                    

8h30, branle bas de combat ! Le temps d’une toilette minimale, d’un tour au super marché du coin histoire de récupérer le déjeuner (mayonnaise en plain soleil ? Meuh, non…) et de rejoindre le site, nous voici fins prêts. L’espace presse n’ouvre qu’à 10h00 et une bonne centaine de personnes s’impatiente. Il est 10h00 passées lorsque les agents de sécurité autorisent l’accès. Et une fois la palissade contournée, on comprend pourquoi on nous a retenus. L’effet est un immense « waow ! ». Adieu le décor post apocalyptique version Mad Max 2, bonjour la douceur de vivre. Une pelouse synthétique nous accueille, la circulation se fait dans des allées pavées.

A gauche la tente presse, mal située (juste à côté de la Valley, il est impossible de faire des interviews ou d’assister à une conférence de presse lors d’un concert… Sans doute serait-il judicieux, pour le confort des musiciens en interview et en conf de presse d’envisager de la déplacer à l’opposé du bar VIP, qui ferait ainsi office d’écran sonore), en face, en hauteur, un bâtiment de tôle ondulée, en U, qui s’avère être le bar, un bar à la déco pensée dans les moindres détails, domine un bassin qui deviendra bien vite la piscine des VIP. Derrière la tente presse, un traiteur s’est installé proposant des repas plus équilibré que la pizza, la tartine de l’enfer et autres plats proposés sur le site. Des apéros à base de foie gras et thon sont proposés, ainsi que des desserts variés tels des financiers au chocolat ou à la framboise… Pas très rock’n’roll tout ça, j’en conviens. Cependant, le lieu est plus que convivial et devient rapidement le point de rendez-vous de tous.

Le Hellfest, c’est aussi une question d’ambiance. L’esprit fraternel, la bonne humeur, les blagues potaches, les apéros à toute heure, les déguisements… Tout participe à faire de ce festival ce qu’il est : unique en son genre. Le spectacle est, certes, sur scène, il est également dans le public.

Mais le Hellfest, c’est avant tout des concerts. Impossible de prétendre assister, seul, à 160 shows. L’organisation se fait en amont et, clairement, je vais passer le plus clair de mon temps devant les mains stages, à de rares exceptions. Je file donc assister aux premiers concerts pendant que mon fils fait la queue pour le merchandising. De longues heures durant…

Pendant ce temps, j’assiste au concert d’ouverture donné par les Anglais d’Inglorious. Si on apprécie le hard rock aux sonorités 70’s, bluesy à la Whitesnake ou Deep Purple, c’est là qu’il faut être. Les 5 déploient une belle énergie et, comme ils le diront au cours de notre rencontre plus tard dans la journée, ne regrettent nullement de passer en premier. En effet, la foule est déjà dense, et réceptive. Inglorious remporte ce matin de nombreux suffrages.

Inglorious

Un petit tour sous la Altar histoire de prendre une première dose de death. Bon, les gruiks sanglants du grindcore de Putrid Offal, c’est vraiment pas mon truc. Mais visuellement, le groupe se donne bien, entre poches d’hémoglobine et look d’infirmier zombie… Fun, quoi.

Putrid Offal

Je retourne prendre position afin d’immortaliser le set de Sidilarsen. Rappelez-vous, plus tôt cette année, le groupe avait fait forte impression au Divan du Monde. Alors aujourd’hui, même si c’est en plain jour, il faut voir ce que les Toulousains donnent sur une grande scène. Et ça ne rate pas : la pêche est bien là, la hargne aussi. Le chant partagé est efficace, le groupe est en forme et son metal teinté de sonorités électro (mais pas trop) passe toujours aussi bien. Le public présent semble conquis. Il est grand temps que Sidi rencontre un succès à la hauteur de son talent.

Sidilarsen

Myrath semble très attendu par le public qui commence à se masser. Un décor scénique sobre évoque le Moyen Orient d’où le groupe est originaire. Comme sur sa tournée, c’est Jasmin qui introduit le concert avec la présence d’une danseuse avant que le groupe ne prenne tranquillement place et se lance avec Beleiver. Son dernier album est naturellement bien représenté, et le groupe, s’il est concentré, donne l’impression d’être à l’aise. Mais… pourquoi les musiciens ne s’approchent-ils pas plus, Et, aussi, pour quelle raison Zaher Zorgatti s’adresse-t-il parfois – régulièrement – au public de Clisson, France, en anglais ? Reste une jolie

Myrath

prestation qu’on aurait souhaitée plus longue.

 

Je reviens d’une interview tandis que Animals As Leaders termine son set. Dommage, j’ai dû rater quelque chose avec le trio instrumental (ou presque) qui évolue sans basse. Ce que j’entends est doux, bluesy et musical. A découvrir. Pour l’heure, c’est Evergrey qui est attendu. La foule se masse devant la  Main 2 et profite pleinement des quelque 7 morceaux du jour proposés par les Suédois. C’est court, mais intense. Le groupe de Tom S. Englund est en forme, et, même s’il ne s’agit pas de la plus marquante des prestations du jour, il y a du plaisir.

Evergrey

Avatar ! Avatar ! Avatar ! Le public s’impatiente et scande le nom du groupe suédois qui, on le sait, on le sent, va faire grosse impression. Le show est désormais parfaitement rôdé, les musiciens sont parfaitement en place et les mimiques, l’attitude scénique du chanteur fou font le job. Un show certes calibré au millimètre mais d’une efficacité incontestable. Encore un peu de travail et Avatar va exploser à la face du monde. Il est temps !

Avatar

Je n’ai pas encore eu l’opportunité de voir Queensrÿche live avec Todd La Torre au chant. Et pour ceux qui en doute, ce gars est un tueur. Une voix puissante au service d’un groupe au répertoire varié qui propose une setlist exemplaire bien que, encore une fois, trop courte. Operation : mindcrime et Empire sont bien représentés, judicieusement, pourrait-on dire, et Queensrÿche marque quelques jolis points. Éternel retour, à quand la restabilisation ?

Queensrÿche

Le programme de cette première journée a de quoi faire baver plus d’un, et les main stages voient défiler un paquet de bons shows depuis le début de la journée. Ça promet pour la suite, d’ailleurs ! Devin Townsend Project arrive et le maitre à penser demande si le public est prêt pour un peu de metal progressif du Canada. Tu m’étonnes ! La générosité, l’attitude, la technique, la parfaite maitrise de sa voix… un concert classieux et généreux comme on les aime.

