WEDINGOTH: Alone in the crowd

wedingoth-alone-in-the-crowdFrance, Metal (Dooweet, 2016)

Wedingoth… Avec un tel patronyme, on peut s’attendre à avoir un groupe à la musique sombre, dépressive (eh! il y a quand même « goth » dans le nom!) sans pour autant être doom. Pour leur premier album, Alone in the crowd, les guitares sont enjouées, rapides et dessinent des paysages variés, speed, doux, aérien, lourd… Certains passages évoquent les doux moments de guitares langoureuses des années 80 (le break de When the world collapses), d’autres sont résolument tournés vers les tonalités modernes. Le chant, s’il est agréable, reste difficilement compréhensible. Musicalement, on pense autant au metal symphonique de Nightwish première période qu’à du prog metal aux accent heroic fantasy, voir aux premiers Black Sabbath (Beyond their lies). Mais voilà: il manque ce « je ne sais comment le définir » – hors la prod, qui reste simple et claire – qui transformerait cet album en une expérience à part. Wedingoth joue sur les ambiances, cherche à séduire, les musiciens, certes, connaissent leur affaire. Pourtant, si j’ai plaisir à l’écouter, rien ne semble vouloir me saisir, s’infiltrer dans mon esprit. Seule la ballade Sing the pain me fait vraiment tendre l’oreille. ça y est! Je sais: une bonne partie de Alone in the crowd mériterait une mise en images. On croirait une bande originale de film, mélange entre le genre plus haut mentionné et, par instants, James Bond ou, à l’opposée, un fil romantique. Un essai sympathique qui mérite 1/une meilleure prononciation de l’anglais et 2/une production plus grasse pour véritablement me séduire.

Note: 6,5/10

Titre que je retiens: Sing the pain

PMFF VI: L’affiche complète dévoilée!

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Ça y est, l’affiche du PMFF VI est enfin entièrement dévoilée. Phil ’em All nous avait promis des surprises, comme souvent, et là, on n’est pas déçus!

D’abord, notons que The Morganatics et Wizzo ont annulé leur participation sans affecter cette affiche composée de 40 groupes d’horizons divers.

Les portes ouvriront le vendredi 6 janvier 2017 à 17h30 et verra 9 groupes  alterner sur les deux scènes. samedi 7 et Dimanche 8, les hostilités commenceront à 13h30 avec respectivement 17 formations (puis 16(+ 1 surprise act dimanche pour clôturer ce PMFF).

Ensuite, ADX donnera une représentation par soir. Pour les râleurs, rappelons tout de même qu’il s’agit d’une production ADX musik… Pour les autres, on peut espérer avoir des setlists radicalement différentes d’un soir à l’autre, ce que nous confirme Phil’em All: « ADX pour fêter ses 35 ans de carrière revisitera l’ensemble de ses albums studio à travers 3 setlists différentes en 3 gigs !!!
D’où l’intérêt du PASS 3 JOURS (que vous pouvez-vous procurer sur http://pmff.bigcartel.com/pour les fans du groupe avec en bonus pour les 100 premiers acheteurs 1 CD LIVE INEDIT D’ADX + 1 T-Shirt du PMFF !!! 
Ce sont nos anniversaires et nous régalons! »

Enfin, les plus perspicaces remarqueront très vite la présence, dimanche sur la grande scène, de Drakkar, FireForce et Crying Steel, invités de Belgique et d’Italie. Quoi? Des groupes étrangers sur une scène du Paris Metal France Festival? Pourrions nous parier que ces invités se feront une joie de reprendre quelques standards de chez nous? Phil ‘Em All s’en explique: « La raison de la présence de ces 3 groupes étrangers est qu’ADX a tourné avec ces 3 groupes et qu’ils sont EXCELLENTS et dans l’esprit du PMFF et de la fête ! Pour le répertoire de chacun des groupes vous verrez bien ce qu’ils vous réservent si vous êtes présents au PMFF le jour J! »

L’année 2017 commencera donc sous les meilleures auspices en célébrant le metal français dans tous ses états et toutes ses couleurs! Rendez vous au Plan de Ris Orangis les 6, 7 et 8 janvier 2017. D’autres infos et mises à jour suivront.

 

Photo de la semaine: HÜRLEMENT

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Le chanteur de Hürlement est un cas à part dans le metal français. D’abord, c’est un rouquin, et ça, ils ne sont pas nombreux les rouquins qui chantent. N’importe quoi, je vous l’accorde! N’empêche, Alexis possède une voix rare, puissante, un trémolo dont certains devraient s’inspirer, et une palette de tessitures et d’octaves qui n’attendent que d’être reconnues du grand public. En bref, ce mec est un chanteur. Passionné, qui plus est. Si sa chevelure remarquable ne suffit pas à le reconnaître, un autre signe particulier devrait vous y aider: le gaillard a toujours une bière à la main. Je n’ai pas encore réussi à déterminer si c’est la même pour la soirée ou pas… Dans le cas contraire, il est sur scène. Comme ici, lors du PMFF IV du 8 janvier 2012. Une fête du metal français qui se tint au Divan du monde. Equipé de mon Sony a450, ce cliché a été pris avec une sensibilité de 3200 ISO à 1/60 seconde et une ouverture à F/5. Même si la photo eut pu être plus nette, j’aime le contraste entre les couleurs chaudes et froides qui font ressortir l’effort que fournit Alexis. Effort doublé de plaisir intense.

