ORPHEUM BLACK live: Outer Space release party à St Jean le Blanc (45) le 4 mai 2023

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ZOË live à Orléans – Dropkick, le 28 avril 2023 (avec Polymaze)

Zoe + Polymaze - 28/04/2023 - Orléans - Le Dropkick Bar Orléans - France

Quand j’ai vu que Zoë, groupe de hard/stoner/metal que j’ai toujours beaucoup aimé, passait au Dropkick d’Orléans, j’ai noté cette date sur mon calepin pour ne pas la rater. Le Dropkick, je ne le fréquentais plus depuis… pfiou, principalement parce que je n’avais pas connaissance de son existence. C’est pourtant un lieu que je fréquente depuis des années et où j’ai assisté à de nombreux concerts de groupes locaux ou internationaux (Wild dawn, Koritni, Blaze Bailey, Orpheum Black…) alors que cela s’appelait Infrared puis Blue Devil’s – dont les hautes chaises sont encore présentes. Alors bien qu’ayant, par ignorance, raté certains concerts sympa, ce soir est l’occasion de renouer avec les lieux.

Zoë est toujours en train de faire ses balances lorsque j’arrive. Normal, le groupe est arrivé plus qu’à la bourre après 6 heures de route, dont un passage très embouteillé de Paris. Normal, aussi, les Parisiens, comme tant d’autres, profitent de ce vendredi de week end prolongé pour s’éloigner de la capitale. Alors forcément, c’est tout le planning qui est décalé, mais pas grave, un peu roots et rock, ça fait du bien. Après une plus que sympathique interview dans les couloirs du Dropkick, Polymaze s’occupe de ses balances avant de démarrer son concert aussi sec.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Il est 21h30 passé lorsque le trio local Polymaze monte enfin sur scène. Quoique, non… Ils y sont déjà, c’est plutôt le public qui descend à l’appel de Clément Terrasse, le bassiste chanteur. Le temps que quelques dizaines de personnes arrivent, et c’est parti pour une petite heure d’un rock qui aime alterner les influences. Parfois rentre dedans, à d’autres un peu plus prog, le trio sait aussi se faire franchement pop et dansant.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Le chant est partagé entre Clément et son complice Sébastien Clos à la batterie, tandis que, planqué sous sa casquette (franchement pas pratique pour les photos…), Thibault Caille nous offre quelques riffs efficaces de guitare, et tous trois jouent avec différents rythmes et ambiances.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Polymaze se fait plaisir et ça se voit – ne serait-ce qu’au nombre incalculable de sauts de cabris de Clément tout au long de ce concert. Un beau début de soirée que nous a offert le trio.

Back into the light est sorti en 2020, et Zoë n’a pu le défendre comme il se doit sur scène – même si, comme me l’expliquait Aldo, c’est l’album qui s’est le mieux vendu, sans doute, justement, à cause de la crise sanitaire… Il est donc temps de venir reséduire le public et faire reparler la poudre.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si Clément – le nouveau bassiste (ouais, c’est la soirée des Cléments bassistes..) qui a intégré le groupe en 2018 – reste concentré sur son instrument, Aldo et Fred (guitare et chant/guitare), les deux anciens fondateurs du groupe, sont au taquet. Le groupe n’a pas besoin de trouver ses marques, comme si ce premier concert de cette nouvelle tournée ne faisait qu’en suivre d’autres.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Logiquement mis en avant, Back into the light est représenté par 6 morceaux. Il y a clairement du Motörhead qui anime Zoë, mais pas que. Les influences du groupe sont variées, puisant dans le rock 70’s franc du collier, direct et sans fioriture. Chaque album est ainsi présenté, les trois premiers avec 2 titres chacun.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si le public est peu nombreux – on circule facilement dans le sous sol – danse et pogos sont nombreux, Zoë entrainant sans difficulté ses auditeurs dans son trip, voyant même Aldo descendre se balader au cœur de cette petite foule, ravie de ce contact privilégié.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Malgré des lumières beaucoup trop rouges, Zoé nous a offert une très belle heure de ce rock efficace par sa simplicité. Les dates s’alignent, alors si vous le pouvez, allez les découvrir près de chez vous – et aussi, en septembre, au Raismes Fest!