Devin Townsend Project

Après avoir vu Powerwolf en salle, je me demande à quoi peut bien ressembler un concert des Allemands en plein air, qui plus est de jour. La recette est la même : gros décors, une réelle complicité avec le public, des « hou ! ha ! » entrainants et une belle communication, en français, souvent, avec le public aux anges qui ne se fait pas prier pour former cette « armée du heavy metal » annonçant Army of the night. Une petite dizaine de titres enflammées, d’un power metal efficace.

Powerwolf

On aime ou pas, mais visuellement, ça le fait toujours. Ministry investit les lieux avec son metal electro déjanté. Malheureusement, je ne peux techniquement rejoindre la Warzone où Tagada Jones défonce tout…. Rha, dommage, mais Ministry apporte son lot de décibels et de lumières aussi une bonne heure durant.

Ministry

Du black metal sur une main stage ? Ben oui, même si le jeu de scène se prête plus à une prestation en intérieur, Behemoth, au regard de sa notoriété actuelle, a tout sa place sur l’une des scènes principales de Clisson. Et, là encore, même si la musique n’est pas mon genre, le spectacle est à la hauteur des attentes. C’est simple, le public est tassé et réceptif. Une belle prestation.

Behemoth

Pas glop : toute la journée, le tableau de l’accès photographe indiquait que les photos de Rob Zombie et Deep Purple étaient sur liste. Sauf que non… Résultat, j’assiste de loin à ce « dernier » concert français d’une légende. Deep Purple ce soir est sobre et impérial. Le public semble ne pas encore connaitre le denier album en date dont sont extraits Time for Bedlam , The surprising et Birds of pery et réagit bien plus avec les grands classiques du groupe (Perfect strangers, Space truckin’ ou Smoke on the water parmi d’autres) ; Un concert sobre, certes, avec des papys moins mobiles que naguère – c’est naturel – mais un concert efficace.

Il y a quelques mois, François Blanc concluait son live report du concert parisien de Sabaton avec cette question : « mais jusqu’où iront-ils ? » On le comprend tant le spectacle était grand. Ce soir, Sabaton va encore plus loin. Les Suédois font encore mieux, et ce n’est pas peu dire. Oui, Joakim prend toujours la pause, ouil il est toujours aussi jovial (même si ce soir il doit faire un effort « surhumain : la fermer » !) et oui, le cirque est de sortie. La setlist est impeccable et le groupe nous réserve une surprise de taille : le chanteur explique que ceci et cela, et appelle simplement « Laurent ». le dit Laurent arrive sur scène – il s’agit de Laurent Fabisz, chanteur de Kryzees – qui vient remplacer Joakim sur Sweedish pagans. « Si un jour on m’avait dit que je jouerais ici ! » Tu m’étonnes, et le gaillard ‘en sort avec brio, maîtrisant correctement le public et la scène. Ovation normale à sa sortie, et Sabaton conclut son set sur le même rythme qu’il l’a entamé : tot feu tout flammes. Splendide !

Sabaton

Difficile, dans doute, de passer après un tel déluge, mais Rob Zombie ne s’en laisse pas compter. Même si la scène ne présente pas un décor à l’américaine, le chanteur cinéaste maquilleur déballe lui aussi du son et des lumières. Petit best of de ses œuvres en solo ou avec White Zombie (More human than human et Thunder kiss ’65), il prend même le temps de nous offrir deux reprises qu’il affectionne : School’s out (Alilce Cooper) et Blitzkrieg pop (The Ramones). Dragula vient conclure ce set une nouvelle fois haut en couleurs.

Rob Zombie

La Temple est plein comme un œuf pour accueillir Alestorm, arrivés tardivement sur le site. Les pirates ont pour mission de conclure une première journée riche en tout, et ils ne se gênent pas ! en bons pirates soiffards, ils mettent rapidement le bordel sous la tente et la fête bat son plein. Epique

Une première journée superbe et bien remplie. demain, le programme est encore plus chargé alors maintenant, place à un eu de sommeil mérité!

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS: 3ème partie (fin)

 

Soyons honnêtes : l’affiche de cette troisième journée n’est pas celle qui m’attire le plus. Et elle commence mal : le RER est en retard… Ainsi, Leo Gun joue alors que nous récupérons nos accréditations (pourquoi perdre du temps en venant récupérer ces documents chaque jour ? Ne serait-il pas plus simple que les personnes venant 3 jours n’aient qu’un seul pass ? Je dis ça…)

Dimanche 11 juin 2017                                                                      

Je me rattrape sur Rise Of The North Star dont on parle beaucoup. Vraiment beaucoup. Trop, peut-être ? Je ne comprends simplement pas l’engouement actuel pour le groupe de Metal trip hop… Sans doute une question de génération, d’autres semblant apprécier. Reste que le groupe travaille une véritable image, inspirée par l’esprit manga, ainsi qu’une attitude scénique dont certains feraient bien de s’inspirer. Si je n’accroche pas à la musique, c’est visuel.

RISE OF THE NORTH STAR

Je ne connais pas Suicide Silence qui investit la Main 1 et décide d’aller découvrir live Coheed and Cambria qui joue sous la Warbird. Les cheveux détachés, Claudio Sanchez (chant et guitare) impressionne. Sa tignasse, qu’il rattache à plusieurs reprises est un artifice visuel qui ne fait pas d’ombre à la musique, sorte de stoner prog, et à une attitude scénique simple et efficace. Le groupe est en place et évolue tranquillement, séduisant un public assez nombreux. Un groupe plus que chaleureux à revoir sur scène lors d’une future tournée.

COHEED AND CAMBRIA

Une pause est nécessaire. Architects, ce n’est pas mon truc, et Lost Society joue trop loin. Ben oui, le courage peu aussi manquer par forte chaleur. D’autant plus lorsque le gros morceau du jour arrive. A 17h pétante, une ovation accueille Dave Lombardo qui est très attendu. Oui, c’est l’heure de Suicidal Tendencies, très attendu visiblement tant le public se masse devant la Main 1. Mike Muir, sur le côté de la scène fini de s’échauffer et dès les premières mesures de You can’t bring me down le public se déchaine. Le dernier album en date, World gone mad est à l’honneur, Muir sourit comme jamais, et le groupe affiche une forme extraordinaire. Une prestation énergique, doublée d’un mémorable solo de batterie.  A revoir en salle au plus tôt !

