DEWOLFF: Live and outta sight

Pays-Bas, Hard rock (Mascot, 2019) – sorti le 1er mai 2019

Incontestablement, le renouveau du renouveau du rock/hard rock 70’s passe par le trio néerlandais de Dewolff. très orienté rock sudiste, le trio se plie aujourd’hui à l’exercice du témoignage live.  Il était d’ailleurs temps de le faire après l’excellent Thrust paru l’an dernier. Sur Live & outta sight, le trio laisse exploser sa passion du rock old school. De Jimi Hendrix à Deep Purple, en passant par le southern rock, le blues et le psyché, Dewolff offre un concert haut en couleurs et en émotions. Après un Big talk qui met en appétit et en jambe, les frangins Van de Peol, Pablo (chant et guitare) et Luka (batterie) et Robin Piso (chant et claviers) semble se mettre en mode impro dès Sugar moon. Une impression confirmée par Medecine, sur lequel on est persuadé que ce ne sont pas des pilules de médicaments que les gars ont ingurgités… Les choeurs parfaitement américanisés passent superbement bien tout au long de cet album tout en sensibilité et finesse. Avec ce Live & outta sight, Dewolff parvient à faire fonctionner la machine à remonter le temps et nous plonger au coeur de ces concerts uniques des 70’s sans lasser l’auditeur un seul instant, malgré des morceaux à rallonge – Medecine avec ses 8′ étant le plus court d’entre eux: Deceit and woo et Tired of loving you tournent autour des 11′ et Love dimension qui conclue le concert dépasse les 9′! Une expérience à découvrir en urgence.

AMERICAN TOURS FESTIVAL: Scorpions, Rival Sons, Stray Cats et bien plus encore!

Du 5 au 7 juillet 2019, se tiendra la nouvelle édition du American Tours festival, qui se tiendra au parc des expos de la ville de… Tours!

Cette année, le festival a su attirer de nombreux artistes rock dont les légendaires Scorpions (et son « noveau » batteur Mikkey Dee) le vendredi à 22h, ainsi que, le lendemain, Rival Sons (21h) et les non moins légendaires Stray Cats (22h30).

Mais ce festival ne se résume pas qu’à ces concerts: musicalement, il y en aura pour tous les goûts, de la country au rock et au hard rock, ce sont 50 concerts prévus sur ces 3 jours.

Le American Tours festival, c’est avant tout, et surtout, un accès à toute la culture américaine, de sa musique à son esprit vintage, du square dance au rockabilly, sans oublier ses belles mécaniques. Un esprit unique en Europe, et donc un rendez-vous à ne pas manquer.

A noter: le festival sera exceptionnellement précédé  le 4 juillet par une soirée spéciale Independance day.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du festival: www.americantoursfestival.com

 

Interview: PRESS GANG METROPOL

Interview PRESS GANG METROPOL. Entretien avec Sébastien (chant, guitare) et Christophe (basse) .Propos recueillis au Hard Rock Cafe à Paris le 27 mai 2019

Metal-Eyes : Il s’agit de notre première rencontre, je découvre à peine Press Gang Metropol, alors, je ne vais pas vous surprendre : pouvez-vous me raconter en quelques mots l’histoire du groupe ?

Christophe : Le groupe s’est formé en 2006, on a fait un premier album qui s’appelait Check Point. Le line up a depuis changé, maintenant, il y a Sébastien au chant, Fabrice à la batterie et Michel à la guitare. On vient de sortir un nouvel album chez Send The Wood, Point Blank, c’est du rock new wave. Et voilà !

Metal-Eyes : Et voilà ! Quelles sont les grandes étapes du groupe ?

Christophe : D’abord la création du groupe. Je venais d’un projet industriel, j’en ai eu marre à un moment des machines et j’ai voulu retourner à la guitare. C’est quand même bien la guitare. Formation classique guitare basse batterie chant, plutôt que sampler et machines même si j’aime encore. Ensuite, la sortie du premier album, ensuite, troisième étape, le changement de line-up et quatrième étape, la sortie de ce nouvel album sur ce nouveau label

Metal-Eyes : Et toi Sébastien, tu as intégré le groupe comment, tu viens de quel univers ?