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

SABATON live à Paris: le Zénith, 21 avril 2023 (avec Lordi et Baby Metal)

Sabaton est aujourd’hui bien plus qu’une valeur sure du metal international. C’est un incontournable. Sabaton et la France – Hellfest et Paris, tout au moins – c’est une histoire d’amour. Au point que presqu’à peine annoncé, son concert parisien affiche déjà complet. En arrivant au Zénith de Paris, c’est clair que le public est présent. Je crois n’avoir encore jamais vu une telle file s’étendre jusqu’à l’esplanade de la grande halle! Et ce ne sont pas que des fans camouflés qui sont présents, on compte un bon nombre de T-shirts flanqués Baby Metal. Car Sabaton est ce soir accompagné de deux premières parties formant une belle affiche : les Finlandais monstrueux de Lordi précèdent les jeunes japonaises de Baby Metal qui remplacent un The Hu très en vue initialement annoncé. Mais peu importe, car au final, ce que l’on retiendra de ce soir c’est que Sabaton a embrasé un Zénith comme seuls de trop rares groupes savent le faire. Atomisé, même, diront certains…

Une fois passés les contrôles de sécurité, le public peut déjà patienter pour s’offrir, à l’extérieur du Zénith, des souvenirs de Sabaton qui affiche aujourd’hui les tarifs des « grands » groupes. Mais ce sera sans moi… A 40€ le T-shirt, je passe, comme souvent aujourd’hui, mon tour et m’engouffre dans la salle pour rapidement constater que, comme sur sa dernière tournée de 2020, la scène est identique: des sacs de sables et barbelés viennent quelque peu gâcher la vue. Et les premières parties devront s’en contenter.

A 19h30, Lordi investit les lieux et force est de reconnaitre que ce type de scène lui correspond bien, d’autant plus avec des squelettes en guise de pieds de micros. les 40′ allouées défilent rapidement, les Finlandais offrant leur hard rock racé au public avec force… grimaces et mise en scène soignée bien que – la faute à ces costumes vraiment encombrants – quelque peu pataude. Le son est clair et puissant, chacun des musicien parfaitement en place. Après Would you love a monsterman? Mr Lordi nous fait son numéro de charme, demandant tour à tour si le public est là pour du heavy metal japonais (hurlements d’approbation) et prêt pour le heavy metal suédois de Sabaton (tremblement du Zénith de plus qu’approbation). « Pour le moment, vous devez faire avec du hard rock finlandais » conclue-t-il avant d’attaquer Thing in the cage.

Le Zénith est plus que rempli et le public hurle de satisfaction tout au long des titres qui défilent. Lordi est loin de n’être qu’un groupe de monstre te de gimmick, les musiciens sont aussi doués qu’appliqués et le démontrent tout au long des Blood red sand man, Devils is a loser ou Who’s your daddy?. Et lorsque le groupe entame Hard rock Hallelujah – vous savez, le morceau qui leur a permis de remporter l’Eurovision au grand dam du Drucker national qui passait son temps à faire des commentaires désobligeants plutôt que d’avoir la politesse de laisser les téléspectateurs écouter et se faire leur propre opinion… Le public, connaisseur, lui, explose permettant à ordi de terminer en apothéose ce concert aussi fun que monstrueux. Une très belle mise en bouche.

Baby Metal, je les ai vus une seule fois lors du premier Download Paris. Le groupe, alors peu connu en France autrement que par les fans de culture nippone, jouait alors étonnamment après Saxon et avait incompréhensiblement écourté son concert. Mais le public semble ne plus s’en souvenir et/ou ne pas en tenir rigueur. Et des fans de culture pop japonaise, ce soir, il y en a un paquet. Tout est carré et millimétré, tiré au cordeau, chacune des jeunes filles connaissant et exécutant sa partition avec une précision déconcertante.

Si le set tabasse autant qu’il cherche du côté du hip-hop, si les musiciens faire valoir masqués sont en place, et s’il en faut pour tous les goûts, ben… l’ensemble me laisse froid. Tout est si calculé qu’il ne reste pas de place à l’humain… Le public est cependant plus que réceptif aux Baby metal death, Pa pa ya! ou soit disant marrant Gimme chocolate. Le trio termine avec Road to resistance avant de saluer – ah, ces voix stridentes… – le public avec un « Arrreee you reeaaadyyy for Sabaaatoonn? » qui recueille une naturelle et fervente approbation. Les musiciens sont déjà partis, les jeunes filles quittent la scène à la queue leu leu.