SUICIDAL TENDENCIES

C’est peu dire qu’à côté, même si la foule se masse devant la scène, Mastodon est moins attendu. Mais attire quand même une jolie foule. Le backdrop coloré, une scène en extérieur et de jour, le groupe est-il vraiment à sa place ? Eh bien, voir le quatuor non auréolé d’une lumière bleue change des habitudes et, en toute franchise, ce n’est pas pour déplaire à votre serviteur. Le chat partagé entre Brann Dailor, Brent Hinds et Troy Sanders est une des marques de fabrique du groupe qui y puise son identité. Et l’on parle de vrai partage. C’est carré, puissant et efficace, même si ‘lon peut regretter le manque de surprise ou d’étonnement. Une belle prestation d’un groupe dont on peut cependant attendre mieux.

MASTODON

Rancid est sans aucun doute le plus punk des groupes présents au Download. N’étant pas particulièrement familier avec la discographie du groupe, c’est par curiosité que je vais le découvrir. ET quelle claque ! C’est fun, engagé, enragé et l’attitude des musiciens, à la fois je m’en foutiste et « faites gaffe à moi » (le look du guitariste bien habillé et tatoué de partout en dit long), ben… ça le fait. Rebelle, certes, rock, certainement. Avec une disco presque longue comme un bras (de nain, euh, pardon, d’enfant – pas envie d’avoir un avocat sur le dos – n’exagérons rien !)c’est pour moi une jolie découverte.

RANCID

Attendus comme le (presque) messie, Prophets Of Rage, composé de membres de Rage Against The Machine, Audioslave, Cypress Hill et Public Enemy, le super groupe développe une énergie sans pareille dès son arrivée sur scène. Dès le premier titre, éponyme reprise de Public Enemy, on les sent tous à fond. Il y a un message à transmettre, politique ou musical, un engagement à prendre. Prophets Of Rage fait asseoir le public, le fait sauter et réagir, interagir, à tout instant. Qu’on soit ou non sensible à cette fusion de genres, force est de constater que la formation ne peut laisser indifférent. De l’énergie brute, entièrement partagée avec le public. Enorme.

L’affiche annonce une belle prestation. Green Day pourrait se contenter d’un simple concert, pourtant la bande de Billie Joe Armstsrong promet un concert de 2h30 ! C’est naturellement que la foule s’amasse devant la scène qui est investie dès 21h – en plein jour, donc – par un lapin rose qui vient faire le clown au son de Bohemian Rhapsody. Se dandiner, faire tomber sa queue et l’envoyer dans le public… Ce n’est que 10’ plus tard, au son de la BO du film Le bon, la brute et le truand  que la bande déboule. Know your enemy fait l’unanimité et dès ce premier titre, Green Day fait le show. C’est une habitude pour les Américains, mais faire monter une personne du public dès le premier morceau est explicite : on est là pour vous amuser, point ! Le public est dès le début mis à participation et ce dernier en prend plein les yeux : vous pensiez qu’Epica avait sorti le grand jeu en matière de pyro ? Ben, Green Day fait plus encore ! Pas loin d’un Rammstein, tant ça pète, flambe,  crame… C’est dire ! Fair Play, Billy Joe remercie tous les groupes qui ont joué ce dimanche (bon, pas tous, mais un bon nombre). Green Day, même s’ils sont parfaitement rôdés, font le show. Pas de surprises pour qui les a déjà vus sur cette tournée, belle claque pour les autres, nombreux ce soir. Une belle fin de festival, en somme.

Le Download propose une affiche éclectique faite pour attirer tout type de public. Cette seconde édition, si elle a offert de belles prestations, se termine avec un sentiment en demi-teinte. D’abord, le lieu : bien sûr, pour les locaux, c’est un accès facile (quoique…). Pour ceux qui dorment sur place, aussi. Mais pour les autres, Parisiens ou régionaux, il faut compter 3 heures de transport/marche… par jour. Un peu long, non ? Aussi, est-ce le fait qu’il ne s’agisse que de la seconde édition ou du manque de personnalité du terrain, l’ambiance générale reste neutre. Oui, on fait la fête, mais il n’y a pas cette folie qu’on retrouve ailleurs (suivez mon regard…) Certains viennent déguisés, on se rencontre, on crie, on saute, on slamme, mais rien de plus… Cependant, si l’on peut aussi déplorer le tarif des boissons, le temps de transport sus mentionné, on ne pourra qu’apprécier le fait de voir les scènes d’où qu’on se trouve. Au fait, pourquoi les écrans de la Main 2 sont-ils plus petits que ce de la 1???

Cette seconde édition arrive à son terme. Mais, comme beaucoup d’autre, contraints par les horaires des transports et les obligations du lendemain, lundi, nous décidons de ne pas assister à la fin du show. Direction le RER pour avoir une mauvaise surprise : le quai est bondé, la rame est courte et il faut attendre une bonne vingtaine de minutes que le train arrive. Autant dire que c’est une joyeuse foire qui envahit les wagons  à la recherche d’une place assise. ET, à peine les portes sont-elles fermées et le train parti qu’un énergumène annonce, d’une voix tonitruante :  « Bonsoir Mesdames et Messieurs ! Je suis Italien, et je viens d’assister à un festival, le Download (…) On peut pas finir la fête sans chanter une chanson ! » Et voila le gaillard qui entame un Bohemian Rhapsody repris en chœur par quelques centaines de passagers joyeux, heureux. Les passagers « lambdas » sont surpris et, si certains préféreraient être ailleurs, comprennent rapidement qu’il ne s’agit que de la fin d’une fête, joyeuse célébration de la vie. TOUT le monde participe, chante, frappe vitre et plafond en rythme, les chansons suivent, passant de Au clair de la Lune à Still loving you (superbement chanté par notre amie la licorne), en passant, naturellement, par We will rock you. Et cette fin, ce retour de Download, fut pour moi, le meilleur moment de tout le festival. Un moment d’anthologie, purement dantesque qu’on ne vit qu’une fois ! Rock n roll. J’en frémis encore en écrivant ces lignes, plus d’une semaine après.

La fête continue !

 

 

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS – 2ème partie

Cette seconde journée est, de loin, la plus orientée metal, et aussi, la plus chargée et fréquentée. Cela se ressent dès notre arrivée, la densité du public n’ayant rien de commun avec celui de la veille. Ce samedi, les spectateurs sont de sortie. Tous les âges se côtoient, et la circulation est moins aisée. Il ne fait guère de doute que la tête d’affiche du jour, System Of A Down, attire beaucoup de monde, mais pas que. Une journée riche sous un soleil de plomb.

Samedi                                                                                                        

Black Foxxes ouvre le bal sur la Main 2 et délivre un set rock enjoué mais statique. Les musiciens ne semblent pas tout à fait à l’aise mais parviennent à délivrer quelques décharges sympathiques. Une agréable mise en bouche.