Sébastien : Alors on n’en parle pas beaucoup parce que ça n’a rien à voir avec ce que fait Press Gang…

Metal-Eyes : Ok, on passe à la question suivante, alors ! (Christophe explose de rires)

Sébastien : A la base, j’étais avec un groupe qui s’appelle Artefact dans les années 2000. On a fait 2 albums, on a joué avec Eths, on a fait des trucs un peu sympa, on a fait une tournée, et ça marchait bien jusqu’à ce qu’on décide d’arrêter. Ensuite, j’ai arrêté de faire des trucs un peu sérieux – parce que Artefact, c’était vraiment sérieux…

Metal-Eyes : Sérieux ? (je me tourne vers Christophe) Sympa…

Christophe : Mmh… On en reparlera… Non, justement, il va y venir.

Sébastien : J’y viens : mes attentes musicales étaient vraiment différentes par rapport au fait de hurler, même si c’est un exutoire. Et je me rapprochais plus de choses comme Depeche Mode, Mark Lanegan… Je m’y retrouvait plus artistiquement. Quand j’ai appris que Press Gang Metropol cherchait un chanteur, je me suis rapproché d’eux, je leur ait dit que c’est un univers qui me parle et que ce serait un super endroit pour que je puisse exprimer avec ma voix ce que je souhaitais. Finalement on a trouvé un univers où cohabiter musicalement et on est là !

Metal-Eyes : Vous avez publié un premier album, Check Point, avant celui-ci : Point Blank. Est-ce que le mot Point doit figurer sur chacun de vos disques ?

Christophe : Bravo ! Tu es le premier à l’avoir repéré ! C’est vrai, tu es le premier à en parler. En fait, il s’agit plus de reprendre le dernier mot, et je me demandais ce que nous pourrions mettre avec Blank sur le prochain. C’a tombait bien, parce que je voulais un album plus frontal, plus direct. Point Blank, ça veut dire « à bout portant ». La cover de l’album, le poteau au premier plan, tout est lié…

Sébastien : C’est réfléchi, hein ?

Metal-Eyes : C’est bien, très bien de réfléchir. C’est là où on peut faire appel à ton côté sérieux (rire général) ! Comment décririez vous tous deux la musique de PGM aujourd’hui ?

Christophe : En deux mots : rock new-wave.

Metal-Eyes : Quel type de New wave ?

Christophe : Celle jouée dans les années 80. On peut citer Depeche Mode, New Order, Cure, et également le côté rock d’aujourd’hui avec des groupes comme Interpol, Editors…C’est un mix, on n’invente rien, on ne crée rien, on essaie juste de faire de la bonne musique, en tentant de ne copier personne, mais c’est clair que nos influences ressortent.

Metal-Eyes : Quelle est la signification du nom du groupe ?

Christophe : Press Gang Metropol, c’est l’association de deux mots : press gang, ça veut dire « obliger à », c’est un côté péjoratif. Metropol, c’est la ville. En fait c’est « l’aliénation de la ville ». Voilà.

Metal-Eyes : Selon toi, comment décrirais-tu, au-delà du changement de line-up, l’évolution du groupe entre les deux albums ?  

Christophe : beaucoup plus énergique, motivé et direct, et peut-être plus instinctif. Comme on l’a dit avant, moins réfléchi.

Metal-Eyes : Et toi, Sébastien, tu as écouté le premier album pour intégré le groupe.

Sébastien : En effet. J’ai écouté l’album pour me faire une idée et j’ai accroché en me disant que c’est quelque chose qui correspondait à mes goûts. Quand le line up à changé, c’était bon, mais changer de chanteur, ça veut dire changer beaucoup dans l’image aussi. Ça correspondait vraiment à ce que je voulais faire, du coup, j’ai amené mes influences et on a commencé à travaillé pour trouver ces nouvelles couleurs.