On a prévenu les photographes: « vous allez avoir chaud! » La salle n’est pas encore éteinte que le public se fait plus qu’entendre. Malgré ce qui ressemble à un petit faux départ (la bande d’introduction de Sarajevo qui s’interrompt une petite minute) le temps que les techniciens viennent ôter les toiles dissimulant la batterie juchée sur (oh, surprise) un tank et c’est parti pour presque deux heures d’un show en tout point remarquable. Avec 18 bouches à feu réparties sur scène et sur le char, pas étonnant que la température monte de plusieurs crans et ce dès Ghost division qui voit le premier gimmick de la soirée: Joackim quitte la scène pour revenir avec un bazooka et vise Hannes Von Dahl juché sur sa batterie.

Ce The tour to end all tours – qui ne fait que référence au dernier album The war to end all wars et n’est en rien une promesse de fin de carrière – démarre très fort et l’énergie de chacun des musicien se verra décuplée tant le groupe est porté par un public tout acquis à sa cause. Si, arrivé à ce niveau, il ne reste guère plus de place à l’improvisation, le groupe semble toujours aussi jovial et heureux de vivre et de jouer. Preuve en est cette « surprise » que réserve les deux guitaristes, Chris Rörland et Tommy Johansson qui viennent coller bon nombre de médiators sur le front du chanteur amusé par cet enfantillage.

Mais ceci n’est que badinerie comparé à l’ensemble de ce spectacle bien plus que mémorable, à plus d’un titre. Si on retrouve des effets qui feront désormais partie intégrante des shows de Sabaton – le biplan rouge sur The red baron, les gaz et masques à gaz sur The attack of the dead man, des costumes et uniformes variés de diverses armées – le groupe nous réserve des surprises tel ce Carolus Rex dans sa version suédoise qui voit ensuite Hannes interpeler le public: « Paris, vraiment, vous êtes le public le plus bruyant qu’on ait eu depuis le début de la tournée! » Il n’en faut pas moins pour que le Zénith tremble sous les hurlement et tapage décuplé d’un public déjà conquis.

Puis la traditionnelle question: « qui a déjà vu Sabaton en concert? Ok, vous connaissez le cirque! Qui voit Sabaton pour la première fois? » ne bonne moitié des bras se lève (autant dire que cette moitié reviendra sans aucun doute à de futurs concerts qu’on espère plus nombreux à l’avenir – après tout, la France compte un bon nombre de Zénith, dont un, je dis ça comme ça, à Orléans… – avant que Joackim n’annonce à son tour que ce n’est pas la seule première, ce soir: « Ce soir, nous allons jouer un titre pour la première fois en concert. On attendait le bon moment pour le faire, et c’est ici! Ce morceau parle d’un soldat français! » Autant dire que The first soldier, chanson relatant l’histoire du chasseur alpin Albert Séverin Roche qui s’est distingué lors de la grande guerre par son héroïsme et sa bravoure est acclamé comme il se doit et joué sous des lumières bleu-blanc-rouge. Un honneur logique que la France ait droit à cette première mondiale.

Tout aussi logique est cette autre surprise qu’est la reprise de 1916 de Motörhead qui déboule après un Stormtroopers explosif. Tout feu, tou flamme est ce concert bourré de pyrotechnie et d’effets qui, chanson après chanson, finit d’achever un public dont l’enthousiasme est plus que débordant. La sécurité a du boulot, ce soir, avec un nombre incalculable de crowd surfers à récupérer! Pas un instant de répit jusqu’au terme de ce concert qui se termine avec les incontournables Primo victoria, Sweedish pagans et To hell and back.

Le spectacle de ce soir, exemplaire et magistral, est à la hauteur de cette ambiance qui émeut presque aux larmes Pär Sündstrom, le bassiste fondateur et complice de toujours de Joackim. Oui, définitivement il y a quelque chose entre Paris et Sabaton. Le reste de la France n’attend d’ailleurs que de pouvoir aussi vous accueillir – même si on peut également imaginer comme prochaine étape une invasion de Bercy. Mais pour ce soir, Joackim, Pär, Hannes, Chris, Johaness, un seul mot: Merci.

Merci à Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.