BLACK FOXXES

Far From Alaska m’est inconnu. C’est donc par curiosité que je me rends devant la Main 1 pour découvrir un groupe composé d’une chanteuse au look hippie accompagnée d’une claviériste qui se dandine en mini short , d’un guitariste filiforme et d’autres musiciens qui, ensemble, balancent un groove dansant et aussi haut en couleurs que le T-shirt de la chanteuse, au peps et au sourire communicatifs. Une très belle surprise qui, effectivement, est très éloignée de l’Alaska puisqu’originaire du Brésil. Sa musique sent le soleil et la diversité d’influences est plus qu’agréable.

FAR FROM ALASKA

Dès l’arrivée sur scène de Dez Fafara, le message est clair : ça va castagner ! Devil Driver ne fait en effet pas dans la demi-mesure et défonce tout. Le sourire narquois du chanteur en dit long sur sa satisfaction à voir le public slammer. Son regard, d’ailleurs, met le public au défi, et ce dernier ne se fait pas prier. Un set efficace, brutal qui est la première grosse baffe du festival.

DEVIL DRIVER

Attendu comme le messie, Alter Bridge réuni une foule immense face à la Main 1. Le groupe n’ayant pas pris la peine de revenir après l’annulation de la date prévue en début d’année au Zénith, l’attention est naturellement énorme et le public se masse devant la scène. Il est 16h, le soleil frappe fort, mais n’empêche pas cette foule de se démener au son des Come To life, Cry of Achilles ou Metalingus. Un grand moment, et une grande satisfaction pour tous.

ALTER BRIDGE

Les Suédois de Blues Pills semblent de plus en plus séduire le public hexagonal. Tant mieux, bien que le show repose quasi intégralement sur les épaules de la chanteuse Elin Larsson, véritable source d’énergie incapable de rester immobile. Contrairement à son complice guitariste, Dorian Sorriaux dont l’immobilisme est, quant à lui, est simplement pénible. Heureusement, le blues teinté de psyché du groupe fait le job, le public y est d’ailleurs réceptif, confirmant la position de gros espoir de Blues Pills.

BLUES PILLS

Epica également est attendu. Après le coup de maitre des Bataves  qui ont rempli le Zénith en début d’année, on n’est guère surpris de la densité de la foule. Sans Surprise, c’est, à peu de choses près, le même show qui est proposé : de la pyro en veux-tu en voilà (merci les gars de la sécu d’avoir demandé aux photographes d’avancer ! Que calor devant !), un clavier sur roulettes… Seuls les lights pyramide ne sont pas de la partie. La rousse Simone Simmons connait son job, et reste froide et cordiale à la fois, contrairement au duo de guitaristes toujours aussi souriants et efficaces, dont un Mark Jansen très communicatif. Un bon set, mais un set sans surprise.

EPICA

Autre scène, autre style : les taciturnes Anglais de Paradise Lost offrent un set dynamique une heure durant. La nouvelle coupe de Greg McIntosh surpend : les cheveux courts et décolorés accentuent la pâleur de son visage. Son treillis, aussi, dénote à côté des tenues noires de rigueur de ses comparses. Paradise Lost revisite ses grands tubes, se concentre naturellement sur son dernier opus tout en offrant de belles pépites d’époque, et le public semble simplement ravi. Les gars sont en forme, et c’est tant mieux. Maintenant, voir Paradise Lost évoluer en plein jour, c’est aussi un peu étrange…

PARADISE LOST

Grosse sensation à prévoir : la foule se masse devant la scène que vont bientôt envahir les Américains de Five Finger Death Punch. Démarrant sur les chapeaux de roues avec son plus gros hit à ce jour en France (Lift me up), le groupe prend la pause, et défonce tout. Mais… La tension retombe vite à cause du manque de communication d’Ivan avec le public. En effet, entre chaque chanson, les musiciens règlent leurs instruments de longues secondes durant, et, sans un mot, la pression retombe. C’est bien le seul point négatif de ce show pourtant puissant et haut en couleurs.

FIVE FINGER DEATH PUNCH

Je rate, presque malheureusement, le show de Slayer… « Presque » parce que les Américains semblent parcourir les festivals estivaux annuellement. Cachetonner, quoi. Alors, bon, une année sans ne me manquera guère, même si j’aurais bien voulu me faire un petit Angel of death ou un Dead skin mask

Reste, pour aujourd’hui, LA (grosse) tête d’affiche. Dernier album paru en 2005, pas d’actualité prévue… System Of A Down est sans aucun doute possible le groupe le plus attendu de ce festival. Alors, on peut s’attendre à du tout ou rien. Ce soir, SOAD offre tout. Point, barre. Une setlist impeccable, variée, puissante et mélodique, un Serge Tankian très en voix et un groupe dans une forme éblouissante. Sans parler d’un jeu de lumières sans pareil. Une longue, très longue attente mais un groupe qui offre une des plus belles prestations de tout le festival.  Un samedi au top à tous points de vue.

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS – 1ère partie

 

Centraliser un festival à Paris/région parisienne, c’est, à priori, une bonne idée. Sauf lorsque la SNCF annonce une défaillance électrique à Etampes qui bloque tout le trafic de la région. Monter d’Orléans à Paris pour en repartir en direction de Brétigny, qu’on a croisé en chemin, devient un petit périple… Avec une interview prévue à 15 heures, ça devient même une course. Si l’an dernier, le festival Download avait connu, pour sa première édition, des cafouillages en nombre, cette année, il ne peut être tenu pour responsable de ce contretemps. Pour le reste, le nouveau terrain de la Base aérienne 127 nous réserve-t-il des surprises ? La scénographie a-t-elle été repensée ? La grande différence – annoncée – est l’ajout d’une scène supplémentaire, pour un total de 4 accessibles au public.

