ENEMY OF THE ENEMY : Hellequin

enemy of the enemyThrash, France (Auto production, 2013)

J’ai découvert Enemy Of The Enemy lors d’un festival donné sur la péniche l’Alternat en mai 2010. A cette époque, et j’espère que nous parlons bien du même groupe (celui responsable de la démo Klebz back) Adrian Cavalier, le vocaliste enragé, était grimé en une sorte de Darth Maul Lire la suite

FOGWAX: Swimming with sharks

Fogwax 2016France, Metal (Season Of Mist, 2016)

Fogwax ou « la cire de brouillard », littéralement traduit. Pourquoi chercher à comprendre, hein? Penchons nous plutôt sur cet album, premier d’une série qu’on espère, déjà, longue. Julien Soler, ça vous parle? David Mazeline? Oui, c’est bien cela, deux des membres de ce groupe à part et inimitable qui a disparu sans crier gare, Last Barons, qui nous avait séduit par une approche musicale risquée et aventureuse, Lire la suite

WORMFOOD – L’envers

wormfood-l-envers-2016Doom théâtralisé, France (Apathia, 2016)

Il est trop tard. Je me suis fait happer. Happer par cette voix, grave, profonde et effrayante qui pourtant m’avait averti. J’aurai mieux fait de rentrer chez moi, me vautrer dans le canapé et regarder la télé. Mais non. Il a fallu que je continue, que ma curiosité malsaine me pousse à écouter. Encore. Encore. Trop tard, vous dis-je… Lire la suite

THE LOSTS : …Of shades & deadlands

The-losts-2016Heavy metal, France (Auto production, 2016)

Certains ont sans doute connu The Losts via leur album précédent, No god, no devil, paru en 2013 qui nous enmmenait sur le chemin des Egarés, ce peuple qui est au centre des envies musicales du groupe. Trois ans après, ils reviennent donc afin de nous présenter la suite de ces aventures qui prennent désormais la forme d’une épopée  Lire la suite

LE BAL DES ENRAGES – TriptyK live

le-bal-des-enrages-triptik cd1-2016Punk, Rock, Metal… France (At(h)ome, 2016)

C’est désormais un rendez-vous incontournable que Le Bal Des Enragés nous propose. Tous les 3 ans, la joyeuse troupe composée de musiciens d’horizons variés (Lofofora, Tagada Jones, Parabellum, Loudblast…) se retrouve pour foutre le bordel sur un peu toutes les scènes possible au son de nombre de standards du rock énervé. Lire la suite

INTERVIEW DÉCOUVERTE: WORMFOOD

Rencontre avec Renaud Fauconnier (guitare) et Thomas Jacquelin (batterie) puis Emmanuel Lévy (chant). Entretien réalisé à Paris le 29 avril 2016.

Alors que Wormfood s’apprête à sortir L’envers, son fascinant nouvel album, trois de ses membres se sont prêtés au jeu de l’interview découverte pour Metal-Eyes dans une Machine du Moulin Rouge en proie à quelques fuites… Ambiance glauque de la chaufferie qui colle parfaitement à celle d’un album à découvrir d’urgence. (Note : Emmanuel nous ayant rejoints plus tard, son interview vient compléter celle de Renaud et Thomas)

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SIDILARSEN – Dancefloor bastards

sidilarsen 2016Fusion, France (Verycords, 2016)

C’est sympa, parfois, de découvrir un groupe dont on a entendu parler sans jamais avoir eu l’occasion d’en écouter le travail. Les Toulousains de Sidilarsen font partie de ceux-là et la surprise est d’autant plus appréciable avec Dancefloor bastards, leur nouvel album que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Ce disque porte parfaitement bien son titre, mélangeant le rock brut, franc et direct à des sonorités plus électro. Mais surtout, au delà d’une musique d’apparence racoleuse, alternant entre « musique de boite de nuit » et rock indé, grunge et hard, les textes sont à mettre en avant. Sidilarsen y parle de la vie, mais également de ses horreurs, la guerre, la violence que l’être « humain » répend à travers la planète. Et ce Méditerranée damnée qui montre du doigt ce navire de mort pour âmes en quête d’un sanctuaire, cette exploitation de la misère de ceux que l’on préfère appeler « migrants » qu’humains en détresse… Spread it, Frapper la terre, Guerres à vendre… sont autant de dénonciations de la bêtise de notre espèce que Dancefloor bastards, Go fast, Sois mon rêve sont des odes à la vie. Entre engagement et amusement, sur des rythmes souvent joyeux et festifs, Sidilarsen nous offre un album particulièrement efficace.

SYR DARIA – Voices

syrdaria_voicesOk, le dessin façon Rorschach qui illustre la couverture de cet album est une intrigante invitation à découvrir le contenu musical qu’on imagine volontiers quelque peu… décallé. Ok, ce même contenu musical explique dès les premiers sons cette illustration: en regardant bien, on distingue un clown. Effrayant, de la famille de ceux qui ne vont pas permettre une réconciliation avec les clownophobes. Et il y en a quelques uns… Passons! Car Syr Daria nous propose, avec Voices, un album solide, bien produit qui donne envie de taper du pied. On sent l’influence des Metallica, Slayer, Maiden, Queensrÿche même et autre géants du genre. Mais ce n’est pas pompé, Syr Daria crée son propre univers sonore qui, s’il nous est familier comme l’Auguste ou le clown triste, nous entraîne dans son sillage. Le chant est déterminé, les rythmiques variées, les guitares tranchantes, élaborées aussi, rappellent parfois, et sans nostalgie, ce qui se faisait dans les 80’s. Les 10 morceaux ici proposés nous transportent du cirque à l’antiquité égyptienne ou grecque, ou dans des temps plus lubriquement modernes. Voices est un album efficace et plus que plaisant, bien que dans une veine des plus traditionnelles. Mais il est rassurant aussi dans le paysage métallique français.

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: Hannibal

OCEAN – C’est la fin…

Ocean 2016Hard Rock, France (Axe Killer, 2016)

Océan, c’est géant. Oui, je sais, la rime est facile. D’apparence en tout cas, tout comme le sont, nous en reparlerons, les paroles de C’est la fin…, le nouvel album du légendaire groupe français. Nous avions laissé Océan (et oui, ça s’écrit avec un accent, c’est Georges Bodossian himself qui me l’a confirmé!) il y a presque 20 ans, après l’enregistrement de Ton dernier acte que le quatuor d’alors avait offert Lire la suite

FAITH & SPIRIT – Glorious Days

Faith&Spirit 2016Hard Rock, France (Ep, Auto production, 2016)

Ce n’est plus une surprise d’entendre une jeune formation puiser dans les 70’s son inspiration. Au regard de l’artwork de la pochette et à l’écoute de ce premier essai, on imagine volontiers que Vivien Thielen (guitare et chant, et principal compositeur) a dû taper dans la discothèque de ses parents. Et pas qu’un peu. Lire la suite