Christophe : Ta personnalité a fait que le style de la puisque est devenu sans doute plus physique que mental.

Metal-Eyes : Si l’un et l’autre vous deviez ne retenir qu’un seul titre de Point Blank pour décrire ce qu’est PGM, ce serait lequel ?

Christophe : Ouais… bonne question…

Sébastien : Moi, je dirais En face, parce que c’est le premier qu’on a écrit avec le nouveau line up, et il a vraiment posé les jalons de ce qu’allait être PGM. Après, ça s’est élargi dans le spectre sonore. On s’est dit « le nouveau son de Press Gang, c’est ça ! »

Metal-Eyes (à Christophe) : Tu le rejoins ?

Christophe : Oui, totalement…

Metal-Eyes : C’est facile…

Christophe : Ouais. J’aurais peut-être dit un autre morceau, mais il a plus raison.

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise de PGM ?

Sébastien : Plus de basses !

Christophe : Moi, ça me va ! Je m’en souviendrais. Il l’a dit et devant témoin, en plus !

Metal-Eyes : Quels sont vos projets de scène ?

Christophe : On y travaille à fond puisqu’en septembre-octobre on doit faire une tournée. On est en plein dans la programmation, mise en place des dates.

Metal-Eyes : En tournée ou en tournée des week ends ?

Christophe : Dans l’absolu, on voudrait bien faire une vraie tournée, mais tu sais comment ça se passe… Donc s’il le faut, ça pourrait être une tournée des week ends, oui… Au niveau national et international, en Europ. Tant quelle existe…

Metal-Eyes : Que pouvez vous rajouter pour me convaincre, convaincre les lecteurs de courir pour aller acheter l’album ?

Christophe : Courir peut-être pas, mais au moins faire l’effort d’aller l’écouter puisqu’il est disponible sur Youtube, et c’est bien de soutenir les groupes de la scène française, pas attendre que ce soit les étrangers qui disent que c’est bien pour les découvrir… Faites un petit effort pour aller écouter, ça prend pas trop de temps, et on découvre des belles choses

Sébastien : Comme le disait Christophe, c’est dommage que, pour des groupes comme Shaka Ponk ou Gojira ce soit les étrangers qui nous montrent que les groupes français sont bons, voire extrêmement bons…Quand on voit à quel point les Anglais défendent leurs groupes de rock. Et on a des groupes de dingues en France ! Et le niveau technique est très bon. On saiot vraiment bien faire, mais faut pas qu’on ait ce snobisme de dire « oui, c’est français, c’est moyen… »

Metal-Eyes : Et pas que le public, il y a également un manque de soutien des médias locaux

Sébastien : C’est clair… C’est grâce aux médias que nous pourrons aussi espérer sortir de la masse.

 

BAND OF SKULLS: Love is all you love

Royaume-Uni, Rock (So recordings, 2019) – Sorti le 12 avril 2019

Trois ans après la sortie de By default, les Anglais de Band Of Skulls reviennent avec Love is all you love.  Les 10 titres qui composent ce ciquième album alterne entre rock moderne et sonorités pop. Band Of Skulls s’éloigne sans complexe de ce rock énergique et énervé de ses débuts pour expérimenter la voie pop, voire electro pop tout en conservant une base rock. Si l’on reconnait dans ce domaine les influences que sont The Beatles ou The Pretenders, en passant par Fleetwood Mac, BOS intègre avec un réel plaisir des éléments plus soft, quelques sucreries pop qui évoquent ici la période disco de Blondie et là toute la scène actuelle pop et électro. Le chant est toujours judicieusement partagé entre Emma Richardson (basse et chant) et Russell Marsden (guitare et chant) qui ouvrent tous deux dans les divers styles. Richard X, qui a produit l’album, a poussé le duo à tester et tenter, expérimenter, forçant chacun à sortir de sa zone de confort. La prise de risque paye, Band Of Skulls parvenant à agréablement surprendre l’auditeur. Love is all you love, album expérimental ou réorientation radicale vers une nouvelle voie moins rock?