Le site : Base Aérienne 127, Le Plessis-Pâté                               

Le retard du train nous fait arriver alors que Pierce The Veil est déjà sur scène. Mais avant de pouvoir en écouter un seul accord, il faut se rendre sur le site. Du personnel est présent à la sortie de la gare de Brétigny, et nous annonce que les navettes sont coincées dans les embouteillages, qu’il faut 20’ de marche pour arriver au lieu de dépose des dites navettes. Sans avertir qu’il faut au moins autant de temps pour arriver à destination, soit un total de 50 bonnes minutes de mise en forme !  Longeant les installations militaires, le public avance sous un rude soleil et sous le regard de militaires, gendarmes et agents de sécurité.Arrivés sur le site je fais un premier constat : c’est vaste. Grand, très grand et les scènes – les Mains 1, 2 et la Spitfire sont alignées, la Warbird fait presque face à la MS2 – sont très éloignées.  Il n’y a guère d’espace ombragé – pas du tout même – et, surtout, le terrain est très accidenté, au point d’en rendre la marche pénible. Sans compter le fait que, malheureusement, la nuit précédente a connu un violent épisode orageux, laissant le terrain encore boueux.

des scènes pas très proches…

Le soleil arrangera les choses dès le lendemain, heureusement ! Mais, c’est un festivalier qui m’en fait la remarque, si la sécurité refuse, comme d’habitude, les bouteilles plastique avec bouchon, le dit terrain est jonché de cailloux et débris de béton plus gros qu’un poing. Une personne malveillante pourrait aisément balancer ça dans le public, et éclater plusieurs crânes avant d’être ennuyées. Sécurité, oui, mais à la condition de ne pas fournir de la matière dangereuse.

Dernière chose, qui ne concerne que les médias : les photographes sont bien trop nombreux. Se retrouver à 120 dans le pit est-il raisonnable ? Se déplacer pour changer d’angle devient vite un fantasme, sans parler, de nouveau, de la gêne occasionnée pour les agents de sécurité qui n’ont plus de place. Voilà pour les remarques négatives… Ah, non, une encore : c’est quoi ces tarifs exorbitants pour boire une bière ??? Un scandale qu’on espère ne pas vivre de nouveau dans une semaine…

Le Download occupe cette année un ancien terrain aérien. Il n’est donc guère surprenant de trouver ci et là quelques éléments évoquant ce passé : des avions au point info, des moteurs et hélices, mais le décor s’arrête là. Le Metal Market est vaste, situé face à la scène Wardbird, et propose, superbe initiative, une expo ouverte au public. S’y trouvent non seulement des photos grand format de nos artistes préférés – live ou sessions – ainsi que de nombreux documents originaux tels des dédicaces ou dessins de nombreux musiciens, que les plus anciens d’entre nous avaient pu découvrir aux débuts de Hard Force… Autre point positif, comme l’an dernier : l’accueil réservé aux médias. Si des casiers sont à disposition, les bouteilles d’eau sont généreusement distribuées, ainsi que quelques boissons énergisantes et des fruits de producteurs locaux. Un pot de bienvenue est d’ailleurs organisé le premier soir. L’ambiance à l’espace presse est, comme l’an dernier, relax et fun. Voilà pour les points positifs.

Les concerts                                                                       

Vendredi 9 juin 2017                                                                              

Difficile de pouvoir assister à tout, mais c’est le principe d’un festival qui propose plus de deux scènes. Il faut faire des choix, et programmer en fonction de ses goûts et, en ce qui concerne les photographes, des accréditations des groupes.

Le temps de récupérer les bracelets Cashless, je file voir les Anglais de RavenEye qui ont récemment clôt une tournée européenne en ouverture de Kiss. Le trio se donne comme à son habitude au maximum, et séduit un public encore épars. Son set est d’autant plus efficace que sa setlist est judicieusement pensée.

RAVENEYE

Kvelertak est beaucoup plus rugueux. Les amateurs de hiboux sont, également, en forme et semblent avoir un public fidèle et connaisseur. Ça dépote, mais le groupe semble plus à sa place en salle. Le masque de hibou tombe au bout du premier titre, Kverletak terminant son set sous une chaleur de plus en plus importante.

KVERLETAK

Je pars avant la fin pour faire un petit tour à la Warbird afin de photographier les Français de Dagoba. Mais, si la tente est pleine, la sécurité n’accepte que 4 photographes à la fois.La raison : les slammers commencent leur office et la sécu craint l’accident. Face à la queue qui s’allonge, je fais demi-tour.

Pourquoi ai-je raté Dinosaur Jr., je n’en sais plus rien. Reste que n’étant pas familier avec la musique du combo, je m’impose une pause ombragée et réhydratante avant de filer de nouveau vers la Warbird que Hatebreed doit investir sous peu. Je constate au passage que Blink 182, sur la Mainstage 1 ne m’attire vraiment pas, son rock n’étant, aujourd’hui, guère dangereux. C’est plus pop qu’autre chose, à l’image, logique, de son dernier album. Hatebreed, en revanche, devient la – ma – première claque du jour. Les coreux se donnent à fond, le public suit, jumpe et slamme et l’on commence à comprendre les gars de la sécu. Dommage seulement que la tente ne puisse contenir que quelques centaines de personnes, car l’ambiance est torride.

HATEBREED

Est-ce dû aux couacs de l’an derniers qui virent Gojira jouer devant un public peu nombreux qu’espéré ? Reste que nous retrouvons, avec plaisir, les Landais à cette seconde édition, plus haut sur l’affiche. Le public, encore épars en ce premier jour, se masse devant la Main Stage 2 et fait un triomphe à ses héros qui, naturellement, orientent leur set sur le nouvel album Magma. Gojira est en pleine forme, de bonne humeur, heureux de jouer pour un public réceptif.

GOJIRA

Première tête d’affiche, Linkin Park est attendu par un public de fidèles, malgré les remarques concernant son dernier album. Mais voilà : les virages pop ne passent simplement pas. Si les lights et la scénographie sont irréprochables, les musiciens semblent dérouler leur prestation avec une conviction limitée. Le public se réveille avec Meteora, mais, paradoxalement, commence à quitter les lieux. Nous ne tardons pas à faire de même, bouclant une première journée sympathique mais pas assez rugueuse à notre goût. Une impression mitigée pour cette première journée qui, comme l’an dernier, en n’attirant qu’environ 30.000 personnes, n’a pas fait le plein. Demain, c’est une autre histoire.

Merci à Live Nation et à Elodie Guillet-Sawicz et Raphaëlle pour les relations média au top!

WHISKEY MYERS Live à Paris (Les Etoiles, le 31 mai 2017)

Ils n’étaient pas annoncés ( à part sur le flyer à peine diffusé…), mais les Anglais de Buffalo Summer ont été forcés d’annuler leurs concerts prévus en première partie de Whiskey Myers sur les dates allemandes, hollandaises et française. La faute à une panne de camion les empêchant de facto de circuler. Ils n’étaient pas annoncés, mais c’est dommage quand même…

Ce désistement laisse donc la possibilité aux Texans de Whiskey Myers de proposer un concert de plus de deux heures. Ce n’était sans doute pas prévu, et c’est une bonne chose tant le dernier album en date, Mud, a marqué votre serviteur. C’est la première fois que je me rends aux Etoiles, salle parisienne proche de la gare de l’Est, sa capacité est d’environ 300 personnes. Ce soir, Les Etoiles, ou plutôt Whiskey Myers, affiche complet. Faut-il croire que le public parisien attendait cette première apparitions des Américains dans la capitale avec impatience! Car, oui, c’est le premier concert que donnent Whiskey Myers à Paris. C’est également la dernière date de la tournée européenne.