 

PMFF: Interview Phil ‘Em All

Interview réalisée le 24 octobre 2016.

Les fans de hard rock et de metal français le savent: assister au PMFF est incontournable. En 10 ans, Phil ’em All, le père fondateur du projet, est parvenu à organiser 5 éditions parisiennes et à permettre à certains des plus mythiques groupes disparus de se reformer. Pour la première fois, le PMFF quitte la capitale pour se relocaliser à Ris Orangis et se tiendra sur 3 jours qui réuniront plus de 40 groupes. Phil nous explique tout! Et, une petite info, comme ça, entre nous: l’affiche complète sera dévoilée demain, 1er novembre. Le gars qui fait ressusciter des groupes choisit la fête des morts pour cela!

Phil 'Em All

Phil ‘Em All

Metal Eyes : Commençons par la fin : le PMFF V était annoncé comme étant le dernier. Pourquoi, à l’époque, avais-tu décidé d’arrêter ?

Phil ‘em All : À la fin des 5 premiers PMFF je pensais avoir fait le tour des reformations dignes de ce nom et n’y voyant plus guère dû à ma rétinite pigmentaire qui s’aggravait,  je préférais passer le flambeau…

 Metal Eyes : En dehors du fait que tu célébreras en janvier 2017 tes 50 ans, pour quelle(s) raison(s) remets-tu le PMFF sur les rails?

Phil ‘em All : C’est principalement pour fêter ce demi-siècle et aussi les 35 ans d’ADX ainsi que les 10 ans du PMFF que je reprends la casquette organisation de festival…3 bonnes raisons, n’est-ce pas ?

Sous les demandes régulières des groupes, de mon entourage et d’amis très proches j’ai donc relevé les manches et on a repris les rênes avec l’aide de partenaires et amis fidèles qui m’ont assuré de leurs collaborations pour le bon déroulement des préparatifs !

Metal Eyes : Le festival sera en 2017 délocalisé à Ris Orangis, en banlieue parisienne, dans le nouveau Plan. Pourquoi ce choix plutôt que de rester à Paris ?

Phil ‘em All : La raison en est très simple, sur Paris depuis quelques années on ne peut plus louer une salle pour plusieurs jours sans avoir la possibilité de laisser le matériel installé pendant plusieurs jours !

Les salles louent 2 fois par soir leurs lieux et donc il faut tout démonter et remonter le lendemain durant 3 jours !

Je voulais une salle qui me permette de laisser mon matériel et d’avoir la salle entièrement dédiée au PMFF durant 3 jours !

Seule la nouvelle salle du Plan à Ris-Orangis nous permettait de réaliser cela !

De plus la nouvelle salle du Plan possédait 2 salles exploitables ce qui nous permettait de faire encore plus de choses et d’y mettre encore plus de groupes…

Nous sommes allés visiter la salle et sommes tombés immédiatement en accord avec ce que l’on rêvait d’organiser !!!

 

Metal Eyes : A l’origine, tu avais créé la première édition du Paris Metal France Festival pour, soi-disant, célébrer ton anniversaire. C’est un gros égo, ça, non ?

Phil ‘em All : Je ne pense pas avoir un égo surdimensionné, par contre j’ai des RÊVES et je n’ai pas envie de rêver ma vie, mais plutôt de vivre mes rêves.

Lorsque mon 40ème anniversaire pointait à l’horizon, j’ai juste voulu organiser une GRANDE FÊTE et y inviter le plus d’amis possible et ma passion étant la musique et le métal en particulier, j’ai associé tout cela et mon rêve de gosse secret qui était d’organiser un « truc » pour ce groupe qui m’a pris aux tripes depuis mon adolescence et qui se nomme ADX !!!

Ce rêve a été réalisé, au-delà de mes espérances, en ce 7 janvier 2007 avec l’aide de professionnels et des groupes qui sont aussi des AMIS !

Ce fut un SUPERBE anniversaire qui nous a donné l’envie de recommencer et de prolonger le rêve chaque année.

Metal Eyes : Tu t’es depuis ce premier PMFF fait une spécialité de permettre à certains groupes de se reformer, parmi lesquels Blasphème, Still Square, Attentat Rock, Squealer, Océan, Headline, Shakin’Street, Witches, Dygitals, Der Kaiser, Tears,… Qu’est-ce qui t’a donné cette envie et surtout, quels arguments as-tu pu trouver pour réaliser cet exploit ?