WORST DNA: Saturday night

Rock, France (EpAutoproduction, 2019)

Fondé en 2012 par le batteur Andrew D. Gorth, Worst DNA a publié son premier album en 2016 et revient aujourd’hui avec Saturday night, Ep aux sonorités rock et cold wave. Les 5 titres proposent une variété de sonorité, allant de la folie (Take me out of here) à la douceur (Soft kiss). Si les influences affichées vont de Depeche Mode à Nine Inch Nails en passant par Moby, une chanson comme Paranoid évoque également dans son phrasé et sa construction Eurithmics. Saturday night est une carte de visite plus que sympathique d’un groupe dont l’avenir pourrait dépendre d’une présence plus fréquente tant discographiquement que scéniquement. A suivre.

PRESS GANG METROPLOL: Point blank

Rock, France (Autoproduction, 2019)

Formé en 2006, Press Gang Metropol a publié un premier album, CheckPoint, et un Ep avant de revenir avec ce Point blank qui fleure bon la New Wave de la fin des 80’s. Autant le dire tout de go: j’avais une aversion sans nom pour ces sonorités, ce chant torturé, ces voix graves que je trouvait sans relief, ces médiators qui répètent à l’envie une note sur X mesures avant de changer de victime, ces gens qui dansaient en se roulant contre les murs… Depuis, je m’y suis un peu fait, mais bon… Ici, on retrouve les mêmes ingrédients que ce qui naguère fit le succès d’Indochine et d’autres que je connais moins. Les mélodies sont jolies, le chant anglais plus varié que simplement grave ou mélancolique, la rythmique simple et efficace, les guitares claires. L’ensemble se laisse facilement écouter mais, à part le très enjoué Eternally, je ne retiens aucun titre spontanément, cela malgré une production soignée qui donne sa place à chaque instrument. Même si ce n’est toujours pas mon truc, l’ensemble, agrémenté d’un son plus moderne, se révèle sympathique et plein de bonne volonté. les amateurs du genre apprécieront certainement ces 12 chansons qui nous replongent dans un passé qui continue de nous faire rêver. Au fait, après Check point et Point blank… Chaque album de PGM doit-il comporter le mot « point »?

Walter TROUT: Survivor blues

Blues rock, USA (Provogue, 2018) – sorti le 25 janvier 2019

Quel plaisir de retrouver Walter Trout pour un nouvel album studio. Survivor blues débute avec Me, my guitar and the blues planant qui met en avant un musicien à fleur de peau. Totalement bluesy, évoquant par instant le regretté Gary Moore dans son jeu, Trout semble indiquer la voie qui va suivre. Pourtant, non, car dès Be careful how you vote, il se fait plus rock et direct, légèrement engagé aussi. On aurait sans doute apprécié un peu plus de prise de risque das les paroles assez répétitives et convenues (« Attention pour qui tu votes à chaque élection car celui que tu choisis pourrais bien te laisser tomber », on a lu mieux, non?) Mais peu importe au final, car Trout a la guitare qui démange et fait tout pour se soulager, passant d’une énergie à une autre avec un chant soul et sensible. on apprécie le duo avec Sugaray Rayford, autre bluesman américain à la voix en or (Woman don’t lie).  Tout au long de cet album Trout alterne blues, rock et soul, émotion et énergie. Please love me, Red sun, It takes time sont un coup de pied aux fesses, tandis que Nature’s disappearing, Something inside of me ou Out of bad luck sonnent plus comme une douce et tendre caresse. Voila donc un album qu’on écoute avec un réel plaisir, tendrement enlacés au coin du feu.