 

DEWOLFF live à Paris: La Maroquinerie, le 28 février 2023

Sous l’empire Romain, le 28 février était le dernier jour de l’année. Alors pour célébrer ça, je me rends à la Maroquinerie de Paris pour soutenir nos voisins néerlandais de DeWolff qui viennent de publier un nouvel album, Love, death and in between, et tournent pour le soutenir à travers l’Europe. Si le concert est annoncé sold-out, le public est accueilli dès l’ouverture des portes par une étonnante première partie. DJ Wim, un sexa/septuagénaire qu’on dirait échappé du far-west avec ses tiags en peau de serpent, son Stettson rivé sur la tête et sa barbe blanche, s’amuse avec ses vinyles à diffuser de vieux standards su rock US – ou typé US. C’est dans ces moments qu’on se dit que notre culture musicale est plus qu’incomplète… Mais le bonhomme ne fait que passer morceau après morceau sans jamais communiquer avec le public, sans jamais l’inciter, l’inviter à danser, bouger, réagir. 45′ durant, le temps que la salle se remplisse… C’est long.

Le changement de plateau se fait en à peine 20′ et lorsque les frangins Van Den Poel (Pablo à la guitare et Luka à la batterie) et leur complice Robin Piso (aux claviers) arrivent sur scène, une scène illustrée du sol au backdrop de la pochette de leur dernier album, la température monte d’un cran. Le trio est ce soir accompagné de deux choristes et d’un bassiste – qui fait le job, guère plus – et dès Nightrain embarque le public avec lui.

L’énergie et la bonne humeur sont les deux constante de ce soir, Pablo nous offrant une incalculable nombre de lancer de jambe et déchanges avec un public ultra réceptif. Témoin cet échange avec cette spectatrice au premier rang qui, après Live like you, se retrouve avec une bière à la main alors que Pablo lance « je crois qu’il est temps de se rafraichir avec une bière! Hey, je croyais que c’était ma bière, ce que tu as entre les mains! Ce soir on est là pour tout vous donner, alors je te la donne. Et je te donne tout, si tu veux! » Et ça repart aussi sec sur  Sugar moon.

L’esprit 70’s transpire de tous les port des musiciens, le trio portant des vestes brodées à la country man, les choristes toutes de rouge vêtues, mini short et bottes, se dandinant en rythme au son de ces morceaux au son vintage mais toujours d’actualité et d’une efficacité sans pareille. Et puis, surtout, le groupe nous offre des solos à faire pâlir de nombreux musiciens…

Pablo à la guitare nous offre un instant d’émotion intense, une leçon de style et de maitrise comme on aimerait plus souvent en entendre, Robin joue avec le touches de son clavier pour en tirer des sons d’un autre âge… Sans jamais s’étendre, DeWolff fait preuve d’un professionnalisme exemplaire. Et l’on se dit que le groupe mérite des salles de plus grande capacité pour pouvoir pleinement s’exprimer. Ce ne serait que justice…

Il est 22 h à peine passées lorsque le rappel a lieu. Un seul titre, Rosita, qui vient conclure un concert inhabituellement long pour cette salle (1h45, quand même) et qui fini de convaincre le public qu’il a assisté à un moment de rock comme on n’en fait (presque) plus. Nous ne sommes plus sous l’empire romain, et ce premier concert de l’année – pour Metal-Eyes – augure de beaux moments à venir. Une superbe soirée!

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SAXON live à Paris: la galerie

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SAXON live à Paris: Le Trianon, 9 décembre 2022 (avec Victory)

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La file qui s’étend sur plus de 150m devant le Trianon à 30′ du début du concert est impressionnante. Pourtant, les agents de sécurité font leur inspection rapidement et il ne faut au final que quelques minutes pour se retrouver à l’intérieur de cette superbe salle. Initialement programmé le 2 octobre dernier, le concert de Saxon a été repositionné en ce 9 décembre la salle ayant subi des fuites forçant le groupe à annuler sa prestation initiale. Fort heureusement, les fans – multigénérationnels – sont présents en nombre, le Trianon affichant complet ou presque, les dernières places se vendant directement au guichet.

VICTORY

Initialement prévus en ouverture, les Anglais de Diamond Head qui ont ouvert pour leurs compatriotes sur le reste de la tournée n’ont pu ce soir rejoindre la bande de Biff Byford et Paul Quinn. Vraiment dommage mais Saxon a trouvé un remplaçant de choix avec Victory, groupe allemand formé en 1984 récemment (re)reformé (encore un groupe au parcours quelque peu chaotique) qui a publié en 2021 le superbe Gods of tomorrow, quelque peu, naturellement, mis à l’honneur ce soir.