Phil ‘em All : Je crois que les arguments sincères et volontaires du fan de metal français que je suis ont pointé là où il fallait. C’était la bonne période pour le faire et j’ai trouvé des gens qui étaient sur la même longueur d’ondes que moi…

Metal Eyes : Vulcain s’est reformé depuis, mais tu n’as jamais réussi à les inscrire à l’une de tes affiches – bien qu’aient figurés, pas le même jour, le Blackstone de Marc Varez et le Mr Jack de Daniel Puzio. Vulcain sera-t-il présent en 2017 ?

Phil ‘em All : Blackstone et Vulcain ont joué sur le même PMFF (le 3ème) mais pas le même jour… En 2009 Daniel Puzio guitariste chanteur de Vulcain m’avait fait une promesse ! À savoir si je permettais à Mr Jack (sa priorité de l’époque), de jouer au PMFF et si Vulcain venait à se reformer un jour, le groupe jouerait pour le PMFF… Mr Jack était à l’affiche du PMFF III en 2009… Vulcain s’est reformé depuis…

Dans quelques jours nous dévoilerons l’affiche définitive du PMFF VI… vous verrez bien si Vulcain sera ou pas présent !!! En tout état de cause j’ai toujours aimé et soutenu le groupe et quel que soit la décision du groupe je continuerais à les supporter et à les soutenir.

Mon principal désir et celui de nombreux fans, était de revoir le groupe sur scène et là on n’a pas été déçu le groupe est revenu et nous a sorti un bien bel album montrant qu’on pouvait toujours compter sur eux pour balancer de bons riffs bien rock’n’roll !!!

Metal Eyes : Sur quels critères sélectionnes-tu les groupes qui se retrouvent à l’affiche du PMFF?
Phil ‘em All
: Dans un premier temps je sélectionne des groupes français qui pour le plupart sont passés dans le ROCK-FORT Show en interview. Le 2ème critère est un critère de goût personnel et/ou d’affinités, Le 3ème critère est l’absence de prise de tête.
En général ce sont tous des groupes que j’ai au moins vu une fois en concert !!! Pour ceux que je n’aurais pas vu en concert, il faut qu’il y ait un feeling particulier qui passe ou un coup de cœur…

Metal-Eyes : y-a-t-il des groupes que tu estimes ne pas avoir leur place au sein du PMFF, et, si tel est le cas, quelles en sont les raisons?

Phil ‘em All : Oui il y a des groupes qui n’auront JAMAIS leur place sur le PMFF car ils ne sont en accord avec l’ESPRIT PMFF ! Lorsqu’un musicien, artiste ou groupe insulte tout ou partie de l’équipe du PMFF il signe définitivement son exclusion du PMFF ! Je n’ai pas besoin de citer de noms car je n’ai pas envie de leur faire de la publicité et chaque personne qui surfe un peu sur le net saura immanquablement de qui il peut s’agir ! Heureusement ils ne sont pas légion et ne représentent pas non plus un quelconque intérêt !
Les maitres mots du PMFF sont CONVIVIALITE, FRATERNITE, RESPECT !

Metal Eyes : Peut-on s’attendre à de nouvelles reformations sur cette nouvelle affiche ?

Phil ‘em All : Pour cette nouvelle édition du PMFF la priorité n’est pas la reformation de groupe mais prendre et faire prendre du plaisir au plus grand nombre, groupes et spectateurs mais également tous les bénévoles et partenaires du PMFF ! Je peux juste vous dire qu’il y aura des SURPRISES dont on raffole !!! Mon leitmotiv étant de ne pas attendre que les gens ne soient plus là pour faire les choses, on essaie de les rassembler et de donner une réalité à nos rêves les plus secrets…

Attendez-vous juste à de beaux moments de retrouvailles et d’émotions…

 

Metal Eyes : 3 jours, plus de 40 groupes, n’est-ce pas un peu risqué comme pari ?

Phil ‘em All : Chaque pari représente toujours un risque, mais si on ne risque rien on n’obtient rien… Le seul risque que je prends est un risque financier !

On sait dès aujourd’hui qu’il sera encore plus difficile de rentrer dans nos frais que pour les éditions précédentes car le contexte et les frais engagés sont totalement différents !!!

 

Metal Eyes : Le PMFF V était également réparti sur 3 jours, avec une thématique quotidienne (Extrême le vendredi, hard rock le samedi et Metal le dimanche). Vas-tu garder ce format pour ce nouveau PMFF ou les styles seront-ils mélangés ?
Phil ‘em All
: Oui on peut dire ça même si avec le nombre de groupes présents il a fallu trouver de la place et donc peut-être un peu plus mélanger les genres ! Il y aura de tout en fait du rock alternatif au métal le plus extrême en passant par le heavy metal et quelques surprises !
Metal Eyes : Chaque groupe du PMFF V avait, si mes souvenirs sont bons, la même durée de jeu. Sera-ce encore le cas sur le PMFF VI ?
Phil ‘em All
: Non cette fois-ci il a fallu faire des choix pour que tout le monde tienne sur l’affiche plus de 40 groupes ca voudrait dire 40 heures de musique non-stop si tous les groupes avaient le même temps de jeu 🙂 🙂 🙂 Cela représente également un coût en heures supplémentaires pour les services de sécurité que nous ne pouvions pas financer !
Il y a 2 scènes ce qui nous permet pendant les changements de plateaux d’alterner d’une scène à l’autre…
Le groupes joueront entre 20 minutes et 50 minutes par set de jeu ! Les groupes du Club jouent entre 20 et 35 minutes, les groupes de la grande scène joueront de 30 à 50 minutes… C’était la condition pour faire jouer et participer un maximum de groupes et d’artistes ! TOUS ont accepté le deal !
Au départ on était partis pour faire jouer 50 groupes pour souffler 50 bougies, mais on s’est vite rendu compte qu’on ne pourrait pas financer les frais que cela représenterait !
Plus de 40 groupes c’est INEDIT pour le PMFF et je ne pense pas qu’on puisse faire mieux 🙂 🙂 🙂