BADFLOWER: OK, I’m sick

USA, Rock (Big machine, 2019)

Badflower serait-il « the next big thing »? A l’écoute de son premier album, OK, I’m sick, on serait tenté de lui souhaiter. Car le groupe formé à Los Angeles se démarque avec un rock énergique et très varié. Puissant et rugueux au démarrage avec X Ana X, cet album se tourne rapidement vers la mélodie presque pop (The Jester), avant de plonger dans une douceur aérienne sur le titre Ghost qui fait des ravages sur le net. Alors, oui, on reconnaîtra aisément les influences de ce heavy américain taillé sur mesure pour séduire les radios, mélange de rock mélodique et de grunge, parfois allumé et spacial (24) ou pesant (Heroin, Cry) et on remarquera également une certaine irrévérence verbale (avec moult versions de « fuck » placées ci et là). Le chant est clair tout en reflétant une certaine tristesse, sans tomber dans la mélancolie et sait se faire rageur (écoutez ce contraste sur We’re in love…), émouvant ou directif.  Surtout, on apprécie cette diversité des rythmes, cette recherche d’une variété qui maintient l’auditeur en éveil. En ratissant large, OK, I’m sick présente tous les atouts pour placer Badflower parmi les espoirs sur lesquels il faudra garder une oreille.

CHARGE: Ain’t the one

Rock, France (Autoproduction, 2019)

Charge! un nom qui claque comme un ordre d’attaque et qui prend tout son sens à l’écoute de ces 9 cartouches enfoncées dans ce chargeur rouge sang. Et à l’écoute de la décharge d’énergie que nous offre le quatuor, ce nom sonne mieux que le Chargez! ordonné en français comme une obsession par un capitaine Stark immuablement assis sur son cheval, non? Ain’t the one est le second album que nous proposent les Parisien de Charge. Composé, donc, de 9 titres, le groupe puise son inspiration autant dans le rock cru que dans le métal avec une sérieuse dose d’irrévérence punk. Démarrant sur des rythmes groovy avec Out of my life et une basse bien mise en avant avant une que n’entrent en scène des guitares incisives, on sent Charge déterminé à exprimer sa rage, aidé en sa quête par Francis Caste. C’est, d’entrée, puissant et entraînant. A peine l’auditeur a-il le temps de recharger ses accus que Red journey l’emporte pour ne plus le lâcher. Car jamais Charge ne faiblit. Le chant impertinent et narquois se marie parfaitement aux riffs simples, du genre de ceux qui vont droit au but sans fioriture. Le chargement qui suit, du morceau titre (et ses guitares aériennes mêlées à quelques inspirations orientales) à Burning slowly around me, en passant par le faux calme The game that’s made for me ou l’explosif et chantant High life, est blindé de références, de ces moments qui éveillent la mémoire. En évoquant leurs mentors – un jeu de piste que je vous laisse découvrir – les 4 maintiennent l’attention et suscitent curiosité et intérêt. Incontestablement, nous n’avons pas affaire ici à une charge héroïque mais à une découverte bien plus que simplement prometteuse.

DRAGON’S DAUGHTER: Tits on fire

France, rock (Ep, Autoproduction, 2019)

La fille du dragon, forcément, pour les amateurs, ça évoque la série Game of thones. Sauf que dans sa version française, on dit « mère des dragons ». Mais, non, il s’agit d’un trio féminin dont Tits on fire, le premier Ep, a été produit par un certain Yarol Poupaud, découvert au cours des 90’s grâce à sa particpation au sein de FFF. Dragon’s Daughter nous propose ici Tits on fire, un ep 6 titres d’un rock simple et direct, quelque peu impertinent, flirtant souvent avec le punk, tant dans le ton généralement narquois que dans la franchise directe des paroles « dans ta gueule » (Rocket pussy – clin d’œil aux Pussy Riot? – Who the fuck). Dénuées d’effets, les guitares sont efficaces et sensibles ( la ballade Learn it). On notera que le chant anglais est parfaitement compréhensible, même si, dans sa globalité, il manque de hargne et d’irrévérence. Pour finir,Dragon’s Daughter s’offre même une reprise de Gainsbourg avec La chanson de Prévert. Un ensemble plus que sympa, joyeux, sensible et prometteur d’un avenir certain. A suivre.