VICTORY

Là encore, nous voici en présence d’un groupe multigénérationnel: la jeune garde, fraiche et affamée, est représenté par Gianni Pontillo, chanteur à la voix d’or puissante et chaleureuse, le guitariste Mike Pesin et le bassiste « à fond dans ce que je fais » Malte Burkert, tous trois affichant une belle complicité et soutenant le travail d’orfèvre du concentré batteur Mike Stein, et du guitariste bien connu des fans de Sinner et d’Accept – entre autres – Herman Franck, tous deux membres historique et piliers actuels de la maison Victory.

VICTORY

Contrairement à d’autres, Saxon a été particulièrement généreux avec Victory qui bénéficie d’une superbe mise en son et de lumières magnifiques. Les Allemands bénéficient également de 45 bonnes minutes pour séduire et convaincre le public qui grossit au fil du temps, malgré de nombreux absents bien massés devant le stand de merchandising.

VICTORY

Victory propose un heavy metal traditionnel et varié, inspiré du metal US des 80’s avec ses superbes mélodies et ses refrains entrainants et du Heavy européen (allemand autant qu’anglais) et sa puissance de feu. La diversités des rythmes se révèle rapidement d’une grande efficacité – il y a de la place pour tout, mid et soft-tempo inclus – et le public présent se montre bientôt très réceptif.

VICTORY

Les musiciens sont très mobiles et Herman Frank semble particulièrement heureux de retrouver le public parisien, affichant sourires et envie d’aller chercher de nouveaux fans. Etant donné l’accueil et les réactions, on peut dire que c’est, ce soir, mission accomplie!

SAXON

Le kit de batterie étant déjà installé, le changement de plateau est assez rapide. Il est 20h15 lorsque les lumière s’éteignent et que l’intro du dernier album envahit le Trianon. Nigel Glocker s’installe discrètement derrière son kit, acclamé par la foule, rapidement suivi, dans la pénombre, de Tim Nibbs Carter, Doug Scarrat et Paul Quinn avant que Biff Byford ne déboule tel un père tranquille prêt à attaquer son public.

SAXON

Si Saxon fait ce soir naturellement honneur à son dernier superbe album, Carpe diem, en en proposant pas moins de 6 titres, si les classiques sont aussi, naturellement, de sortie (au nombre de 9), le groupe surprend avec une setlist osée qui propose aussi de jolies surprises et raretés faisant de ce concert, classique dans sa forme (Nibbs qui se démonte les cervicales, Doug reste concentré et appliqué…), un moment rare dans la carrière des ancêtres du British Heavy Metal. Car, oui, quel plaisir de pouvoir écouter The Thin red line, issu de Unleash the beast ou encore Metalhead que le groupe a récemment remis au goût du jour en le réintégrant à sa setlist!

SAXON

La scène est aux couleurs du dernier album, la batterie surélevée et Saxon a même prévu quelques effets, dont de beaux jets de fumée sur un Sacrifice teinté d’un rouge, donnant à Biff un regard quelque peu maléfique. Peu d’artifices au delà de celui-ci, la fumée revenant régulièrement au gré des titres dont les plus attendus sont judicieusement placés entre deux nouveautés/raretés.

SAXON

Si les Anglais affichent une forme resplendissante, le show est aussi dans le public. Rarement ai-je pu assister à des pogos et (mini) circles pit avec Saxon. Que penser de ce parterre qui ressemble rapidement à un trampoline tant le public saute ! Public qui comprend, Biff le note à quelques reprises, différentes générations, et ça, ça fait plaisir pour un groupe de cette ancienneté.

SAXON

Après And the bands played on, le chanteur tend le bras vers un spectateur qui lui donne un tissus flanqué de la couveture de l’album mythique (un des…) Wheels of steel avant d’annoncer que « c’est justement le prochain morceau ». Las une fois ce classique indémodable terminé, le groupe quitte la scène. A peine une heure et quinze minutes se sont écoulées depuis le début du show mais…

SAXON

Rapidement les 5 réinvestissent les lieux pour un long rappel. Unique rappel mais suffisamment long pour décocher quelques dernières perles classiques de chez classiques. The pilgrammage, superbe, précède ainsi Strong arm of the law, Solid ball of rock, 747 (strangers in the night), denim and leather et Princess of the night qui achèvent de nous convaincre tous que, même si la fin est plus proche que le début, Saxon a encore de très belles années devant lui. Je rajoute un pari sur le Hellfest en 2023…

SAXON

Plus de 40 ans de carrière, imaginez un peu! Et toujours pas de retraite annoncée! Une superbe soirée que celle que nous ont offerts les 5 Anglais, et une très belle manière de terminer cette année de reprise de concerts.