 

Metal Eyes : Pour terminer, quelles sont les surprises auxquelles le public peut s’attendre ?

Phil ‘em All : La réponse est dans ta question !!! Si je dévoile tout aujourd’hui, ce ne sera plus une surprise !!! Ce PMFF VI ne ressemblera pas aux précédents et nous mettons TOUT en œuvre pour qu’il soit INOUBLIABLE pour tout le monde !

Soyez présents et vous comprendrez ce que je veux dire!

 

 

 

Interview: Yann ARMELLINO et El BUTCHO

Entretien avec El Butcho (chant) et Yann Armellino (guitare). Propos recueillis à Paris le 3 octobre 2016

Better way, leur premier album commun, à peine en bacs, Yann Armellino et El Butcho se  sont prêtés au jeu des questions réponses pour tout nous expliquer de la naissance de ce projet commun. Ambiance légère, sans pression.

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El Butcho : Oh, I gotta a problem with my translator. Hi, I’m Butcho

Metal-Eyes : Hi, nice to meet you. I know you speak French…

El Butcho :  Yeah, oun peutit peuh… (rires)

Metal-Eyes : Je suis donc avec El Butcho et Yann Armellino qui viennent de sortir leur album Better way. Sur le papier, même si le hard rock, le metal vous réunit, l’association Yann Armellino / El Butcho n’est pas une évidence. Qu’est-ce qui vous a réuni ?

El Butcho : … L’amour du hard rock, en fait. Je pense qu’on a tous grandi dans cet univers hard rock des années 80, de Van Halen à Satriani, AC/DC, etc… On s’est aperçus qu’on avait les mêmes goûts, et, c’est comme tout le monde : dès que tu as des affinités avec quelqu’un, tu commences à parler. Yann a proposé ce nouveau projet et j’ai dit « pourquoi pas ? »

Metal-Eyes : Donc l’idée vient de toi ?

Yann Armellino : Oui, tout à fait. On s’était revus  il y a deux ans au Paris Metal France Festival au Divan du Monde et c’est là qu’on en a reparlé. On s’est trouvé plein de points communs et l’idée a germé comme ça. Je l’ai recontacté 6 mois, 1 an après et je lui ai proposé de tenter un truc, je lui ai envoyé deux trois idées. Et ça s’est fait assez rapidement (à Butcho) je crois que dès le lendemain tu m’as envoyé quelque chose.

Metal-Eyes : Comment avez-vous travaillé, justement ? La technologie moderne permet  de travailler à distance, ou alors vous vous êtes retrouvés régulièrement ?

El Butcho : On a travaillé à distance, oui. Mais c’était vachement régulier. Il écoutait, me disait « oui, c’est bon, ça c’est moins cool, on apporte telle modification… » On vit avec notre temps.

Yann Armellino : Oui, voilà! On s’est retrouvés quelques fois, mais chacun faisait son propre enregistrement suite à nos échanges, et à l’arrivée ion avait un truc qui nous convenanit à tous les deux.

Metal-Eyes : Et le résultat, c’est Better way. Vous vous êtes quand même au moins retrouvés pour la photo de couverture.

El Butcho : Oui. Non, non ! C’est un montage ! (rires)

Metal-Eyes : Vous avez signé avec Note a Bene qui est un label au sein duquel on trouve pas mal de styles différents, Elmer Food Beat, Soan, Jesus Volt… Il y a plein de styles de musiques différents également, du rap au hard rock. Pourquoi ce label plutôt qu’un autre label plus spécialisé dans le rock ou les musiques à guitares ?

Yann Armellino : On a découvert ce label grâce à nos potes de Jesus Volt qui m’ont présenté François et Bérangère du label. Je leur ai parlé du projet et, tout de suite, ils ont été intéressés, sans même avoir écouté.

Metal-Eyes : Qu’est-ce qui les a intéressés ?

Yann Armellino : Déjà, notre pedigree à tous les deux: ils se sont dit qu’il y a un truc à faire. Que ce soit Butcho et ses différents projets, ou moi, par rapport au DVD pédagogique que j’ai fait, mes albums… Sur le papier, déjà, ça leur parlait bien. Ça s’est fait naturellement, en fait.