La scène est aussi étroite que profonde. Devant, le trio de guitaristes. Derrière, le batteur est entouré du claviériste/saxophoniste/violoniste et, relégué au fond, du bassiste. Forcément, autant de monde sur une scène aussi petite, ça limite la mobilité. Mais les deux heures qui suivent sont roots. Simplement. Whiskey Myers se concentre naturellement sur le superbe Mud, son dernier album en date dont sont extraits plusieurs morceaux (In the river, Mud, Frogmand, Stone...). Bien qu’il manque un peu de communication avec le public, ce concert est chaleureux, terrien, plein de feeling et de jolis moments d’impro.

Whiskey Myers s’impose live, même si l’on regrette quelques moments un peu faibles (sans doute une ballade de trop qui a casé un rythme enlevé), et l’on attend maintenant un retour en nos contrées dès que possible. Une belle soirée, roots et rock comme on aime!

 

THUNDER live à Paris (La Maroquinerie le 25 avril 2017)

Etrange soirée… depuis son retour discographique avec un doublé plus que réussi (Wonder days et le récent Rip it up) Thunder ne joue « que » à la Maroquinerie, une salle certes sympathique et chaleureuse mais, à mon goût, trop petite pour une formation de cette envergure. Mais bon, Thunder et la France, c’est compliqué, contrairement à son Angleterre natale. Alors que la salle annonce l’ouverture des portes à 19h, personne ne sait encore qui sera la première partie. Puis, Facebook annonce l’ouverture à 19h30. C’est un tout petit peu après que le public investit la salle souterraine pour y découvrir la batterie de Harry james, flanquée du dessin de couverture de Rip It Up. Bon, pas de première partie semble-t-il… 20h30, effectivement, le batteur prend place derrièrer son kit, Chris Childs (basse) et Ben Matthews (guitare, claviers) s’installent sur scène avant que n’arrivent Luke Morley et Danny Bowles (guitare et chant), les deux meneurs incontestables du gang.

Logiquement, Thunder tire sa première salve avec No one gets out of here alive, le titre introductif de son dernier album qui fait bouger le public avec une belle efficacité. La salle n’est certes pas complète mais est emplie de fans et amateurs de rock simple et direct, celui que propose Thunder depuis ses débuts en 1989. D’ailleurs, son premier album, Backstreet symphony, 1990) est largement plébiscité avec pas moins de 5 extraits : Backstreet symphony sur lequel Danny fait chanter le public, une première de nombreuses participations, Higher ground avec une ambiance de feu, Don’t wait for me, Love walked in et l’indispensable Dirty love. C’est dire l’impact, et l’importance, de ce disque bientôt quarantenaire qui n’a pas pris une ride ou presque!

Bien sûr, le dernier album est largement représenté avec également 5 titres (No one, déjà cité, Enemy inside, Right from the start, In another life et Rip it up), presque autant que Wonder days (Resurrection day, The thing I want, Wonder days et Serpentine). Les quelque 300 spectateurs présents en profitent jusqu’au bout, chose aisée pour un concert qui se termine avant 22h15 mais après un Dirty love et un Danny très taquin.

 

En alternant titres foncièrement rock et ballades (un peu trop, peut-être?), Thunder nous a offert un concert simple – la configuration de la salle ne prête pas aux excentricités – mais particulièrement chaleureux et familial. Une très belle soirée, en somme.

Merci à Veryshow d’avoir rendu ce report possible.

GHOST live à Paris (L’Olympia, le 11 avril 2017)

ghost paris 2017

C’est la foule des grands soirs qui investit la mythique salle parisienne de l’Olympia. Une foule venue assister à sa grand messe, à un concert subversif, spécialité de Ghost… Sur scène trônent la batterie et les claviers masqués par des larges draps sombres. Devant, un petit set de batterie et des claviers attendent Zombie, le groupe de première partie. A 20h00, le batteur et le claviériste prennent tranquillement possession de leurs instruments. Dès les premières notes, l’influence de Rush se fait sentir, puis viendra celle de Jean-Michel Jarre, parmi d’autres. Pas de chant, et pas d’autre musicien… Zombie, ce n’est qu’un duo qui balance un variété un peu rock qui s’inscrit dans l’optique de cette tournée de Ghost intitulée le Popestar tour. Difficile à deux de remplir l’espace, ce qui ne semble pas être l’idée du jour même lorsque le pianiste s’empare d’une basse (bien trop forte à mon goût). Malgré le groove  et un accueil dans l’ensemble positif et sympathique, une bonne partie du public préfère se retrouver au bar. C’est simple, l’antichambre offre le spectacle d’une foule dense et bigarrée, qui assit et qui debout, mais une foule qui piaille, saute, s’assied, boit, partage, rit, s’écoute et se sourit dans un joyeux brouhaha qui se fait l’écho d’une certaine vision de la vie.

Lorsque Zombie termine à 20h45, les rideaux se referment sur la scène (chose rarement vue lors d’un concert rock ici). Petit à petit, la salle se remplit de nouveau. Le public est familial et multi-générationnel (de 6 à 77 ans, à l’aise!, mais rappelons-nous que les Parisiens sont en vacances). La musique d’entracte prépare l’ambiance: sonate au piano puis chants liturgiques et chœurs sacrés.