Merci à Olivier Garnier (réplica promo) et GDP d’avoir rendu ce report possible.

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VOLBEAT live à Paris, le 31 octobre 2022 – avec Bad Wolves et Skindred

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C’est un Zénith en petite configuration qui accueille ce soir une affiche internationale. Toute petite configuration, même, puisque la scène dispose d’une gigantesque avancée dans la fosse allant presque toucher les premiers gradins… C’est dire si les groupes seront ce soir au contact du public, tous s’appropriant avec plaisir cette massive excroissance. La scène est déjà presque entièrement installée, les 3 sets de batteries déjà en place réduisant quelque peu l’espace.Seulement… Si les concerts en plus petites salles auxquels j’ai récemment assisté ont affiché complet, ce n’est pas le cas du Zénith où l’on circule ce soir très facilement.

BAD WOLVES

Les Américains de Bad Wolves, qui se sont fait remarquer avec leur reprise de Zombie (The Cranberries) ouvrent le bal à 19h dans un Zénith tristement vide. A peine 1500 personnes sont déjà sur place, mais il est encore tôt en cette soirée d’Halloween (on croise des spectateurs maquillés, mais rien sur scène n’indique quel jour on est), et nul doute que le public va arriver. Chauffer la petite foule présente est toutefois compliqué pour Daniel Laskiewicz, nouveau chanteur du gang qui remplace depuis 2021 Tommy Vext (de nouveau récemment parti remplacer Ivan Moody au sein de 5FDP). Une petite demi heure à tenter de fédérer par ses harangues et invitations à jumper. Ca doit faire bizarre de se retrouver là face à nombre de sièges vides, mais les gaillards s’en sortent finalement bien, et pas seulement grâce à la reprise mentionnée plus haut, n’hésitant pas à arpenter la plateforme centrale. Sympathique entrée en matière même si pas mémorable.

BAD WOLVES

SKINDRED

Il faut peu de temps pour changer le plateau afin qu’à 19h45 le délirant Benji Weeb débarque de son univers sur fond de BO de La guerre des étoiles et embarque ses compères anglais de Skindred dans une (re)conquête du public. Le ragga metal du groupe n’est pas forcément celui que tout un chacun écoute à la maison mais en concert, avec la prêche du grand chanteur noir, ça le fait de bout en bout. La salle est désormais plus correctement remplie et le public est assez réactifs. Si Benji hésite à s’aventurer sur l’avancée de scène, préférant poser un pied sur sa plateforme perso, ça ne dure pas. Il y va, se l’approprie et fait participer le public dès que possible.

SKINDRED

Oh, cette rage, cette énergie communicative, que ça fait du bien, surtout agrémentées de cet humour pince sans rire du gaillard comme lorsqu’il revient sur scène avec un mini claviers aux couleurs tant aimées d’Eddie Van Halen faisant croire qu’il joue l’intro de Jump… à un doigt (en faut-il vraiment plus?) On retiendra aussi le duel vocal côté cour et côté jardin en plus de la bonne humeur communicative tout au long de ce show. Skindred remporte la palme du groupe bulldozer du soir. Un retour au Hellfest en juin prochain? En attendant, ils ouvriront en janvier 2023 pour la tournée de Royal Republic qui passera par la France.

SKINDRED

 

VOLBEAT

Difficile d’imaginer un demi Zénith pas complet pour accueillir les danois de Volbeat, mais pourtant. Ce ne sont qu’environ 2500 personnes qui sont ce soir présentes pour acclamer Michael Poulsen et ses compagnons, dont un Rob Caggiano qui a enfin lâché ses cheveux se transformant par instants en capitaine Caverne. La scène est vaste, les lights superbes et les écrans s’animent ici d’images variées (photos, dessins animés, extraits de clips), là des images captées live du public et des musiciens. Ouvrant comme c’est désormais son habitude avec The devil’s bleeding crown, le groupe enchaine sur un autre désormais classique, Pelvis on fire, issu de son précédent album, avant d’enfin commencer à présenter son dernier né, Servant of the mind (« un album vraiment metal« , comme le précisera Michael Poulsen) via Temple of Ekur.