Metal-Eyes : Il n’y a pas un risque de vous retrouver sur un label qui ne s’y connaisse pas suffisamment  bien en hard rock pour vous promouvoir comme vous l’entendez ?

El Butcho : Je trouve justement qu’un label qui a très peu de groupes dans ce style va mieux le travailler car il y a moins la concurrence des autres. Dans un gros label spécialisé dans le rock et le metal, on serait noyé parmi tous les autres groupes. On s’occuperait de nous 15 jours, 1 mois, et encore, rien que pour la sortie de l’album. Je préfère un label plus généraliste et qui se concentre sur nous plutôt que d’être noyés.

Yann Armellino : Tout à fait, et d’autre part, Note a Bene étant distribué par Wagram, à l’arrivée on a quand même un des plus gros distributeurs indépendant qui va mettre nos disques sur le marché. Ils nous ont trouvé, notamment, un partenariat avec Cultura, donc il y a pas mal de choses qui se passent. Le 14 octobre, l’album sera dans les bacs partout, et, a priori, il y a une mise en place très correcte. Tu parlais de la promotion, mais ce n’est pas le label. C’est Replica, et nous, parce que nous sommes très actifs sur les réseaux sociaux. A l’arrivée, la promo, quelque soit le label, c’est Replica, Roger, Olivier, des gens qui connaissent vraiment ce domaine et ont toutes les antennes.

Metal-Eyes : Parlons un peu de Better way : comment le décrirez-vous de telle sorte que je file l’acheter dès sa sortie ?

El Butcho (à Yann, avec un large sourire) : à toi…

Yann Armellino : C’est du classic rock, hard rock avec une pointe de blues, qu’il y at oujours dans mes prods, pour les gens qui aiment le hard rock, au sens large, mais le vrai, bon hard rock. Un peu old school, dans le bon sens du terme. Je me retrouve totalement dans ce disque parce que je le trouve assez authentique dans la façon dont il est construit. Que ce siot Butcho ou moi-même, on n’en est  pas à notre premier coup d’essai, on a fait pas mal de chose. Si on a décidé de faire ça, c’est pour nous faire plaisir, et faire plaisir aux gens, partager…

El Butcho : C’est ça le plus important, le partage. Et il faut que ce soit sincère.

Yann Armellino : Je pense que le plaisir qu’on a pris, à l’enregistrer ou avec le mastering qu’on a fait ensemble  c’est la dernière étape, c’est ce que tu mets sur disque  – on s’est vraiment dit “on tient un truc chouette”. En tout cas, moi, j’étais totalement satisfait du résultat et c’est l’essentiel. Je n’ai pas de bémol, ce qui est assez rare.

Metal-Eyes : C’est assez rare, mais en même temps, c’est plutôt bon signe, non ? Si vous êtes satisfaits, ça signifie que le public devrait accrocher aussi…

El Butcho : Après, on ne demande pas à tout le monde d’aimer, évidemment. Tout le monde ne peut pas aimer…

Yann Armellino : Mais il y a un retour du classic rock à guitares, et là, il y a du jeu. Je pense que cet album peut trouver un bon écho auprès des amateurs, on n’est pas complètement isolés.

Metal-Eyes : Si, l’un et l’autre, vous ne deviez retenir qu’un seul titre de Better way pour expliquer ce qu’est votre association aujourd’hui, ce serait quel titre ?

Yann Armellino : Ouh, là, c’est difficile…. Parce que chaque titre représente quelque chose.

El Butcho : C’est bizarre, je ne pourrais pas les répondre. Si tu (Yann) dit un morceau avec du chant, ta fan base va dire « oh, non, Yann, c’est des instrumentaux », et inversement, si je choisis un morceau instrumental, on va me dire qu’il n’y a pas de chant dessus…. C’est très difficile…. Un album, je le prends comme si c’était un seul titre divisé en 13 morceaux. Notre style, c’est tout ça mélangé. C’est pour ça qu’on fait un album, sinon, on ne ferait que des singles. C’est très difficile de répondre à cette question…

Metal-Eyes : Vous avez quand même une préférence pour un titre ?

El Butcho : Non. C’est comme des enfants, tu ne peux pas avoir de préférence…

Yann Armellino : A part les deux instrumentaux, un clin d’œil à ma fan base – et si je n’en mets pas, ça va pas bien se passer ! (rires)… A la limite, vraiment, le dernier qu’on a composé, Soldiers of rain, où il y a Jacques de Jesus Volt en invité. Mais parce que c’est le dernier, celui qui a donné la touche finale aux  compos. (A Butcho) Tu te souviens du premier titre ?

El Butcho : Je ne sais plus… ah je sais plus quel est le premier morceau qu’on a fait…

Metal-Eyes : Butcho, une question pour toi: Showtime, Hellectrokutters… Tu as plein d’autres projets. Sont-ils encore d’actualité ?