Enfin, les lumières s’éteignent. On aperçoit les pieds de Ghoul qui prend place derrière ses claviers puis arrivent ses compagnons de jeu. Les premières notes de Square hammer résonnent et des lumières de fond de scène éblouissent le public afin d’offrir une entrée soudaine et magique à Papa Emeritus III, vêtu de sa tenue des grandes occasions. C’est une forêt de mains levées qui l’accueille, des mains qui ne seront remplacées tout au long du concert que par les sauts cadencés du public ultra réceptif. On aperçoit même Steph Buriez, leader de Loudblast, headbangant comme pas deux. Les plus belles offrandes défilent comment autant de d’hosties noires (From the pinnacle to the pit, Secular haze, Body and blood, Devil church, Absolution, Cirice, He is…) Le chanteur se rendant compte de la présence de nombreux enfants promet de faire attention à son langage, promet, bienveillant, de ne pas jurer et de contrôler le nombre de « fuck » et « shit ». Bien sûr, Ghost propose un show assez similaire à ce que l’on a pu voir ces derniers mois, Papa changeant de tenue une fois, discutant paisiblement avec ses ouailles, Ghoul (basse) et Ghoul (guitare) s’offrant un pas de deux tandis que le pape noir invite deux jeunes nonnes à venir sur scène, informant le public des premiers rangs qu’elles vont venir faire une offrande. « Prenez ce cadeau, mais rien de plus! On ne lèche pas les doigts… » Mais une chose est évidente: même si le spectacle reste assez similaire et sans surprise, ça marche! C’est carré, hors du temps et passe partout. Au rappel, Papa seul sur scène énonce toutes les villes où Ghost a joué en France. Nombreuses… Et demande qui a déjà vu le groupe live. Tout le monde semble-t-il. Puis qui n’a pas vu Ghost. une personne, semble-t-il à laquelle papa explique toujours terminer par la même chanson. Monstrance clock annonce donc la fin du show, à l’ambiance explosive et chaleureuse. Une très belle soirée!

Devant le nombre important de demandes, Metal-Eyes n’a pu être accrédité pour les photos. Ce live report est donc sans illustration. Merci cependant à Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.

VULCAIN, ADX et HIGH SCREAM live à Olivet (45), le 8 avril 2017

Vulcain ADX Olivet

Il y a quelques mois, Vulcain devait donner un concert au Blue Devils, bar rock du centre ville d’Orléans que connaissent bien les amateurs et qui fut jadis l’Infrared. Mais ce concert n’eut lieu, la préfecture ayant augmenté les normes de sécurité attendues… C’est finalement avec l’association Le Dahlia Rouge que ce concert est organisé, à l’espace culturel d’Yvremont situé dans la ville d’Olivet, à coté d’Orléans. La salle est grande et propose une scène spacieuse dotée de bons éclairages. le seul hic réside en la sonorisation, pas évidente mais nous ferons avec.

A 20h30, High Scream investit les lieux. Laissez-moi commencer par un mea culpa avant de vous parler du concert en lui même – ceux qui me lisent régulièrement vont penser que je suis maudit. Bon, euh, comment dire??? Une fausse manip m’a fait perdre toutes les photos de High Scream ainsi qu’une partie de celles d’ADX. Donc, j’en suis navré, il n’y aura pas de visuel pour ce groupe pourtant très prometteur. Car High Scream délivre un heavy racé, typé US, au chant et mélodies puissants et entraînants. La formation profite d’ailleurs de l’espace qui lui est offert pour donner le meilleur d’elle même et parvient aisément à séduire un public malheureusement trop peu dense (environ 200 spectateurs pour une capacité de 600, ça fait vide!). Une demie-heure, c’est sans doute un peu court, mais c’est aussi le sort réservé lorsqu’on a deux grosses têtes d’affiches qui arrivent. Il n’empêche, High Scream balance son hard rock avec une réelle conviction, et on attend de les retrouver bientôt!

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La dernière fois que j’ai vu ADX en région orléanaise remonte à… 2009 je crois, à Lailly en Val. Et ce soir, à Olivet, même si la salle n’affiche pas complet, on remarque que le public est varié: local, certes, mais certains viennent de Chartres, Paris ou encore Montpellier! Si ADX ne réserve pas vraiment de surprise, c’est toujours la bonne humeur qui est de mise live. un concert, c’est la fête, et les deux plus « sérieux » sont Nicklaus et Julien, les deux derniers arrivés au sein de la formation qui semble avoir vraiment trouvé sa stabilité. La setlist est judicieusement partagée entre classiques (Tourmente et passion, Déesse du crime, Notre Dame de Paris, Mémoire de l’éternel, Les enfants de l’ombre, L’étranger, Suprématie et Caligula) et titres plus récents (La complainte du Demeter, La mort en face, Red cap et Division blindée) et l’heure et quart de jeu frustre forcément certains qui en auraient redemandé. Phil, le jovial, remercie à plusieurs reprises le public pour son accueil, public de « Jolivet » (Julien le reprend en lui expliquant que le groupe est à Olivet…) et Betov est toujours aussi heureux de jouer et facétieux avec le public.

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Tout comme ADX, Vulcain connait parfaitement les ficelles et propose un set carré d’une heure et demi. Depuis bientôt deux ans, le trio célèbre le trentième anniversaire de la sortie de son premier album, Rock n roll secours (mais commence à s’en éloigner un peu, rafraîchissant ainsi la setlist) dont sont ce soir extraits les plus remarquables morceaux (soit presque tous!): Rock ‘n’roll secours, Les damnés, Le fils de Lucifer, Bosser, Overdose, Vulcain/L’enfer, Ebony) ainsi que le plus récent V8, dernier album en date (Avec vous, Call of duty, Limite et Sur la ligne). Les frangins Puzio sont à l’aise, Marc Varez, derrière sa batterie, harangue le public régulièrement et ses commentaires font bien marrer Daniel Puzio.

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Trois nouveaux titres sont joués (En vrac, qui parle des femmes, le très actuel Pour qui voter suivi de Heroes) le reste du set – deux morceaux – piochant dans une partie de la très riche discographie du trio  (Blueberry blues, Le soviet suprême). C’est peu, mais on ne peut satisfaire tout le monde à moins de jouer 5 heures! Le public est réceptif, un couple s’offrant quelques pas d’un joli rock, certains montant sur scène et prenant le risque d’un petit stage diving (merci à la jeune femme complètement bourrée qui n’a pu se lever et m’est tombée sur e dos… Pour ensuite se rater de nouveau et se retrouver par terre! Rock n roll!) Au milieu d’Ebony, joué en rappel, Julien et Nicklaus décident, armé de leurs instruments, de rejoindre Vulcain sur scène avant que tous les intervenants du soir ne s’y retrouve pour la traditionnelle Digue du cul.

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L’association Dahlia Rouge et le Blue Devils ont, malgré une salle pas complète, réussi leur soirée, chaleureuse et conviviale. Une initiative à réitérer.

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Merci à Fabienne et les bénévoles de Dahlia rouge production pour l’orga, à ADX et Vulcain pour les moments festifs live et hors scène! 