VOLBEAT

Trois titres, et le public est déjà conquis, tant les musiciens se donnent – tranquillement, le concert de ce soir ne verra pas trop de sueur – pour chacun, et savent aller à la rencontre de tous. Le chanteur guitariste remercie le public présent d’être venu et rappelle les moments difficiles que nous avons tous vécus et les difficultés à retrouver des salles pleines. Mais il faut continuer.

VOLBEAT

Le dernier album sera au final représenté par 5 morceaux dont un The devil rages on précédé d’un discours de Poulsen, clair dans ses idées: « Oh, oui, le diable existe. Et il est Russe… » Aucun doute de qui il vise mais heureusement, le concert est teinté de bonne humeur, de convivialité et de sourires. Avant de lancer Shotgun blues, il demande au public qui a le dernier album de Volbeat et compte… 5 mains levées, et fait mine d’être dépité, mais il y en a heureusement plus.

VOLBEAT

L’humour est au rendez-vous d’ailleurs, lorsqu’il évoque sa fille qui lui demande s’il peut jouer je ne sais pas quoi, (mais un truc de son âge) avant d’avouer qu’il ne devrait pas dire ça en tant que père mais… « non, je ne peux pas« … « Papa… tu peux jouer Johnny Cash? – Johnny Cash? Putain, ça oui, je peux! » et c’est parti pour un peu de rock vintage. Jerry Lee Lewis nous ayant quittés il y a peu, on aurait apprécié un peu de spontanéité avec ce même type d’hommage, mais bon…

VOLBEAT

Doc Holiday vient majestueusement clore ce concert avant que Volbeat ne revienne pour un unique rappel. unique mais comprenant tout de même 4 titres – Sacred stones, dernier extrait de Servant, Die to live, For Evygt et l’incontournable et intemporel Still counting. S’ils nous ont offert un concert carré, chaleureux aux lights impeccables, bien que sans réelle surprise, Volbeat est une vraie machine de scène qui se donne comme il faut. Malgré le public qu’on aurait souhaité plus nombreux, c’est une très belle soirée que Volveat nous a offert. Merci!

VOLBEAT

Merci à Olivier Garnier (Replica promo) et Olympia production d’avoir rendu ce report possible.

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VOLBEAT live à Paris – 31 octobre 2022: la galerie

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BLACK STONE CHERRY : Paris, le Trianon, le 5 octobre 2022

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A peine trois jours plus tôt, Saxon a dû annuler son concert, ce même Trianon où nous nous rendons ce soir ayant été quelque peu inondé, semble-t-il à cause des fortes pluies ayant entrainé une rupture d’une bouche incendie. Mais ce soir, tout est de nouveau opérationnel et les Américains de Black Stone Cherry peuvent sereinement s’y produire. Ce qui fait plaisir c’est que la salle est plus que bien fournie. Il ne reste que quelques places en vente, c’est très bon signe. Le public semble désormais vraiment être de retour en salles.

The Georgia Thunderbolts

Ce soir, c’est un concert un peu particulier et pas seulement parce qu’il s’agit de la dernière date européenne. Nous y reviendrons. Pour le moment, un léger soucis à régler en arrivant sur place: c’est la dernière date de la tournée et un micmac fait que le pass photo qui m’était réservé a disparu et que le groupe n’en a plus un seul à disposition… Je rate donc quelques minutes de la première partie avant de décider d’aller, à défaut de shooter, écouter et voir The Georgia Thunderbolts. Le groupe de bikers propose un rock sudiste simple et efficace. L’influence des géants du genre est réelle. Le groupe qui a sorti son premier album l’an dernier ne semble cependant pas tout à fait rodé à la scène. Certes, les guitaristes, Riley Couzzourt et Logan Tolbert, secouent leurs tignasses mais le bassiste, Zach Everett, très discret, ne quitte que rarement son poste. On remarque cependant la plus que remarquable voix, puissante et chaleureuse, de Lyle TJ, véritable machine à faire frissonner. Pendant un peu plus d’une demi heure, The Georgia Thunderbolts aura toutefois su séduire le public réceptif et varié.