El Butcho : Bien sûr. Showtime, c’est le groupe de reprise, c’est vraiment  le fun. Comme je le dis chaque fois en concert, on est comme des DJ, sauf qu’on joue en vrai les morceaux qu’on , que tout le monde kiffe. Si les gens viennent voir Showtime c’est qu’ils savent très bien que c’est du hard rock des années 80, Judas Priest, Malmsteen, Winger, Dokken… Tous les gros hits. Du coup, c’est vraiment fun. Avec Hellectrokuters, on vient de terminer le deuxième album qui ne devrait pas tarder à sortir. Mais peut-être pas en France…

Metal-Eyes : Pourquoi ?

El Butcho : Parce que pour l’instant, on n’a pas trouvé de maison de disques en France. Ça va être une maison de disque allemande, en fait qui va gérer l’Europe, dont la France. Et les Etats-Unis.

Metal-Eyes : Yann, si je me souviens bien, ton dernier album solo, Revisited, remonte à 2010. Y a-t-il autre chose de prévu en solo de ton côté ?

Yann Armellino : Non, pas pour l’instant. Je n’ai pas envie de refaire un album instrumental, maintenant, après Better way. Mais je te dis ça aujourd’hui, peut-être que dans 6 mois l y aura du changement…. Je me laisse un peu porter. J’ai vraiment envie d’amener ce projet le plus loin possible.

Metal-Eyes : On a récemment appris le retour du Paris Metal France Festival dont on parlait au début. Aucun nom n’a été révélé pour l’instant. Peut-on imaginer vous retroouver sur scène à l’occasion du PMFF VI ?

Yann Armellino : On peut, peut-être, oui… (NdMPa a été confirmé depuis)

Metal-Eyes : Une dernière chose, pour toi Butcho : Phil ‘Em All, on le sait, s’était fait une spécialité de donner envie à certains groupes de se reformer. Peut-on, à l’occasion de ce PMFF, qui va durer 3 jours, espérer un retour de Watcha sur scène ?

El Butcho : Ah, non, pas du tout! Alors pas du tout jamais ! Watcha fait partie du passé, c’est les années 2000 et ça s’arrête là. Les gens qui sont venus nous voir à l’époque, tant mieux pour eux, c’était vraiment cool, mais là, je suis passé autre chose. Le chanteur de Watcha n’existe plus, c’est une nouvelle personne. Non, pas de reformation, même pour n’importe quelle somme. Ça fait partie du passé.

Metal-Eyes : Revenons à vous: en dehors du PMFF, il y a des concerts  prévus?

Yann Armellino : Il va déjà y avoir des showcases acoustiques, dans pas mal de Cultura, le 27 octobre, il y aura au Feelgood des Halles une soirée sur invitation, c’est quelque chose qu’on n’a jamais fait pour une sortie d’album. Ça se perd un peu, et c’est dommage : pouvoir réunir les médias, pouvoir remercier les gens de nous suivre depuis quelques années

El Butcho : Et les medias de nous soutenir, car sans eux, on ne parlerait pas de nous.

Yann Armellino : Aussi, et ce sera open bar, avec un showcase de 40’, avec deux guitares, Butcho, et mon frangin à la percussion. On va écouter l’album, passer un bon moment ensemble. Après, il y aura des choses plus concrètes, électrifiées. Tu sais, on a la chance d’évoluer dans le milieu du hard rock en France. On n’a pas les gros médias, mais on a plein de médias comme le tien. Je dis souvent que vous êtes un peu comme l’armée des ombres, vous faites des trucs, sur internet on trouve toujours quelque chose, vous essayez vraiment de nous aider à exister et c’est vachement important. Tous les styles de musiques n’ont pas cce style de médias pour les soutenir, et vous êtes vraiment actifs. Chapeau, les mecs.

Metal-Eyes : Mais nous sommes aussi là grâce à vous…

El Butcho : C’est un échange, il y a une émulation. C’est vous et le public qui nous faites vivre.

 

DAVID SLAME: Still unbroken

slame-2016Metal symphonique, France (Autoproduction, 2016)

Il y a 4 ans, en 2012, je découvrais le premier album prometteur d’un jeune compositeur français, David Slame. Afterlife, ledit album, laissait entrevoir de jolies espérances malgré quelques écueils inhérents à toute première production, d’autant plus lorsqu’un artiste décide de prendre entre ses propres mains son destin. Il lui aura donc fallu un quinquennat (et pas de commentaires sur la qualité de ce dernier, svp) pour venir à bout de ce Still unbroken. Si l’on retrouve les grandes inspirations symphoniques, de grandes et ambitieuses orchestrations, un véritable amour du Metal sous toutes ses coutures, si David confirme maîtriser tant la langue anglaise que son sujet musical, on retrouve également, malheureusement, les mêmes faiblesses. A savoir un chant qui, parfois, frôle la justesse, mais surtout qui en fait des tonnes. Ou est donc passée la simplicité? Celle qui fait qu’aller droit au but, sans détour, rend un ensemble percutant et efficace? Still unbroken commence fort, pourtant: les trois premières chansons sont presque brillantes, aménagées pour accueillir ce metal symphonique exigeant, avec ce chant qui, par instant, évoque Freddie Mercury, ces ambiances particulières. Mais voilà, la suite sombre ici dans l’imitation, là dans l’approximation, et je me prend à me poser la question de savoir où le gaillard cherche à aller. Je ne sais pas si ce multi instrumentiste travaille seul, mais une chose me semble évidente, un regard, que dis-je? une oreille extérieure serait ici bienvenue pour avancer d’un grand pas. Pourtant, David s’est adjoint les services non négligeables de Terje Refsnes, mentionné pour l’enregistrement, le mix et les arrangements. Pas la prod. A-t-il eu son avis à donner ou fut-il un simple exécutant? Aujourd’hui, David semble empêtré au milieu de cette foultitude de talents prometteurs dont on ne sait comment ils peuvent exploser au grand jour.