TRUST live à Blois – le Chato d’O, le 18 mars 2017 (avec David Sparte)

La grande salle du Chato d’O de Blois affiche complet pour cette date blésoise du Au nom de la rage tour de Trust. Le mythique groupe français, une nouvelle fois réuni autour de Bernie et Nono, fête le quarantième anniversaire de sa formation avec cette tournée entamée en 2016 et qui se soldera par un double événement en fin d’année: la sortie d’un nouvel album chez Verycords, et une série de 5 concerts donnés dans différentes salles de la capitale entre le 6 et le 10 novembre prochains (dans l’ordre: Bus Palladium, Maroquinerie, Bataclan, Trianon et Elysée Montmartre avec, pour les plus assidus, un pass pour les 5 dates à moins de 180€). On peut imaginer que les différentes parties de la tournée actuelle servent à reconquérir le public et à se réapproprier un répertoire vaste afin de proposer des setlists différentes à Paris. Rendez-vous est pris pour la fin d’année, mais d’ici là, c’est fête ce soir!

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Nono est le premier à monter sur scène pour présenter le groupe de première partie, David Sparte. « C’est mon fils, et c’est son premier concert » annonce-t-il, non peu fier avant d’ajouter un avertissement quant à la musique, différente, et que chacun pourra apprécier ou pas. Un homme averti en valant deux, l’attention est d’autant plus grande. Le chanteur et sa petite troupe proposent une musique qui emprunte à de nombreux styles. Le rap est bien présent, certes, symbole d’une génération, et l’on trouve également de belles traces de reggae, typé Jamaïque de Bob Marley ou Jimmy Cliff naturellement, ainsi que du rock. Le public écoute avec attention, et accueille le jeune homme d’une bonne trentaine d’années avec bienveillance. Une jolie prestation qui s’améliorera avec l’assurance de plus nombreux concerts. Ce soir, avec environ 40′ de temps de jeu, David est parvenu à séduire, se détendant au fil des minutes.

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Après une pause, le public – plus proche des sexagénaires que d’autre chose – se rassemble devant la scène. Les roadies finissent d’installer le matériel, se charriant, occupant les quelques minutes de retard avant qu’enfin la salle soit plongée dans le noir.

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On le sait, Trust, c’est avant tout la sulfureuse union qui lie depuis plus de 40 ans Bernie et Nono. On aurait bien voulu que le duo intègre de nouveau Vivi, et l’on est en droit de se demander qui sera derrière les fûts. Les batteurs, il y en a tant eu chez Trust qu’on ne les compte plus et, surtout, on ne s’offusque plus de voir une nouvelle tête. Sauf que la première surprise vient de celui qui pose ses fesses sur le tabouret. Un gamin à peine sorti de l’adolescence. Y aurait-il une seconde première partie? Eh bien, non! Les lumières s’éteignent, Nono balance les premiers accords d’un morceau qui m’est inconnu. Info prise, il s’agit de L’archange, un nouveau titre au riff aiguisé. Le public est attentif, mais explose dès la chanson suivante, un Au nom de la race qui ouvre les portes à une séries de classiques. Les musiciens sont précis, Bernie et Nono semblent très en forme, et complices. Clairement, à part quelques échappées, Iso Diop reste cantonné dans son espace côté cour et, en dehors de jouer, ne sert pas vraiment à grand chose. David Jacob, le bassiste revenant de la période Europe et haine et Ni dieu ni maître (album parfaitement oublié aujourd’hui, malheureusement), difficilement reconnaissable, est à peine moins discret. Trust est clairement le groupe de Bernie et Nono qui font le show. Le chanteur marque par son attitude désinvolte, sa gestuelle et son verbe rapés, une influence plus prégnante que jamais. Les classiques sont revisités, et, une fois la surprise passée, ce lifting étonnant s’avère intéressant.

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Le vocaliste est aussi particulièrement affable, et ne rate pas une occasion de dire ce qu’il pense et remettre le public à sa place. Dès la fin de Marche ou crève, Bernie demande au public d’avoir la gentillesse d’éteindre les téléphones. « Ca fait des images de merde, ça a un son de merde. Et si vous venez ici, c’est pas pour regarder à travers un écran… » et l’on ne saurait que lui donner raison. A celui-ci qui le somme de jouer, il répond tranquillement « c’est moi qui suis sur scène et si j’ai envie de parler deux heures, je parlerais deux heures », à ceux qui manifestent leur désapprobation d’un faux départ, il rétorque que ça arrive à tout le monde, à celui-là qui, alors que Bernie demande au public de répéter une simple phrase du nouveau morceau F-Haine, lui dit « pas de politique dans le rock »… Je vous laisse imaginer la réponse! En tout cas, que penser de cette remarque d’un soit-disant fan? Trust sans engagement politique, c’est une blague… Ils sont loin d’être les seuls (en vrac: Tagada Jones, Lofofra, Mass Hysteria, Vulcain, No One Is Innocent, Noir Désir, Abinaya… combien sont-ils, rien qu’en France, à exprimer leurs idées? La politique a bien sa place dans le rock!) En tout cas, ce soir, Bernie aura eu tant de mal à faire chanter les Blésois « la haine est une blonde qui surfe sur une vague marine » qu’il sera intéressant de scruter les résultats locaux des prochaines élections!

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Si les nouveautés présagent d’un nouvel album engagé, les classiques démontrent une nouvelle fois que la musique de Trust est intemporelle. Si l’on regrette de n’avoir pas eu droit à, allez, en vrac, L’élite, Bosser 8 heures, Idéal, Par compromission (de mémoire, d’ailleurs, aucun extrait du quatrième album n’était ce soir au programme. dommage, l’album mérite amplement d’être réhabilité), Ton dernier acte parmi d’autres, les Police milice, Le mitard (que certains « connaisseurs » ce soir – dont le journal local ! – appellent « Mesrine »  font leur effet. Mais ce public a besoin d’être recentré alors que Trust revient rapidement pour le rappel; Bernie s’empare du micro avec une nouvelle super triste qu’on vient de lui annoncer: la mort de Chuck Berry. Interrompu par certains, il clame même être tellement dégoutté qu’il n’a qu’une envie: se barrer. Accompagné sur les premiers accords, reconnaissables entre mille, d’Antisocial. Besoin d’être coaché par deux roadies pour donner de la voix afin que cet hymne vienne clore le concert.

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Même si l’on peut exprimer certains regrets, une chose est certaine: Trust, si Nono et Bernie parviennent à véritablement enterrer la hache de guerre, va nous offrir quelques belles prestations. C’est avec impatience que nous les retrouverons au Hellfest et à Paris sur au moins une des cinq dates annoncées!

Ah, au fait, le nouveau batteur de Trust. Nono présente les musiciens et annonce « on a adopté un bébé. Il a 21 ans, à la batterie, Christian Dupuy! » qui reçoit une salve d’applaudissement juste avant les rappels.

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Merci à Veryshow – Sabrina, Mehdi, Maxime – d’avoir rendu ce report possible.