The Georgia Thunderbolts

Il a fallu qu’Olivier Garnier explique à la régisseuse ma situation pour qu’enfin,  sans pass photo, je puisse accéder au pit le temps des « 3 premiers titres sans flash ». Si BSC est un habitué des salles parisiennes, c’est son premier passage au Trianon, sa dernière venue ayant permis de visiter la salle voisine, l’Elysée Montmartre. Et qui a déjà vu Chris Robertson et sa bande live le sait bien; Black Stone Cherry c’est la garantie d’un concert plus qu’énergique. Si l’on connait la pile sur pate qu’est Ben Wells, les regards se portent également sur Steve Jewell Jr., son nouveau bassiste ayant déjà laissé sa trace sur le Live from the royal Albert hall…y’all. Et le gaillard cherche à se donner autant que Jon Lawhorn, son prédécesseur pouvait le faire. Mais, malgré l’envie et la complicité avec les autres musiciens, il manque un petit quelque chose qui le distinguerait vraiment. Il se donne à fond, pourtant.

Black Stone Cherry

Pendant plus d’une heure trente, le quatuor revisite son catalogue, explorant chacun de ses albums. Démarrant avec Me and Mary Jane, seul extrait du mésestimé (ou trop décalé, c’est selon) Magic mountain, le groupe donne le ton d’un show puissant et coloré. Le très ZZ Top (tiens donc, le groupe qu’arbore Steve sur sin t-shirt) Burnin’, là aussi seul extrait de Familly tree. Étonnamment, d’ailleurs, alors qu’habituellement les concerts mettent en avant le dernier né d’un groupe, BSC n’accorde que peu de place à The human condition. Avec 2 extraits – Again puis Ringin’ in my head – on peut se demander si le groupe en est vraiment satisfait. Mais le public est aussi là pour entendre des classiques , et il va en avoir un paquet, dont certains joliment revisités.

Black Stone Cherry

 

On commence avec Blind man et Like I roll, suivi par une intervention de Ben Wells qui interpelle le public. On aura naturellement remarqué cette troupe typiquement américaine et ces filles blondes habillées d’une robe rose du meilleur mauvais goût – ces messieurs étaient plus sobres, reconnaissons-le. Cette troupe n’est rien moins que la famille de Ben dont c’est aujourd’hui l’anniversaire. « Je vous demande simplement, à 3, de vous retourner et de crier « Happy birthday Annie ». Je suis sûr que ça va lui coller le frisson! un, deux, trois! » et le public, qui regarde déjà le balcon, s’exécute avec joie. Les affaires reprennent dans la foulée avec Cheaper to drink alone et le plus ancien Hell or high water.

Black Stone Cherry

Le public est chaud – quelques pogos dans la fosse et un vêtement qui vole et revole, de l’eau qui gicle d’on ne sait où – et le revoilà mis à contribution sur l’imparable Soul creek et ses imparables « yeaheaheah, yeaheaheah ». Devil’s queen précède un impressionnant solo de batterie – comment pourrait-il en être autrement avec un batteur de la trempe de John Fred Young? – racé, explicite et pas trop long qui permet aux autres de souffler un peu. Le retour se fait avec la vidéo du moment, Ringing in my head avant un In my blood plus soft. Puis annonciateur de l’approche de la fin, Black Stone Cherry dégaine sa doublette incontournable – White trash millionnaire et Blame it on the boom boom – puis quitte le public après Lonely train.

Black Stone Cherry

C’est un rappel pauvre et riche à la fois que le groupe nous offre. Pauvre avec un seul titre, le pacifique et unificateur Peace is free. Riche parce que Black Stone Cherry est accompagné sur scène par les gars de The Georgia Thunderbolts. Ca en fait du monde pour chanter, avec le public, ce morceau qui fut, est et sera toujours d’actualité. Ce soir, Black Stone Cherry nous a de nouveau offert un concert de rock comme il sait le faire, simple, direct et efficace, le genre de concert qu’on a envie de revivre – et j’aimerai bien enfin les retrouver vous savez où et vous savez quand en 2023. C’est une autre histoire, à suivre.

Black Stone Cherry

Merci à Olivier « 100% garanti » Garnier et Live Nation d’avoir rendu ce report possible.

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BLACK STONE CHERRY live à Paris 2022: la galerie

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