Note: 7/10

Titre que je retiens: Make my day

DOG N’ STYLE: Pub’s calling

dog-n-style-2016Hard rock, France (Dooweet, 2016)

Une belle bagnole plantée dans un désert rocheux, quatre gars l’air énervé qui en sortent. Des grosses guitares un peu sleaze, un chant déterminé… Ca ressemblerait à un groupe américain de la scène de L.A. qu’on en serait guère surpris. Et, ça, en France on aime! Dog n’ Style en est la preuve en son et décibels. Ca rocke, ça bastonne, ça groove pied au plancher, sans chercher à faire autre chose que du gros metal qui tâche. C’est direct et entraînant, avec quelques accents plus modernes (les lignes de chant de Pretty fly, par exemple). Les guitares peuvent être aussi joyeuses que percutantes, (I did something bad – qui rappelle même Vai ou Satriani dans certains passages de guitare). Hanoi Rocks, Mötley Crüe, Dokken, s’ils ne sont pas loin, ne sont pas les seules influences. On pense, naturellement, à la simplicité rock’n’rollesque d’un Motörhead, à la débauche d’un Twisted Sister… L’esprit US est partout présent, le chant rauque pue la bière, le whisky frelaté et les relents de clopes, c’est vulgaire, je m’en foutiste et… ça fait du bien. C’est un mode de vie rock’n’roll et gueulard que prône Dog n’ Style. Rock on!

Note: 8/10

Titre que je retiens: Never trust an asshole

Yann ARMELLINO & El BUTCHO: Better way

avec-cd-nab-1616-yann-armellino-el-butcho-better-wayHard rock, France (Note a Bene, 2016)

Ils se sont rencontrés en 2013, lors de la cinquième édition du Paris Metal France Festival. Ils sont restés en contact depuis et ont décidé de nous faire un petit, ensemble. Yann Armellino, un des trop rares guitar heroes français, musicien émérite et fin technicien, auteur de plusieurs albums solo ou accompagné (il s’est déjà associé au chanteur Chris Caron pour l’album Gimme the sound), et El Butcho, la voix de Watcha – son groupe le plus reconnu mais qui fait partie d’un passé révolu – et de Hellektrokuters et du groupe de reprises Showtime, se retrouvent autour d’une commune passion pour le blues et le hard rock catchy et pêchu. Ce petit, il se nomme Better way, est composé de 13 titres (dont deux instrumentaux) qui, tous, nous entraînent sur une route parsemée de riffs accrocheurs, de mélodies efficaces et rentre dedans. Le morceau titre donne le ton: du rock, du blues, un anglais parfaitement maîtrisé, et, surtout, pas de prise de tête. On retrouve tout au long des 11 chansons, une variété musicale et une vraie personnalité d’où transparaissent aussi tous ces artistes qui ont inspiré, influencé nos deux compères: la classe guitaristique d’un Eddie Van Halen et son taping (Hellcome baby) ou le jeu tout aussi technique qu’aérien d’un Joe Satriani (Soldier of rain), le rock direct d’un AC/DC (Desert song) ou le fun et l’esprit glam de toute cette vague hair metal / hard glam US des 80’s (Selfish goAnother day). Il y a même une touche de folie destructrice, une puissance explosive par instants, comme sur Hellcome baby, encore ou, au contraire, un peu plus de douceur sur Inner strives et The train L’album se conclue par deux « indispensables » instrumentaux – qu’auraient pensé les fans de Yann si l’album n’en contenait pas? – Suits revisited et le rugueux Road to the core. S’il y a parfois quelques approximations (volontaires?) Better way est le résultat efficace d’une union artistique qui devrait enchanter les amateurs de rock simple, brut, direct. Une réussite qui, je l’espère, sera reconnue du grand public.

Note: 8,5/10

Titre que je retiens: Better way

SNAP BORDER: Alternative current box

snap-border-2016Metal, France (Autoproduction, 2016)

Parfois, il y a des surprises « qu’elles sont bonnes », comme c’est le cas avec cette découverte de Snap Border. Formé à Nancy, les Lorrains ratissent large. La puissance est, sur ce premier album, Alternative current box, mêlée à des mélodies efficaces, rentre dedans et entraînantes tout au long de ces 13 chansons dont je ne regrette qu’une chose: un anglais peu compréhensible. Ceci mis à part, le chant de Franck Poinsot, grave et profond, vient de la gorge, et s’il est rugueux à souhaits, n’est ni guttural ni hurlé.  Les guitares de Olivier Siedlecky et Eddy Bouvot peuvent être légères et devenir de véritables machines de guerre, saillantes, tranchantes, toujours complémentaires comme la paire Downing/Tipton ou Murray/Smith (besoin de revoir vos classiques???) et lorgnent parfois du côté de Slash, première période. On est loin d’une saturation maximale, et bien plus proche d’une alternance de sonorités qui, finalement, ne cherche pas à se faire plus démonstrative que d’aller droit au but. La section rythmique – Adam Tognazzolo à la basse et Christophe Szczyrk (ça doit se prononcer « cirque ») savent construire des structures solides autour desquelles tout peut s’arranger. Si les trois premiers morceaux expliquent « qui nous sommes » (Regrets, Unusual gifts et le très enjoué Get away), Ghost lève un peu le pied avant une reprise de vitesse avec le speedé Sparkles in the dark. Le morceau titre est un instrumental et on trouve les premiers et rares growls sur Woman and children. Mary sells et Slide, très rock, ne peuvent laisser indifférent, et Snap Border s’offre un répit pour guitare et voix – qui évoque Tracy Chapmann – sur le très doux Social network (malgré deux énervements), avant de nous proposer une petite explosion sonore, On the road et Draw the borders , plus léger, qui  viennent conclure ce disque que je place volontiers parmi les découvertes 2016. Varié, rock, simplement rock, ce Alternative current box pose un regard ouvert sur notre univers musical en en explorant diverses facettes. Au fait: heureusement qu’on continue à avoir de bonnes surprises, non?

Note: 8,5/10

Titre que je retiens; On the road

SIDILARSEN et Severny Flot Live (Paris, le Divan du Monde, le 11 octobre 2016)

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Commençons par le désagréable: on va les remplir quand, ces salles de concerts? A peine plus de 250 personnes présentes au concert de Sidilarsen à Paris, c’est presque un scandale. Ce groupe mériterait amplement de jouer sur de scènes plus grandes, un Trabendo au minimum, un Elysée Montmartre, un Trianon, un Bataclan, aussi. Bougez-vous, ou alors, ne venez pas, demain, vous plaindre qu’il ne se passe plus rien à Paris!
SONY DSCDonc, peu de spectateurs se présentent pour assister au concert des moscovites de Severny Flot. Le quatuor s’installe tranquillement sur scène, et dégaine rapidement un metal couillu et varié. Le quatuor puise son inspiration dans de nombreux styles, et déménage bien grâce à un guitariste soliste impressionnant (et un claviériste d’une « discrétion » telle qu’il en est invisible…) Les influences slaves sont, évidemment, au rendez-vous, tout autant que du thrash, du punk ou du metal plus fin. Si on tape du pied, j’ai rapidement l’impression que Severny Flot a plein d’idées mais ne parvient pas à les exploiter à fond. Souvent, le milieu des chansons se fait lassant, navigant entre deux eaux… Hormis cela et quelques problèmes de guitare, le set est efficace, le chanteur remerciant le public en français, anglais, espagnol ou allemand… et se termine par deux titres carrément punk/thrash.

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SONY DSCSidilarsen subit un retard de 15′ à cause de difficultés lors du changement de plateaux. Mais dès l’arrivée sur scène des Toulousains, c’est la guerre! Le public pogote et saute en tous sens. deux écrans encadrent la batterie et seront utilisé efficacement tout au long du concert. Didou, atteint d’une bonne crève, arrive encapuchonné dans un sweat shirt qui cache son visage le temps des premiers morceaux, au cours desquels il saute et s’offre même une session de stage diving. Viber, qui partage le chant en plus de tenir la guitare, accompagné de Berben (guitare), Fryzzer (basse) et Sam (batterie) donnent également tout ce qu’un groupe de rock devrait donner à son public: de l’énergie, de la rage, de la sueur. Sidi convie même Poun, un des vocaliste de Black Bomb A, à venir partager le chant quelques instants sur Walls of shame avantSONY DSC d’organiser un (mini) wall of death afin de « casser ce mur de la honte ». Suit un solo de batterie aux accents électro comme les aime Sidi, qui n’hésite jamais à se faire aussi rugueux que dance. Tiens, justement, c’est Dancefloor bastards, leur dernier album, qui est à l’honneur. Le public est invité à chanter sur le morceau éponyme et (au moins) six morceaux sont extraits (Spread it, Dancefloor bastards, Guerres à vendre, Walls of shame, Méditerrannée damnée, 1976) de ce dernier et
superbe disque. Trop tôt arrive le rappel. Le public reprend à l’unisson le chorus de Des milliards. Les musiciens posent tour à tour leurs instruments, laissant le public terminer ce concert: « Nous sommes des milliards contre une élite / Impossible qu’ils nous évitent » alors que des visages défilent par milliers, milliards, sur les écrans. Impressionnant, tout simplement. Un superbe concert, malheureusement desservi par un public trop peu nombreux.

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